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Quand les hommes d'amour vivront
dimanche 29 avril 2007, a 21:00
Les cartes de l'humain VII : flux du tourisme sexuel
 

 

http://elalaoui.free.fr/images/fluxtourismesexuel.png

dimanche 29 avril 2007, a 20:56
Les cartes de l'humain VI : le tourisme sexuel
 

Pays les plus touchés par le tourisme sexuel

 

http://elalaoui.free.fr/images/tourismesexuel.png

dimanche 29 avril 2007, a 20:49
La prostitution enfantine : fléau du tourisme de masse
 

 

Les touristes occidentaux et spécialement d'Europe du Nord, sont à l'origine de ce fléau qui ravage des pays comme la Thaïlande, le Vietnam (11), le Brésil, l'Inde, les Philippines ou certains pays d'Afrique. Les enfants sont victimes d'enlèvements ou sont achetés à leurs familles, puis sont séquestrés dans des maisons closes pour être vendus aux touristes occidentaux dont la conscience est en vacances pour quelques temps.

 

En Thaïlande, un programme de recherche établi par le centre d'économie politique de la Chulalongkorn University (12) de Bangkok a mis en évidence les chiffres du tourisme sexuel dans ce pays. Il représenterait entre 90 et 100 milliards de francs soit à peu près la moitié du budget 1995 de la nation. Cette énorme activité illégale - qui n'existe que parce que le gouvernement ferme les yeux - est "blanchie" à travers des placements immobiliers, des transactions boursières et l'industrie du divertissement. Les recherches ont pu identifier 20 à 30 membres du parlement compromis dans ce trafic, en participant directement, en protégeant, en finançant et en aidant ces activités. Les chercheurs estiment que 10 à 20 % des prostitués sont mineurs.

 

En 1990, le tour opérateur britannique Sunmed écrivait dans sa brochure "Go Places", en parlant des Thaïlandais : "ils sont des Peter Pan, éternels enfants qui n'ont jamais grandi..." et en parlant de la Thaïlande : "c'est le pays le plus sensuel et le plus ouvertement sexuel de la planète". La brochure recommandait aux visiteurs potentiels de Pattaya : "si vous pouvez le sucer, l'utiliser, en manger, le sentir, l'essayer, en abuser ou simplement regarder, n'hésitez-pas : tout est possible dans ce lieu qui ne dort jamais. Pattaya n'est pas fait pour les prudes.". La même année, la compagnie aérienne autrichienne Lauda Air est condamnée à présenter des excuses à la Thaïlande et à retirer le magazine de bord qui vantait les charmes du pays dans des termes similaires (13).

 

Au Sri Lanka, le développement du tourisme (+ 10,5 % de croissance en 1995) est allé de paire avec celui du tourisme sexuel. Selon l'organisation PEACE (Protecting the Environment and Children Everywhere), entre 15 et 20 000 enfants de 6 à 14 ans sont esclaves dans des bordels. 5 à 10 000 mineurs se prostituent, essentiellement des jeunes garçons. Du fait des habitudes culturelles, les fillettes sont mieux protégées (14). Le cas de l'Asie est préoccupant car des tour opérateurs peu scrupuleux qui font de cette activité leur fonds de commerce ont développé une offre spécifique et proposent des forfaits où cette forme de tourisme est implicitement incluse.

 

Toutefois aucune région du monde sous-développé n'échappe vraiment à ce fléau, condamnant des enfants à peine pubères au sida et à une déchéance physique et morale complète. Au Brésil, dans l'état du Nordeste, la prostitution enfantine a pris une telle ampleur qu'une Commission Parlementaire d'Enquête a été créée. Les trois villes touristiques littorales de Mossoro, Natal et Cabo semblent particulièrement exposées. Parfois complices, souvent dépassées, les autorités des pays concernés laissent faire en fermant les yeux, au vu des devises que rapporte cette forme de tourisme.

 

C'est probablement l'aspect le plus scandaleux de l'impact du tourisme sur les pays du Sud et quoique le combat contre l'exploitation sexuelle des enfants ait été très médiatisé et soit condamné unanimement notamment à l'occasion de conférences internationales (15), cela reste une triste réalité pour des centaines de milliers d'enfants à travers le monde.

 

Malheureusement, c'est loin d'être le seul aspect négatif du tourisme. D'autres dégâts sont constatés sur les populations d'accueil, qu'ils soient évidents, comme le cas que nous venons d'invoquer ou plus insidieux et progressifs.

 

La prostitution des adultes

Ce n'est pas non plus une fatalité pour les pays du Sud et on constate malheureusement trop souvent que c'est le tourisme qui, là encore, en est à l'origine. En Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, des hommes et des femmes se prostituent dans des conditions très dures auprès des touristes occidentaux dans l'espoir d'améliorer leur revenu ou simplement de survivre.

 

Info Birmanie cite, dans son bulletin mensuel, le cas de femmes Birmanes employées dans les bordels thaïlandais où elles sont bâillonnées, surveillées, cloîtrées dans des conditions de vie inhumaines. Certaines sont très jeunes (12 ou 14 ans) et se retrouvent parfois enceintes, condamnées à avorter clandestinement. On estime à 80 % le nombre d'entre elles qui sont touchées par le sida. Elles sont peu concernées par les campagne de prévention qui se font en langue thaïlandaise ou occidentale et visent plus les clients que les prostituées (16).

 

Parallèlement, il existe aussi une prostitution "volontaire" directement liée à la misère ou à des conditions de vie très difficiles. Au Maroc mais aussi en Egypte, quoiqu'il n'y ait aucune statistique officielle ni officieuse, il y a un phénomène de prostitution lié à l'afflux de touristes du Moyen Orient, venus chercher dans ces pays, des plaisirs (cabaret, boisson, prostitution) interdits dans leurs pays respectifs. On peut également citer les Caraïbes, notamment le cas de St Domingue ou celui de Cuba où sévit un véritable tourisme sexuel "volontaire" pour les nombreux occidentaux (hommes et femmes Européens ou Américains), venus chercher au soleil la compagnie de locaux consentants.

 

elalaoui.free.fr/partonechapterthree.html.

 

dimanche 29 avril 2007, a 20:14
Les droits de l'homme dans les «grands pays« - partie II : BELGIQUE
 

 

Quelques cas de transgression des droits de l'homme.

 

 

Réfugiés : condamnation de la Belgique pour l’expulsion de Tziganes

La Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg a condamné la Belgique pour l’expulsion de Tziganes vers la Slovaquie, en 1999. La Cour reproche notamment à la Belgique d’avoir eu recours à une mesure d’expulsion collective après avoir lancé une fausse invitation aux personnes concernées.

Des tchétchènes expulsés vers nulle part

Le Conseil d’Etat sanctionne les autorités belges qui donnent des ordres de quitter le territoire aux Tchétchènes sans se soucier de savoir comment ceux-ci peuvent rejoindre leur pays ( le Soir en ligne, 8/8/02).

 

La Belgique mise en défaut sur les droits de l’homme

Violation du droit d’accès aux tribunaux, juges partiaux, violences policière et pénitentiaire… Autant d’accusations formulées contre la Belgique dans le rapport annuel du Parlement européen sur les droits de l’homme en Europe. Bien que sans impact, ce rapport, approuvé mercredi à une courte majorité, suscite la polémique. Selon son auteur, la lutte contre le terrorisme et ses effets négatifs sur les libertés civiles, le mauvais comportement de certains policiers et la discrimination, sont les problèmes les plus préoccupants en matière de droits de l’homme dans l’Union

 

Vente d’armes belges au Népal

D’après Amnesty International, le gouvernement belges aurait livré 5.500 fusils - mitrailleurs au autorités népalaises, Amnesty International Belgique demande que des garanties strictes soient prises afin que ces armes ne puissent être utilisées pour perpétrer des violations des droits humains. Tout en étant consciente de la gravité de la menace que fait peser sur la sécurité du Népal la « guerre populaire » menée par le Parti communiste népalais de protéger les civils, Amnesty International s’oppose à tout transfert d’équipements ou de compétences dans les domaines militaires et de sécurité permettant de commettre des violations des droits humains. Amnesty International estime par conséquent que le gouvernement belge ne devrait livrer d’armes au Népal que sous de très strictes conditions et en ayant la garantie de pouvoir exercer un contrôle sévère sur l’usage qui en est fait. Au cours du débat à la Cambre sur la livraison d’armes au Népal, le Premier ministre a laisser entrevoir une révision prochaine de la loi belge sur les armes. Amnesty accueille favorablement l’engagement du gouvernement belge à garantir à l’avenir plus transparence lors d’exportations d’armes et demande à ce que suffisamment d’information soit fournie sur toutes les transactions et tous les octrois de licences, afin que le Parlement, le public et les ONG puissent contrôler le respect de le loi sur les exportations d’armes.

 

http://www.amnesty.be/spip.php?article760

dimanche 29 avril 2007, a 05:22
Le tourisme sexuel
 

 

 

 

 

L'article est long, mais important !

 

 

 

VERS UN TOURISME SEXUEL DE MASSE ?

 

Par Franck Michel

 

 

 

 

 

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2006/08/MICHEL/13831

 

 Les industries du voyage et du sexe partagent beaucoup d’intérêts dans la transformation du monde en gigantesque parc de loisir. Enraciné dans l’univers ancien de la prostitution, le tourisme sexuel s’étend au rythme de l’accroissement de la mobilité et de la globalisation touristique. Dans des pays où la constante est la pauvreté, il affecte des centaines de milliers d’êtres humains dont une part non négligeable d’enfants.

 

A la suite du tourisme classique, c’est maintenant le tourisme sexuel qui connaît une « démocratisation ». De plus en plus, on observe l’essor d’une prostitution « à la carte », une tendance qui, finalement, ne fait que suivre celle des voyages sur mesure... Il n’est plus rare de rencontrer, à Phuket ou à Ko Samui, pour évoquer le cas de la Thaïlande, un routard occidental avec, à l’arrière de sa moto ou accrochée à son bras, une « girlfriend », appellation officielle et plus acceptable de la prostituée, qu’il a louée à la semaine ou au mois.

 

Le tourisme sexuel connaît un effet « boule de neige » qui l’oriente dans le sens d’une massification. Toujours en Thaïlande, les nouveaux clients sont de plus en plus des jeunes Occidentaux en quête d’aventures et de sensations fortes. Ils remplacent peu à peu les vieux touristes allemands, japonais ou américains, lesquels avaient eux-mêmes déjà succédé aux militaires en stationnement pendant la guerre du Vietnam. D’autre part, une nouvelle clientèle apparaît sur les plages et dans les bars : Malaisiens, Chinois, Sud-Coréens...

 

La prostitution « touristique » affecte beaucoup de pays du Sud : les filles (ou les garçons) y sont jeunes, pauvres et peu éduqués, donc facilement exploitables. Elles arrivent de façon plus ou moins forcée dans la prostitution, « métier » qu’elles n’ont aucune envie d’exercer. A la recherche de sexe facile et bon marché, les touristes sexuels étrangers affluent en quête de cette chair fraîche, disponible et soumise. Nombre d’entre eux, afin de se donner bonne conscience, trouvent toutes les raisons du monde pour se persuader qu’ils n’abusent pas de la détresse de ces jeunes. Ils ne feraient que les aider, les soutenir, voire contribuer au développement de leur pays...

 

Dans ces Etats, après l’essor du tourisme de masse, le secteur informel de la prostitution s’est développé avec l’arrivée plus importante de touristes individuels. On peut désormais établir une sorte de cartographie du tourisme sexuel : les femmes vont à Goa, en Inde, en Jamaïque, en Gambie ; tandis que les hommes préfèrent les pays du Sud-Est asiatique, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, la République dominicaine, Cuba, le Panamá, le Surinam, le Mexique, sans oublier le Brésil où l’on compterait pas moins de cinq cent mille enfants tombés dans la prostitution (1).

 

Le tourisme sexuel de masse se développe ainsi au croisement de l’univers des mobilités touristiques. Pour beaucoup d’Occidentaux, il représente une forme de colonisation nouvelle et adaptée à notre époque. Certains d’entre eux voudraient à tout prix établir une distinction entre la prostitution forcée et la prostitution volontaire ou « libre ». Sous le prétexte que, dans certaines villes du Nord – ou dans des enclaves fortunées ou aisées des pays déshérités –, la prostitution de luxe, dite « libre », pourrait parfois permettre à certaines filles (ayant échappé à la contrainte des proxénètes) de « disposer librement de leur corps ». En revanche, ils admettent que, dans la plupart des pays du Sud – ainsi que dans des enclaves de misère des villes du Nord ou de l’Est –, la prostitution est toujours une activité exercée sous la contrainte (proxénétisme, violences, viols) (2). Mais comment combattre la prostitution dans les pays pauvres du Sud, si on prétend que, dans les pays riches du Nord, elle résulterait de choix individuels ?

 

Une industrialisation des corps

D’autres insistent pour qu’on ne confonde pas prostitution enfantine et prostitution adulte. A force de mettre en avant cette différence, elle en devient suspecte. Et plus le consensus s’établit pour condamner l’abus sexuel sur des enfants, plus facilement l’abus sur des adultes (femmes et hommes) semble être admis comme une dérive présumée inévitable du monde dans lequel nous vivons. La prostitution enfantine révulse tout le monde tandis que chacun, finalement, finit par s’accommoder de la prostitution « classique ».

 

Dans une telle atmosphère, le touriste sexuel se retrouve en quelque sorte déresponsabilisé, déculpabilisé. D’autant que la pratique s’appuie fortement sur les industries « classiques » du sexe : pornographie et prostitution. Une prostitution qui n’est que la traduction pratique de ce que la pornographie propose (3). Les deux univers s’accordant pour instrumentaliser les êtres humains et industrialiser les corps. L’appareil médiatique et publicitaire venant, de surcroît, préparer le terrain pour renforcer la reconnaissance officielle de l’industrie du sexe. La violence sexuelle est célébrée en même temps qu’elle s’affiche partout dans les médias, y compris pour être dénoncée. Un paradoxe et une confusion tout à l’image de notre culture du porno chic et soft qui célèbre la domination du mâle à l’heure où sa virilité paraît moins assumée.

 

La demande sexuelle est encouragée et stimulée par une offre toujours plus alléchante. Le marché s’étend et se diversifie : une internationalisation de l’offre, avec des filles de plus en plus jeunes, en provenance des quatre coins du globe, attire de nouveaux clients (4). Avec cet afflux de migrants du sexe, alimenté par la soif de consommation, la rotation des filles est assurée. Objets de toutes sortes de trafics, les corps sont disponibles. A des tarifs qui ne cessent de baisser, concurrence oblige.

 

Déjà, le succès croissant du tourisme sexuel féminin montre que, dans ce domaine, la femme marche sur les pas de l’homme, réitérant les représentations du pouvoir, de la domination et de l’exploitation. A cet égard, il n’est pas inutile de rapprocher – au plan essentiellement symbolique –, d’un côté, le « touriste organisé » qui a confié la préparation de son voyage à une agence ou à un tour-opérateur et, de l’autre, le « touriste sexuel ».

 

Le touriste organisé se dégage, souvent, de toute responsabilité dès le moment où il foule la terre de sa destination exotique et vacancière. Témoin ce voyageur, fraîchement débarqué à l’aéroport de Hanoï, au Vietnam, et qui expliquait : « Voilà, je viens d’atterrir, et désormais je confie mon destin durant les prochaines semaines à mon guide, car je suis trop éreinté par mon boulot, et le temps des vacances je ne veux plus penser mais seulement me laisser porter ! » Il n’y avait là, certes, aucune arrière-pensée sexuelle mais d’autres touristes feront aisément le lien, puis franchiront le pas...

 

En effet, au bout du monde, tout redevient possible, notamment braver une série d’interdits. Autre exemple : un touriste perdu au milieu de son groupe confiera peut-être son destin au guide ou à l’agence de voyage mais, en même temps, il s’autorisera des pratiques qu’il s’interdit d’habitude chez lui. Comme se baigner nu sur une plage en Malaisie, entouré de pêcheurs musulmans offusqués, ou encore flirter avec une gamine venue s’attabler avec lui pour lui vendre des cigarettes ou des bibelots dans un restaurant au Vietnam...

 

C’est souvent de la sorte que commence pour le touriste lambda, loin de chez lui, ce qui serait totalement impensable sur ses propres terres. Cette aspiration à la transformation de soi est d’autant plus aisée pour les touristes – organisés ou non – que la déresponsabilisation en voyage s’est installée dans leur esprit... Pour le touriste organisé, l’Autre – l’« indigène », disait-on du temps des colonies – est le serviteur touristique, dont le rôle consiste à être exploité.

 

Le touriste sexuel se débarrasse souvent de toute responsabilité humaine puisque, par l’intermédiaire d’une transaction financière, il se sent libéré du besoin de s’occuper de l’Autre : il ne ressent plus ni la contrainte de le respecter, ni même celle de lui procurer du plaisir. En payant pour un service, sexuel en l’occurrence, il achète la liberté d’une personne sur laquelle, un temps compté, il a tous les droits. Y compris celui de réduire cette personne à l’état de « bien » marchand.

 

Il n’a pas besoin de ménager sa proie, contrainte à la soumission, dont il peut disposer à sa guise, sans la crainte de se faire renvoyer ou de se voir puni par une autorité. Le client est roi. En vacances tout particulièrement. Le client-touriste est donc seul maître à bord, l’Autre ayant été ravalé à la condition d’esclave sexuel, qu’il soit d’ailleurs bien ou mal traité par son maître du moment.

 

On le voit, entre le touriste organisé et le touriste sexuel, les différences sont grandes, mais le passage de l’un à l’autre est parfois étonnamment facile. « En général, explique Paola Monzini, le sexe payant est devenu une composante plus ou moins visible du tourisme de masse (5). » Pourtant, la plupart des touristes sexuels opèrent en solo.

Essentiellement pour deux raisons : la peur de se faire repérer, puis dénoncer, et l’égocentrisme évident de l’abuseur.

 

Un touriste organisé peut-il se muer en touriste sexuel ? Oui, s’il s’accommode trop facilement d’une tendance actuelle à rester dans le coup, entre culte du corps et jeunisme, sur fond d’appétence sexuelle et de malaise civilisationnel (6). On retrouve, par exemple, l’archétype de ce type de vacancier minable dans le personnage central du roman Plateforme de Michel Houellebecq (7), où le plongeon dans le sexe et le voyage permet au touriste quelconque d’avoir l’impression d’être quelqu’un d’autre que l’employé soumis et l’homme sans qualités qu’il est dans sa morne vie quotidienne. En Occident, le tourisme sexuel reste représenté de deux manières beaucoup trop simplistes et incomplètes, d’un côté le misérabilisme, de l’autre l’angélisme.

 

Cinq raisons principales sont à l’origine de l’essor du tourisme sexuel de masse : la paupérisation croissante ; la libéralisation des marchés sexuels encourageant plus ou moins directement la traite aux fins de prostitution ; la persistance de sociétés patriarcales et sexistes ; la dégradation de l’image de la femme sur fond de violence sexuelle généralisée et banalisée ; et l’explosion du tourisme international et des flux de migrants en tout genre. Cet essor a été stimulé par deux caractéristiques de nos sociétés : premièrement, la « démocratisation » des flux de voyageurs (des masses de touristes circulant dans tous les sens) ; deuxièmement, l’hypersexualité des jeunes entretenue par des médias obsédés par la violence sexuelle. Il se nourrit aussi de la rencontre entre la misère et la beauté du monde. Misère et beauté attestent de la coupure qui régit l’ordre inégal de la planète. Misère affective au Nord, misère économique au Sud et à l’Est ; « beauté » des biens matériels de consommation au Nord, beauté des paysages et des personnes, mais aussi de la spiritualité, du mode de vie et des « traditions » au Sud et à l’Est.

 

A la suite de la déclaration de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) sur la prévention du tourisme sexuel organisé (8), adoptée au Caire en octobre 1995, qui a sensibilisé les acteurs du tourisme et l’ensemble des clients-voyageurs à ce fléau global (qui ne concerne pas seulement les enfants), la lutte contre le « tourisme sexuel de masse » a commencé à s’organiser.

 

(1) Sur la tragédie de l’exploitation sexuelle des enfants à des fins touristiques, cf. Jeremy Seabrook, En finir avec le tourisme sexuel impliquant les enfants. L’application des lois extraterritoriales, L’Harmattan, Paris, 2002.

(2) A propos de la marchandisation sexuelle des corps, cf. Richard Poulin, La Mondialisation des industries du sexe, Imago, Paris, 2005.

(3) Cf. Michela Marzano, Malaise dans la sexualité. Le piège de la pornographie, Jean-Claude Lattès, Paris, 2006.

(4) Cf. Mona Chollet, « Qui profite de la prostitution ? », Le Monde diplomatique, juillet 2006.

(5) Sex Traffic. Prostitution, crime and exploitation, Zed Books, Londres, 2005.

(6) Cf. notamment le dossier de la revue Téoros, « Tourisme et sexualité », Montréal, vol. 22, no 1, printemps 2003.

(7) Michel Houellebecq, Plateforme, Flammarion, Paris, 2001.

(8) www.world-tourism.org/protect_ child...

samedi 28 avril 2007, a 05:36
Pour les enfants : quels sont vos droits ?
 

 

Extraits d'un texte s'adressant aux enfants, où leurs droits issus la Convention internationale des droits de l'enfant sont présentés. À faire lire à vos petits chéris sans faute !

 

 

DROIT A UN NOM, DROIT A UNE FAMILLE

Dès sa naissance, chaque enfant a le droit de recevoir un nom et un prénom.

- Si des parents sont divorcés, la mère n'a pas le droit d'interdire à l'enfant de voir son père, et vice-versa (sauf bien sûr si la justice le juge nécessaire, pour des raisons très particulières).

- Pour des raisons diverses (décès des parents, guerres, abandons), l'enfant peut se retrouver seul. Dans ce cas, la Convention prévoit que l'Etat doit veiller à lui trouver une nouvelle famille pour y grandir et s'épanouir.

 

DROIT A LA SANTE, DROIT A L'ALIMENTATION

- Chaque année, 7 millions d'enfants meurent de rougeole, de pneumonie ou de diarrhées. Pourtant, ce sont des maladies qu'on sait éviter et soigner. Il existe des vaccins, des médicaments.

- Aujourd'hui encore des milliers d'enfants sont victimes de la malnutrition : cela veut dire qu'ils n'ont pas assez à manger, souvent à cause de guerres ou de famines.

- Les Etats doivent tout faire pour lutter contre la maladie et la malnutrition, permettre l'accès de tous à la médecine, informer les parents et les aider à soigner et nourrir correctement leurs enfants.

 

DROIT A L'EDUCATION

- La convention internationale des droits de l'enfant dit : " L'enseignement primaire est obligatoire et gratuit pour tous".

Pourtant, les organisations internationales constatent que, en l'an 2000, près de 200 millions d'enfants n'ont pas accès à l'école ! Les pays en voie de développement sont les plus touchés par ce phénomène.

- En plus de lui apprendre à lire, écrire et compter, l'école doit apprendre à l'enfant la vie en communauté, le respect des autres. Surtout, elle doit l'aider à développer sa personnalité

 

DROIT AU RESPECT SANS DISTINCTION DE RACE, DE COULEUR, DE RELIGION

Des millions d'enfants n'ont pas les mêmes droits que les autres, parce que leur couleur de peau, leur religion, leur nationalité sont différentes.

- Dans les états où il existe des minorités, un enfant appartenant à une de ces minorités doit avoir le droit de pratiquer sa propre religion, d'employer sa propre langue etc.

- Ces droits ne sont malheureusement pas toujours respectés : En Espagne, seulement un quart des enfants gitans sont scolarisés. Aux Etats Unis, les livres et les dessins animés les présentent encore comme des voleurs et des vagabonds.

- Dans certains pays, ce n'est pas pareil de naître fille ou garçon : les fillettes sont parfois moins bien nourries, soignées ou habillées que les garçons. Et souvent, elles vont moins longtemps à l'école

 

PROTECTION CONTRE LES MAUVAIS TRAITEMENTS ET LES VIOLENCES

De nombreux enfants, aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres, subissent de mauvais traitements qui ont des répercussions importantes sur leur état de santé et sur leur développement. Dans la plupart des cas, cette violence vient de leur famille, de leur proche entourage.

- La convention internationale des droits de l'enfant dit :

- " Les Etats protègent l'enfant contre toutes les formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation. (…)"

- Les formes de violences sont très différentes : la plupart du temps, les enfants maltraités sont privés de nourriture ou de soins, reçoivent fréquemment des coups de pied, des coups de ceinture… Il sont parfois même longuement enfermés dans des placards ou à la cave.

 

PROTECTION CONTRE LE TRAVAIL FORCE

L'organisation des Nations unies estime que dans le monde, au moins 200 millions d'enfants travaillent.

- La pauvreté est la cause essentielle de ce phénomène, qu'on ne rencontre pas que dans les pays en voie de développement (même si ce sont les plus touchés). En Europe, par exemple en Italie, en Allemagne, au Portugal, il y a plus d'un million d'enfants qui travaillent.

Par exemple au Burkina Faso (Afrique), au Bhoutan (Asie), et au Mali, plus de 50% des enfants travaillent (chiffres du BIT - Bureau international du travail, situé à Genève). Au Bangladesh, ce chiffre est de plus de 30 %, comme au Sénégal, en Ouganda et au Timor (plus de 40%) et dans bien d'autres pays encore...

Dans les pays en voie de développement, la pauvreté y est telle que le maigre salaire de ces enfants est indispensable pour assurer sa survie et celle de sa famille.


 

DROIT A LA LIBERTE D'EXPRESSION ET D'ASSOCIATION

- La convention internationale des droits de l'enfant dit :

- " L'enfant a le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant."

- " L'enfant a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées [...] sous une forme orale ou écrite, ou par tout autre moyen de son choix."

- " L'enfant a droit à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique."

 

 

LA PROTECTION DES ENFANTS HANDICAPES

Certains enfants souffrent de handicaps physiques ou mentaux, qui les rendent plus particulièrement fragiles...

- La convention internationale des droits de l'enfant dit : " Les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité."

 

LES ENFANTS FACE A LA GUERRE

Aujourd'hui, il y aurait dans le monde plus de 15 000 enfants soldats.

- La convention internationale des droits de l'enfant dit : "Les Etats ne doivent pas enrôler dans leurs forces armées toute personne n'ayant pas atteint l'âge de 15 ans."

- Enrôlés de forces ou massacrés avec leur famille, les enfants sont toujours les premières victimes, parce qu'ils sont plus faibles.

Au Cambodge, alors que la guerre est terminée depuis longtemps, les enfants continuent d'être quotidiennement victimes des mines antipersonnel.

 

LA CONVENTION EN QUESTION

Bien que la grande majorité des Etats du monde se soit engagés à respecter et faire appliquer la Convention des droits de l'enfant (191 états sur 193 à ce jour), cela ne signifie malheureusement pas que la situation des enfants ait radicalement changé.

Elle s'est même détériorée, y compris dans de nombreux pays riches.

- La pauvreté augmentent dans les pays riches : 5 enfants sur 100 vivent dans une situation de pauvreté en Europe occidentale, 10 sur 100 en Australie, au Canada et en Grande Bretagne, 20 sur 100 aux Etats Unis.

http://www.emdh.org/emdh/html/page_type_enf.html

jeudi 26 avril 2007, a 18:06
Les cartes de l'humain V : L'alphabétisation
 




http://icietmaintenant.ifrance.com/Cartes/Alphab%E9tisation.htm 

jeudi 26 avril 2007, a 17:52
Les cartes de l'humain IV : L'espérance de vie
 



http://icietmaintenant.ifrance.com/Cartes/Esp%E9ranceVie.htm 

jeudi 26 avril 2007, a 17:43
Les cartes de l'humain III : L'accès à l'eau potable
 




http://icietmaintenant.ifrance.com/Cartes/Eau.htm 

mercredi 25 avril 2007, a 16:46
Données sur la situation des femmes
 


.* Une femme meurt toutes les minutes des causes dues à une grossesse. 61% des décès maternels ont lieu surviennent après l'accouchement.

* Les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) atteignent 5 fois plus de femmes que d'hommes.

* Dans le monde entier, 130 000 000 de fillettes et de jeunes femmes ont subi la Mutilation Génitale Féminine (MGF).

* A l'échelle de la planète, au moins 1/3 des femmes ont été battues, contraintes à des rapports sexuels ou maltraitées de quelque autre manière, la plus souvent par une personne de sa connaissance (mari, membre masculin de la famille). Près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un certain moment de leur vie par leur partenaire. Une femme sur quatre est maltraitée durant la grossesse.

* On évalue à 4 000 000 par an, dans le monde entier, le nombre de femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète ou un marchand d'esclaves.

* Les 2/3 des 300 000 000 d'enfants qui n'ont pas accès à l'éducation sont des filles et les 2/3 des 880 000 000 d'analphabètes sont des femmes.

* 2 000 000 de fillettes âgées de 5 à 15 ans sont livrées chaque année à la prostitution.

* Aux États-Unis, une femme est battues toutes les 15 secondes par son partenaire.

* D'après la banque mondiale, dans les pays industrialisés, agressions et violences sexuelles privent les femmes de 15 à 44 ans de près d'une année de vie en bonne santé sur 5.

* Au Canada, les coûts sanitaires de la violence contre les femmes s'élèvent chaque année à 900 000 000 de dollars. Aux Etats-Unis, l'impact de la violence à l'égard des femmes sur l'économie s'élève à 4 Milliards de Dollars.

* Dans 22 pays africains, et neuf pays asiatiques, le taux de scolarisation des filles est de 80% inférieur à celui des garçons.

* Dans une douzaine de pays, aucune femme ne siège encore au parlement et, dans 8, au moins, elles n'ont pas le droit de vote.

* Plusieurs autres pays en développement ont vu la place des femmes au parlement augmenter très nettement au cours des 25 dernières années, à savoir l'Ouganda (de 1 % à 18 %), l'Équateur (de 1 % à 17 %), les Bahamas (de 4 % à 20 %) et la Barbade (de 4 % à 20 %).

* Les femmes occupent 30 % au moins des postes de niveau ministériel dans six pays seulement : Barbade, Érythrée, Finlande, Liechtenstein, Seychelles et Suède. Dans 10 autres pays d'Europe occidentale et des Caraïbes, cette proportion est comprise entre 20 % et 30 %.

* Une augmentation de 1% de la scolarisation secondaire des filles se traduirait par une augmentation de 0,3% de la croissance économique.

Sources : UNIFEM, ONU, US dept, Widnet 

http://www.fraternet.com/femmes/chiffres.htm

mercredi 25 avril 2007, a 16:33
Les droits de la femme - Bilan
 

 
Bilan 2000 (extraits)


C'est en 1945 que l'égalité des femmes et des hommes a été admise en tant que principe fondamental de la personne à travers l'adoption générale de la charte des Nations Unies. En 1979, la communauté internationale décidait de remettre en question et d'éliminer la discrimination sexuelle qui s'exerçait contre les femmes en adoptant la CEDEF (Convention pour l'Elimination de toutes formes de Discrimination à l'Egard des Femmes) ou CEDAW.

Derrière ces actions et ces avancées timides se cachent, à l'évidence pour les femmes, des années de luttes et d'acharnement pour faire valoir leurs droits et le respect de leur personne. Des années où la communauté mondiale dirigeante, à grande majorité masculine, a pris lentement conscience de la condition de la femme dans le monde et a instauré des mesures, parfois volontaires, souvent sous la pression des ONG et sans conviction, qui ont permis, cependant, de dresser la liste des causes et des effets qui ont conduit directement à une discrimination dont les femmes sont les victimes génériques depuis des millénaires.  La multiplication de ces actions a conduit certains pays à réviser leur constitution. Ainsi, plus des deux tiers des pays du monde, dont presque tous les pays d'Amérique Latine, ont modifié leur législation de manière à améliorer l'accès des femmes aux ressources, à favoriser leur accès à l'éducation, aux services sanitaires et à accroître leur rôle dans la cellule familiale. Certains pays ont adopté et autorisé l'utilisation de contraceptifs avec suivi et soins médicaux spécifiques. Il s'agit notamment du Pérou, du Brésil, de la Thaïlande, du Paraguay, du Japon et du Cambodge…

L'amélioration de la condition de la femme a touché d'autres pays comme l'Albanie, le Burkina Faso, l'Équateur, Fidji, Madagascar, la Pologne et le Soudan qui ont adopté ou révisé leur Constitution de manière à interdire la discrimination fondée sur le sexe. La France, de son côté, a amendé sa Constitution de manière à promouvoir l'accès égal des femmes et des hommes aux charges électives. L'Afrique du sud a prescrit l'égalité de statut des époux dans les mariages coutumiers. Même le Pakistan, reconnu comme un des pays les plus discriminatoires, voire meurtrier, à l'égard des femmes, a décidé, par l'intermédiaire de la Haute Cour de Lahore que le mariage ne pouvait être valide sans le consentement des deux futurs époux et qu'un tuteur n'avait plus le droit de donner son consentement au nom de la femme sans son approbation.

Chose étonnante, malgré toutes ces démarches planétaires, il apparaît clairement que les avancées efficaces en matière de droits des femmes ne s'effectuent pas à l'échelle nationale ou même internationale mais sont le résultat d'actions isolées menées à l'échelle locale des régions, villes et villages. C'est le cas de plusieurs petits villages d'Afrique qui ont vu, grâce à une initiative de la Croix Rouge et d'autres ONG, leur vie changer à partir du moment où les femmes ont commencé à être plus indépendantes, à la fois intellectuellement et financièrement.

Par ailleurs, certaines campagnes d'ONG ont eu un succès inespéré grâce à l'apport informatif et communicatif de l'Internet. En effet, en Inde, lorsque des membres d'un mouvement militant contre l'exploitation sexuelle, le viol, les meurtres liés à la dot, ont été mis en prison, une alerte lancée sur Internet a contribué à faire suspendre leur procès. Plusieurs campagnes ont vu le jour sur Internet, notamment en ce qui concerne la journée de la femme, mondialement connue, et qui a déjà attiré l'attention du monde entier sur les conditions de vie des femmes afghanes, pakistanaises et africaines. L'Internet apparaît comme un moyen puissant pour faire pression sur les gouvernements velléitaires en matière de respect des droits fondamentaux des femmes.

Car, il faut bien le dire, malgré les efforts incessants de milliers de personnes investies dans cette action en faveur des femmes, les chiffres qui reflètent la réalité de leur vie recèlent un caractère inquiétant ! Une évaluation des progrès réalisés due au Fonds de développement des Nations-Unies pour la femme (UNIFEM) donne à réfléchir : "Jusqu'à présent, six pays seulement réunissent les caractéristiques suivantes : égalité à peu près complète entre les sexes dans la scolarisation secondaire, occupation par les femmes de 30 % au moins des sièges de parlement ou législature, exercice par les femmes de près de 50 % des emplois rétribués dans les activités autres qu'agricoles".

Quelles que soient les lois adoptées, l'évolution des droits des femmes est entièrement dépendante du comportement privé et surtout de celui des hommes, en fonction du niveau qu'atteint la culture patriarcale dans leur pays.

En fin de compte, c'est un travail de rééducation au niveau des individus qu'il faut commencer, un par un s'il le faut, car le préjudice psychique et physique causé aux femmes est tellement grand qu'il demandera sans doute d'aller parler au cœur de chaque être…

A l'heure actuelle, dans le monde entier, des études ont montré que ce sont toujours les mêmes types de situations qui sont à l'origine d'actes de violence à leur égard : le fait de désobéir au mari, répondre à ses observations, refuser les rapports sexuels, ne pas servir à manger au moment où il le désire, négliger les soins portés aux enfants, négliger les travaux domestiques, se déplacer sans sa permission, soupçons. Cette attitude extrêmement discriminatoire est aussi conditionnée par l'image attendue de ce que doit être un "vrai homme" qui subsiste dans certaines sociétés : un être qui affirme ses désirs, qui ne doit donner aucun signe de faiblesse, qui pourvoit aux besoins du ménage mais ne doit rendre aucun compte de ses dépenses (contrairement aux femmes).

Pourtant, force est de constater que, dans bon nombre de pays, ces stéréotypes ne correspondent plus à la réalité. Voilà près de trois générations que le rôle de l'homme, en tant que maître du foyer, a changé et a évolué vers plus de partage des tâches et des responsabilités. La prise de conscience des hommes sur le rôle et la responsabilité qu'ils ont sur la santé physique et psychique des femmes jettera un faisceau de lumière sur cette ombre encore épaisse qui stagne au-dessus de leur tête et de leur cœur.


Sources : UNIFEM, ONU, US dept, Amnesty

http://www.fraternet.com/femmes/bilan.htm

mercredi 25 avril 2007, a 03:39
Interlude
 




Du léger pour changer...

Le cinéma indien est sous-estimé. Une fois le choc culturel passé, tout Occidental passionné de 7e art appréciera la mise en scène ingénieuse et précise, la facture visuelle «luxuriante» et les acteurs talentueux et énergiques. Mais bon, côté scénario...



Nouveaux DVD édités en France : « Le meilleur de Bollywood »...3ème partie


Depuis le 6 mars 2007, les amateurs de Bollywood peuvent élargir leur collection en se rendant chez tout bon distributeur de DVD : Bodega édite ou réédite les DVD de quatre titres : la grande nouveauté est Black. L’autre innovation est le doublage de La Famille indienne en français. Les deux autres : Kuch Kuch Hota Hai et New York Masala, étaient déjà dans les bacs.


Ils sont tous réunis pour une offre promotionnelle : en achetant un de ces DVD, vous pouvez recevoir un DVD des autres titres de la collection, moyennant 5 € (offre valable jusqu’au 21 décembre 2007).



source : fantastikasia 

mardi 24 avril 2007, a 16:19
Les droits de l'homme dans les «grands pays» - partie I : CANADA
 


Le Comité des droits de l’homme de l’ONU blâme sévèrement le Canada pour le traitement infligé aux femmes autochtones et aux détenues (extraits)


par l’AFAI

Ottawa, le 3 novembre 2005 - La discrimination envers les femmes autochtones et les détenues, et les répercussions négatives sur les femmes des coupures à l’aide sociale et aux programmes sociaux, ont inspiré de sévères critiques au Comité des droits de l’homme des Nations Unies qui vient de compléter son cinquième examen de l’observation par le Canada du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.


« Le Comité blâme sévèrement le Canada pour le traitement infligé aux femmes autochtones », déclare Beverley Jacobs, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada. « Ces mots décrivent bien la situation, étant donné l’ampleur de l’analyse du comité. »

« Le Comité reconnaît l’omission du Canada de protéger les femmes autochtones de la violence, de remédier à la pauvreté des femmes autochtones et de corriger la discrimination patente inscrite dans les lois », dit Sharon McIvor, de l’Alliance féministe pour l’action internationale. « La discrimination inhérente aux lois, qui perdure depuis des décennies, affecte la capacité des femmes indiennes à transmettre leur statut et leurs privilèges de membres vivant dans les réserves à leurs enfants et petits-enfants et les prive d’accès à leurs droits relatifs au foyer conjugal et de la protection de leurs droits humains fondamentaux. »


« Le Comité est également gravement préoccupé par le traitement que le Canada inflige aux détenues », déclare Kim Pate de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry. « Il exhorte le Canada à pleinement mettre en oeuvre les recommandations de la Commission canadienne des droits de la personne et d’en faire rapport au Comité dans un an. Il insiste sur la nécessité d’empêcher tout contact direct entre le personnel masculin et les détenues, de limiter le recours à l’isolement et de mettre immédiatement sur pied un organisme externe indépendant de réparation et de règlement judiciaire des différends pour les femmes purgeant une peine de ressort fédéral. La mise en application de ces recommandations est essentielle pour remédier au traitement discriminatoire que subissent actuellement les détenues. Le Canada doit agir sans délai. »


« Le Comité a également réitéré ses préoccupations en regard des répercussions négatives sur les femmes, les enfants et les autres groupes vulnérables, y compris les afro-canadiens, des coupures à l’aide sociale et aux programmes sociaux », a fait remarquer Margaret Parsons de la African-Canadian Legal Clinic. « Le Comité demande au Canada de s’assurer que les coupures ne nuisent pas aux femmes, aux peuples autochtones et aux Afro-Canadiens. »


« Le Comité a également exprimé des préoccupations particulières quant aux coupures drastiques imposées à la Colombie-Britannique », dit Shelagh Day, de l’Alliance féministe pour l’action internationale. « Ses recommandations arrivent à un moment où les prestations d’aide sociale n’ont jamais été aussi faibles dans l’ensemble du pays et où sont affectées la sécurité et l’égalité des personnes les plus pauvres - qui sont disproportionnellement des femmes et des personnes racisées ou vivant avec des incapacités. Les droits de la personne que le Canada a ratifiés ne sont tout simplement pas compatibles avec l’érosion des protections sociales. Cela doit cesser. »


Shelagh Day déclare : « Le Comité s’inquiète beaucoup du fait que le Canada ne dispose d’aucune procédure destinée à superviser la mise en application des droits inscrits dans le Pacte et à corriger les irrégularités identifiées par les organes de suivi des traités. Nous voulons voir le Canada instaurer de nouvelles procédures transparentes rendant les gouvernements entièrement responsables envers la population canadienne de la mise en application des droits de la personne. »


Mis en ligne sur Sisyphe, le 3 novembre 2005.

http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2069

 

lundi 23 avril 2007, a 17:18
Les cartes de l'humain II : Le bonheur chronique
 


source :
University Leicester's
school of psychology 

lundi 23 avril 2007, a 16:52
Les cartes de l'humain I : La pauvreté chronique
 



source :
La Commission pour l'Afrique

dimanche 22 avril 2007, a 19:18
Changer le monde - partie II
 


Des voix plus fortes pour les pauvres, une croissance et une stabilité économiques favorables aux pauvres, des services sociaux de base pour tous, des marchés ouverts pour le commerce et la technologie et un volume suffisant de ressources pour le développement, bien utilisé


La République de Corée, la Malaisie et le Maroc appartiennent à un petit groupe de pays qui, en moins d'une génération, ont réussi à réduire de moitié la proportion de leur population vivant dans la pauvreté. En Inde, les États de l'Haryana, du Kerala et du Penjab ont obtenu le même résultat. Une douzaine d'autres pays — dont le Botswana et la Maurice — ont réussi à réduire la pauvreté de 25 % ou plus en une génération. D'autres pays peuvent tirer d'importantes leçons de l'expérience de ces pays, car ce qui a été fait par les uns peut être fait par d'autres.


Une voix et des choix pour les pauvres

Pour commencer, il faut donner des moyens d'action aux pauvres — offrir des possibilités aux femmes, ouvrir l'espace politique pour permettre aux pauvres de s'organiser. La démocratisation doit aller au-delà du gouvernement par la majorité et inclure les minorités dans tous les aspects de la vie politique — au niveau du gouvernement, du pouvoir législatif, de la fonction publique et des autorités locales. Ce type de démocratie ouverte à la participation de tous favorise l'indépendance du pouvoir judiciaire, l'ouverture de la société civile et la liberté des médias — ce qui peut assurer le respect des droits de l'homme et obliger les gouvernements à tenir leurs promesses et à rendre compte de leurs actions.


Un gouvernement juste et honnête favorise — et même incarne — des institutions juridiques et économiques solides. Des juges corrompus, des réglementations bancaires inadéquates, des services publics désorganisés, une participation limitée de la communauté sont autant de facteurs de gaspillage des ressources destinées au développement. Si la capacité administrative est adéquate, une participation locale accrue à la gestion des services sociaux peut augmenter considérablement l'efficacité de ces services. Par ailleurs, en simplifiant les règles commerciales, on peut réduire les possibilités de corruption et promouvoir une accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté.


L'engagement à respecter les droits fondamentaux de la personne humaine et la primauté du droit est une condition préalable essentielle au développement durable. La moitié des pays du monde ont ratifié les six conventions relatives aux droits de l'homme — contre un dixième il y a 10 ans seulement. Ceci est important car les pays qui ont ratifié ces instruments sont tenus de rendre compte de leurs actions.


Croissance favorable aux pauvres

La croissance économique en soi ne garantit pas la réduction de la pauvreté — c'est un facteur absolument essentiel pour la soutenir à long terme. Il faut aussi que cette croissance soit favorable aux pauvres. Comment? Il faut qu'elle crée davantage de possibilités d'emploi productif et bien rémunéré pour les pauvres. Il faut qu'elle donne aux pauvres un accès plus large aux ressources pour qu'ils puissent exploiter leur potentiel productif et subvenir à leurs besoins. Il faut aussi qu'elle soit équitable et crée de meilleures possibilités pour les femmes pauvres. Des mesures devront donc être prises pour renforcer les droits fonciers des femmes, accroître leur pouvoir de négociation et élargir leur accès au crédit, à la formation et aux technologies nouvelles.


Il importe que la croissance favorable aux pauvres s'accélère sensiblement dans de nombreux pays, en particulier dans les 30 pays en développement dont le revenu réel par habitant est inférieur aujourd'hui à ce qu'il était il y a 35 ans. Une croissance de ce type nécessite un accroissement de la production chez les pauvres eux-mêmes : grâce à des augmentations de la productivité des petits exploitants agricoles; aux petites entreprises, en zone rurale comme en zone urbaine; aux producteurs du secteur informel; et à de nombreux hommes et femmes qui fournissent une multitude de petits services.


Les politiques économiques doivent aussi être rationnelles, bien équilibrées et viables à long terme. Il faudra à cette fin renforcer les institutions nationales de manière à créer les capacités nécessaires à la mise en oeuvre des politiques économiques et sociales appropriées.


Tous les efforts entrepris doivent être guidés par un souci d'équité, afin que tous les groupes de la société progressent. Mais ce souci d'équité s'étend aussi aux générations futures. Ceci signifie que la croissance économique doit être viable — et que notre action sur l'environnement aujourd'hui ne porte pas atteinte aux ressources naturelles nécessaires à la vie des générations futures sur notre planète.


Prestation de services sociaux de base pour tous

Les politiques doivent dépasser les considérations purement économiques pour se concentrer sur les besoins des pauvres — afin de garantir des normes sociales minimales et l'accès universel aux services sociaux de base. Les pays doivent investir dans l'éducation — en particulier celle des filles, secteur qui représente l'un des taux de rentabilité les plus élevés en ce qui concerne le développement. Ils doivent également fournir des services efficaces et de qualité aux groupes déshérités — soins de santé, eau, assainissement et autres services de base. Des mesures doivent être prises à cette fin pour réduire la malnutrition, une attention particulière devant être accordée aux femmes en âge de procréer et aux jeunes enfants. Les pays doivent aussi mettre en place des filets de sécurité pour les groupes vulnérables en période de crise.


Un pays qui investit dans les services de santé et d'éducation de base manifeste sa volonté de promouvoir un développement à long terme. Au Sommet mondial pour le | développement social tenu à Copenhague en 1995, les dirigeants du monde entier ont suggéré qu'environ 20 % des budgets nationaux et 20 % de l'aide publique au développement soient alloués aux services sociaux de base. L'objectif était de permettre aux pays de se doter d'une main-d'oeuvre bien éduquée et en bonne santé qui puisse soutenir la concurrence sur le marché mondial. Bien que la part des dépenses budgétaires consacrées aux services sociaux de base ait récemment augmenté dans de nombreux pays, comme la République dominicaine, le Guatemala, le Malawi et la Namibie, rares sont les pays en développement ou les donateurs qui ont atteint les objectifs suggérés.


Ouverture des marchés aux échanges, à la technologie et aux idées

La mondialisation offre d'immenses possibilités aux pays en développement — de meilleurs moyens d'utiliser les connaissances mondiales, des technologies plus perfectionnées pour fournir des biens et des services, un accès plus large aux marchés mondiaux. Mais pour tirer avantage de ces possibilités, des mesures doivent être prises. Les pays doivent réduire leurs tarifs douaniers et autres barrières commerciales et réorganiser les systèmes régissant les courants d'importation et d'exportation et les mouvements de capitaux. Ils doivent également contrôler leurs taux d'inflation et gérer les taux d'intérêt et les taux de change, afin d'être perçus comme offrant un environnement propice aux affaires. Ils doivent aussi poursuivre des politiques cohérentes — pour être crédibles auprès des investisseurs, tant locaux qu'étrangers. Les pays à revenu élevé ont eux aussi un rôle à jouer — ils doivent réduire les droits de douane, éliminer les autres obstacles entravant les importations en provenance des pays en développement et fournir une assistance pour renforcer les capacités permettant de commercer avec efficacité.


Toutefois, tous les pays ne sont pas en mesure de tirer parti de ces avantages potentiels. Subissant les conséquences de politiques inefficaces menées dans le passé et de performances décevantes, un trop grand nombre sont marginalisés dans le commerce, les finances, la technologie, les idées — précisément les secteurs qui pourraient les aider à se développer et à lutter contre la pauvreté.


Au cours des 40 dernières années, le commerce s'est développé plus rapidement que la production mondiale. Mais les pays dont l'économie est fortement protégée et ceux qui sont tributaires des exportations de produits de base n'ont pas progressé au même rythme ou ont souffert des fluctuations des prix. Un plus grand nombre de pays reconnaissent désormais les avantages de l'ouverture des marchés, qui favorise leurs exportations et accroît leur capacité d'importation.


Le coût des télécommunications a fortement baissé au cours des 20 dernières années, offrant la possibilité, par exemple, à des personnes se livrant au commerce du cacao au Ghana, qui doivent connaître les cours mondiaux, d'utiliser des téléphones cellulaires. Et maintenant, l'Internet offre le courrier électronique, la formation en ligne et d'innombrables ressources sur le Web. Ces ressources sont devenues réalité pour certains, mais il est évident qu'elles ne le sont pas pour le plus grand nombre. Il est donc indispensable de connecter tous les groupes de la société civile et toutes les entreprises des pays en développement aux réseaux qui ont tant à offrir. Cela exigera d'effectuer des investissements considérables dans le secteur des télécommunications.


Utilisation efficace et équitable des ressources aux fins du développement

Le développement exige des ressources financières. Une grande partie provient de l'épargne privée et une autre partie de l'épargne publique. Les facteurs qui ont accéléré la croissance de nombreux pays d'Asie de l'Est sont leurs taux d'épargne élevés, souvent plus de 30 % du PNB. Cela leur a permis d'investir dans les infrastructures et les services sociaux. De nombreux pays africains, par contre, ont enregistré des taux d'épargne de 10 à 15 % du revenu national seulement, trop faibles pour soutenir suffisamment la croissance et sortir leurs populations de la pauvreté.

Il est essentiel que les pays dépensent avec prudence — pour financer la prestation de services de base pour les pauvres et non pas pour des services subventionnés à l'intention des riches, et effectuent des investissements rationnels aux fins du développement. La manière dont les gouvernements dépensent leur argent est aussi importante que l'objet de leurs dépenses. L'instabilité et l'imprévisibilité des dépenses publiques entravent les progrès dans la lutte contre la pauvreté. La compétence des fonctionnaires recrutés par le gouvernement joue également un rôle important. Les gouvernements qui recrutent et accordent des promotions au mérite obtiennent de meilleurs résultats que ceux qui offrent les meilleurs emplois à leurs amis et alliés politiques.


L'aide extérieure joue un rôle important dans la promotion du développement, en particulier dans les pays pauvres. On reconnaît de plus en plus que, pour obtenir des résultats satisfaisants, il est essentiel que les pays exercent un contrôle sur leurs politiques de développement et jouent un rôle décisif dans l'exécution de leurs programmes de développement, et que les procédures appliquées et les rapports requis par les donateurs doivent être coordonnés et harmonisés afin de réduire les charges administratives. Les donateurs et les institutions internationales de financement travaillent maintenant en collaboration plus étroite avec les pays en développement sur les stratégies de lutte contre la pauvreté élaborées dans le cadre d'un processus participatoire et dirigées par les pays. Ils deviennent aussi plus sélectifs dans le type d'aide qu'ils fournissent à un pays, veillant davantage à ce qu'elle soit adaptée aux priorités du pays en question et aux besoins locaux.


Les donateurs prennent conscience de la nécessité d'établir des partenariats stratégiques capitalisant sur les points forts de chaque partenaire, reflétant des buts et objectifs communs et tirant parti des acquis. Travaillant en collaboration avec les pays en développement, les pays à revenu élevé doivent accroître leur aide. Ils doivent aussi procéder à des allégements de dette plus importants et plus rapides. Ils doivent faciliter l'accès à leurs marchés, y compris un accès en franchise de droits hors quota aux pays pauvres. Ils doivent également financer des programmes intéressant de nombreux pays, comme la recherche sur les vaccins contre les maladies tropicales. Ce sont des conditions essentielles pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté dans les pays les plus pauvres et les moins avancés. Ces conditions sont également indispensables pour réduire la souffrance humaine et le nombre des conflits violents, protéger l'environnement et endiguer la propagation de menaces mondiales comme le VIH/sida.


Une mesure que les pays peuvent prendre pour mobiliser davantage de ressources aux fins du développement est de renforcer leurs capacités en matière de recouvrement d'impôts, non pas auprès de sources faciles comme les droits de douane et les licences, qui rendent la répartition des ressources moins efficace, mais auprès d'une large base d'imposition équitable. Le système fiscal devrait également être conçu de manière à ne pas inciter à la corruption.


La plupart des pays membres de l'OCDE se sont fixés comme objectif 0,7 % de leur PNB pour l'aide extérieure mais seuls le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède l'ont atteint. Pire : la disposition à aider les pays en développement s'est affaiblie au cours des années 90. En cinq ans seulement, de 1992 à 1997, l'aide fournie par les pays membres de l'OCDE est tombée de 0,33 % à 0,22 % du PNB, réduction qui a pris fin en 1998 et 1999. Les donateurs doivent accroître leur assistance aux pays pauvres, en particulier à ceux qui l'utilisent de manière efficace. L'accélération de l'allégement de la dette pour les pays pauvres les plus fortement endettés aidera à appuyer la mise en oeuvre de stratégies nationales de lutte contre la pauvreté.


Certaines régions sont presque entièrement tributaires de l'aide pour leur financement extérieur. Les apports de capitaux privés peuvent renforcer considérablement les efforts déployés par les pays en matière de développement mais ils sont concentrés sur moins de 20 pays en développement et certains types de financement, comme les obligataires et les prêts bancaires, peuvent être instables. Les pays doivent créer les conditions permettant d'attirer les investissements à moyen terme de l'étranger et au niveau local. Le Mozambique et l'Ouganda commencent à s'y employer.


http://www.paris21.org/betterworld/french/what.htm 

dimanche 22 avril 2007, a 03:01
Europe de l'Est et CEI : des enfants dans l'extrême pauvreté
 


© Unicef Giacomo Pirozzi Portrait d'un enfant en Moldavie, pays dans lequel de nombreux parents placent leurs enfants en institutions. Publié le 18 octobre 2006


Malgré le redressement économique de la région, un enfant de moins de 15 ans sur quatre est encore dans l'extrême pauvreté. L'Unicef plaide pour un meilleur soutien public aux familles.


Un rapport de l’Unicef sur les pays d’Europe du sud-est et de la Communauté des Etats indépendants (CEI) révèle de graves disparités dans la condition des enfants, disparités que dissimulent les moyennes nationales encourageantes.


En effet, malgré la reprise économique de ces pays depuis la fin des années 90, un enfant de moins de 15 ans sur quatre ne subsiste encore aujourd’hui que grâce à des revenus d’une extrême pauvreté.

Lancé le 18 octobre 2006, le "Rapport social Innocenti 2006 : comprendre la pauvreté dans les pays d’Europe du sud-est et de la Communauté des Etats indépendants" révèle que, bien que le nombre de moins de 15 ans vivant avec moins de 2,15 $ par jour a diminué de 32 à 18 millions entre 1998 et 2003, de fortes disparités existent entre les enfants en matière de bien-être et d’égalité des chances : la part des enfants vivant aujourd’hui dans l’extrême pauvreté s’échelonne de 5% dans quelques pays d’Europe du sud-est à 80% dans les pays les plus pauvres d’Asie centrale.

L’analyse de données tirées d’observations rurales et urbaines, de ménages de différentes tailles et structures, met en évidence des disparités entre pays qui affectent particulièrement les mineurs dans les familles où il y a plus de deux enfants.

Marta Santos Pais, directrice du centre de recherche Innocenti, a déclaré lors du lancement du rapport à Helsinki, en Finlande : « Un revenu pauvre et la privation ont un impact très net sur les enfants. Ils affectent leur présent immédiat et compromettent leur développement sur le long terme. Pour s’attaquer à la pauvreté et aux inégalités parmi les enfants, les politiques et les ressources doivent d’urgence être dirigées vers eux ».

Les progrès pour améliorer d’autres aspects relatifs aux enfants – comme le taux de mortalité infantile, la fréquentation de garderies et l’accès à l’eau salubre – ont été faibles. Beaucoup de gouvernements dans la région n’ont pas pleinement fait profiter les enfants des résultats économiques. Les niveaux de dépenses publiques en matière de santé et d’éducation restent dans l’ensemble bas dans de nombreux pays et n’ont pas augmenté depuis 1998 en dépit du redressement économique.

Les soutiens directs au revenu, sous la forme de transferts d’Etats pour les ménages avec enfants, sont largement répandus dans la région, souvent sous la forme de pensions. Mais ces soutiens ciblés sur les enfants sont souvent trop modestes pour avoir un impact significatif sur la réduction de la pauvreté.

Pour Maria Calivis, directrice du bureau régional de l’Unicef pour l’Europe du centre et de l’est et la Communauté des Etats indépendants, « La pauvreté des enfants devrait être la préoccupation numéro un des gouvernements dans la région. Les enfants continuent d’être placés en institutions : les chiffrent ne diminuent pas, et ce malgré la baisse du taux de natalité. L’avenir de la région est indissociablement lié au bien être des enfants. Il doit y avoir un investissement approprié dans les services pour enfants ».

Le rapport affirme que l’avenir de la région dépendra d’une génération en bonne santé et ayant bénéficié d’un enseignement convenable, ce qui requiert une meilleure utilisation des ressources et un soutien plus généreux de la communauté internationale.

Pour faire face aux défis que pose la persistance de la pauvreté des enfants dans la région, le rapport demande aux gouvernements de travailler dans plusieurs directions :


    • Mettre la priorité sur les enfants dans les politiques et stratégies de
     réduction de la pauvreté, ce qui suppose rapidement la collecte,
     l’analyse et la diffusion de données sur la situation des enfants.
    • Avoir une dépense publique plus importante et mieux adaptée en
     faveur des services sociaux (santé, éducation, infrastructure sociale) ;
     réformer les principes des allocations pour s’assurer qu’elles ciblent
    les populations qui sont le plus dans le besoin.
    • Relever et mieux cibler les transferts sociaux destinés aux familles
     ayant de jeunes enfants de façon à leur fournir une protection efficace
     contre la pauvreté tout en décourageant le placement en institutions.
     •Établir une politique qui mette fin à la pratique largement répandue du
     placement des enfants, et manifester une volonté ferme de consacrer
     plus d’efforts politiques et de ressources au soutien social des familles
     en crise.

L’Unicef travaille avec les familles et les communautés de la région pour réduire les conséquences de la pauvreté. Une politique et des réformes législatives pour protéger tous les enfants et garantir chacun de leurs droits constituent la pierre angulaire des programmes que mène l’Unicef avec les gouvernements. Il s’agit, ici comme ailleurs, de soutenir l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant et de réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement. 

UNICEF

samedi 21 avril 2007, a 20:41
Perspective - le développement humain en Europe de l'Est
 

 

(extraits)

 

perspective.usherbrooke.ca/


L'effondrement du bloc soviétique dans les années 1990 a été marqué par la création de nouveaux États. L'accès à l'indépendance de ceux-ci a représenté un formidable défi, tant pour la population que pour les gouvernements. Afin d'évaluer leur progression, nous avons effectué une recherche comparative entre les pays suivants : l'Arménie, le Bélarus, le Kazakhstan, la Moldavie, l'Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan et l'Ukraine. L'étude de ces pays a été rendue possible par l'utilisation d'une échelle de mesure commune, soit l'Indice de développement humain des Nations unies (IDH).

L'IDH a été utilisé puisqu'il prend en considération le développement de façon générale et non pas uniquement des données économiques telles que le PIB. Le développement est défini selon trois facteurs: mener une vie longue et saine, accéder à la connaissance et à l'information et bénéficier de ressources assurant un niveau de vie décent (1). 

Dans un premier temps, des comparaisons seront établies entre l'Arménie, le Bélarus, le Kazakhstan, la Moldavie, l'Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan et l'Ukraine. Puis, nous nous demanderons s'il existe une régression ou une amélioration de l'Indice de développement humain de ces pays selon l'échelle utilisée entre 1995 à 2004.

Comparaison entre les pays

Les trois pays les plus avancés selon l'Index du développement humain sont dans l'ordre : la Fédération de Russie (65e rang mondial), le Belarus (67e rang mondial) et l'Ukraine (77e rang mondial). Le Belarus et l'Ukraine possèdent tous les deux des avantages comparativement à d'autres pays, notamment par le dynamisme des échanges commerciaux entre l'Union Européenne et la Fédération de Russie. Leur situation géographique est un avantage, puisque leurs frontières touchent la Lituanie, la Pologne ainsi que la Lettonie pour le Belarus. De plus, ces pays sont bien intégrés dans l'Union Européenne, ceci favorise une stabilité et une transparence entre les échanges des pays (4).

Tandis que pour le Kazakhstan, les richesses en pétrole et en gaz naturel permettent de favoriser une meilleure économie. De plus, l'accord avec la Chine pour la construction d'un oléoduc passant par la mer Caspienne jusqu'en territoire chinois favorise l'indépendance pétrolière. Mais le gouvernement se distingue des autres pays ci-haut, notamment par sa volonté de restreindre la main-d'oeuvre étrangère sur son territoire en favorisant l'emploi de sa population (6).

L'Arménie occupe le 80e rang. Ce pays se distingue des autres puisqu'il a adopté en 2005 des mesures pour enrayer la corruption. Il vit principalement des ressources agricoles, mais ces dernières sont menacées par les nombreux tremblements de terre qui secouent la région (7).

Trente-trois pays séparent l'Arménie de l'Ouzbékistan qui arrive au 113e rang mondial. L'Ouzbékistan est le quatrième producteur mondial de coton. Avec l'aide de la Russie, il effectue des efforts pour rentabiliser ses richesses naturelles en partenariat avec Moscou et Beijing.

La Moldavie est la suivante dans le tableau. Petit pays coincé entre l'Ukraine et la Roumanie, son économie dépend de l'agriculture. Il possède peu d'énergie naturelle, ce qui freine son développement économique (8). La situation économique du Tajikistan (122e rang mondial) a été améliorée grâce notamment à la guerre en Afghanistan qui a favorisé la construction d'infrastructures sur son territoire. Ironiquement, le chaos dans le pays voisin a créé un afflux d'activité économique dans ce pays qui possède la quatrième réserve d'eau mondiale (9).

À la lumière de ces comparaisons, il apparaît évident que la Russie demeure, par son poids démographie et politique, le premier partenaire économique de ces nouveaux pays.

Un IDH en progression ou en régression?

Selon le rapport des Nations unies, les pays de cette région ont connu une amélioration de leur IDH. Il apparaît que l'IDH de ces pays sur la période étudiée présente une évolution sur le long terme pour les populations locales.

Plusieurs pays de l'ex-URSS font face à des problèmes de gouvernance démocratique importants. L'absence de transparence au sein des partis politiques, les entraves à la liberté de presse et l'instabilité de l'économie représentent des facteurs pouvant nuire au développement humain. Même si le bloc soviétique n'est plus, il ne faut pas nier la présence toujours importante de la Russie comme partenaire important de ces nouvelles républiques. Cependant, la Chine est de plus en plus présente dans la région, notamment auprès des pays possédant des ressources énergétiques importantes. On assiste ainsi à un déploiement de Beijing vers ces pays pour la création de projets favorisant son approvisionnement en pétrole ou en gaz naturel. Il sera fort intéressant de découvrir dans un avenir prochain si se sera la Russie ou la Chine qui influenceront le plus ces territoires.

Bibliographie

(1) Social info, dictionnaire de politique de sciences sociales (date de consultation 18 novembre 2006) http://www.socialinfo.ch/cgi-bin/dicoposso/show.cfm?id=418

(2) Ibid.

(3) Banque de Ressources interactives en Sciences Économiques et Sociales ( date de consultation 18 novembre 2006) http://www.brises.org/notion.php/Notion/index/notId24/notBranch/24#

(4) Belarus addressing imbalances in the economy and society ( date de consultation 20 novembre 2006) un.by/pdf/1321_eng.pdf

(5) information sur l'Ukraine :The World Factbook ( date de consultation 19 novembre 2006) https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/up.html

(6) information sur le Kazakhstan :The World Factbook ( date de consultation 18 novembre 2006) https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/kz.html

(7) information sur l'Arménie : The World Factbook )(date de consultation 18 nombre 2006) https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/uz.html

(8) L'aménagement linguistique dans le monde http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/europe/moldavie.htm http://hdr.undp.org/reports/global/2005/pdf/HDR05_chapter_2.pdf

(9) Population database : http://www.un.org/esa/population/publications/WPP2004/2004FrenchES.pdf (date de consultation 18 décembre 2006)  

vendredi 20 avril 2007, a 19:42
portraits d'Europe de l'est
 

 



Une adolescente monoparentale et ses amis, Slovaquie.
(La maman en question est la 1ère à partir de la gauche et non pas celle qui tient le bébé)





Ma logeuse dans le nord de la merveilleuse Roumanie, dans la région du Maramures.

vendredi 20 avril 2007, a 16:26
L'équilibre mondial
 

 

vendredi 20 avril 2007, a 04:23
Changer le monde - partie I
 

Changer le monde, un geste à la fois

Tiré du site d'Équiterre  http://www.equiterre.qc.ca/12gestes/



Se transporter, se nourrir, consommer, interagir avec les autres ; autant de gestes que nous posons au quotidien. Additionnés les uns aux autres, ils contribuent à embellir notre monde… ou à le ternir.

À chacun de choisir.


Voici 12 gestes simples ayant un impact positif sur l’environnement et la société. Équiterre vous invite à partager les gestes qui font déjà partie de votre quotidien ainsi que ceux que vous aimeriez poser.


Joindre la campagne Un geste à la fois c’est affirmer que l’on veut une planète écologique et une société solidaire; c’est montrer à celles et ceux qui hésitent qu’ils ne seront pas seuls à agir; c’est poser un geste pour soi, pour nous et pour la planète; c’est démontrer à tous que oui, nous pouvons changer le monde!
      


TRANSPORT ÉCOLOGIQUE
Contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air…


1- En marchant ou en prenant son vélo pour tous les déplacements se trouvant dans le voisinage, par exemple l’épicier, la boulangerie ou le dépanneur.

2- En optant pour la marche, le vélo, le taxi, l’autobus, le métro ou le covoiturage plutôt que sa voiture pour se rendre au travail ou à son lieu d’études.

3- En utilisant une combinaison de transports collectifs, de vélo, de marche, de taxi et de location de voiture qui permettront de se défaire de sa voiture de façon définitive ou d’en réduire significativement son utilisation.



 CONSOMMATION SOLIDAIRE ET ÉQUITABLE

Ici comme ailleurs, je participe à une répartition plus juste des richesse...


4- En remplaçant ses achats de thé, de café, de chocolat, de cacao et de sucre par des produits équivalents certifiés équitables…

5- En choisissant des entreprises d’économie sociale comme des OBNL et des coopératives pour certains de ses achats tels que vêtements, artisanat et produits d’alimentation.


AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE
Consommer des aliments qui ont été produits dans le respect de l’environnement…


6- En achetant des produits certifiés biologiques 

7- En préparant un plat composé d’aliments produits par des fermiers ou des producteurs locaux 

8- En remplaçant un repas de viande conventionnelle par un autre composé de viande certifiée biologique ou un repas végétarien.


EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Économiser sur sa facture énergétique
et aider à la réduction des émissions de gaz à effets de serre…


9- En réduisant le thermostat de trois degrés Celsius au moment de quitter le domicile et durant la nuit.

10- En installant un pommeau de douche à débit réduit et en diminuant de trois minutes la durée de ses douches.


  IMPLICATION SOCIALE ET CITOYENNE

Je participe au développement social et démocratique de ma région ou de mon quartier...

11- En soutenant la mission d'un organisme à but non-lucratif, communautaire, ou encore, une entreprise de réinsertion sociale par des dons mensuels de temps et/ou d'argent.

12- En faisant la promotion de choix écologiques et socialement équitables auprès de mes représentants élus et de mes collègues de travail ou d'études.


jeudi 19 avril 2007, a 17:45
Le programme mondial pour les enfants
 


C'est à trois stades essentiels du développement, à savoir, la petite enfance, les années d'école primaire et l'adolescence, que se présentent des occasions inégalées de changer la vie d'une jeune personne.

En se renforçant mutuellement, les interventions effectués à chacun de ces stade et le soutien apporté aux enfants permettent d'espérer que cet engrenage de pauvreté et de sous-développement des enfants et des femmes, qui se perpétue de génération en génération, sera enfin brisé.

Cet espoir formidable pourrait même se réaliser en une génération. Pour y parvenir, l'UNICEF a identifié trois objectifs prioritaires :



Un bon départ dans la vie.


Tous les bébés doivent commencer leur vie en bonne santé et les jeunes enfants doivent grandir entourés d'affection, dans un milieu propice au développement de leurs aptitudes physiques, affectives et intellectuelles.


Une éducation de base de qualité.


Une éducation de qualité, qui encourage la participation et la réflexion critique tout en transmettant aux enfants les valeurs de la paix et de la dignité humaine, peut transformer la société en une génération. Lorsque leur droit à l'éducation est respecté, les enfants sont protégés contre de multiples fléaux tels que la pauvreté chronique, le travail en servitude, le travail domestique forcé, l'exploitation sexuelle à des fins commerciales ou l'enrôlement dans l'armée en période de conflit.


Quoique la majorité des enfants du monde soient scolarisés, 110 millions d'entre eux, dont près de 60 % de filles, restent privés d'instruction. En effet, dans certaines sociétés, on considère que celles qui sont destinées à être des mères et des épouses n'ont pas besoin d'aller à l'école.

Tous les enfants doivent avoir accès à une éducation de base dispensée dans un cadre propre, sans risque et intellectuellement stimulant afin d'acquérir la confiance en soi et les aptitudes dont ils auront besoin toute leur vie. Ils doivent également pouvoir achever cette éducation.



Des adolescents qui sont des citoyens attentifs, productifs et responsables.


L'adolescence est une période vulnérable, quoique remplie de promesses. Il faut donc offrir aux jeunes gens un milieu favorable et sans risque où ils auront fréquemment l'occasion de participer à la vie de la collectivité et de développer pleinement leur potentiel.


Protéger les droits des adolescents est un moyen efficace de les « vacciner » contre les maladies sexuellement transmissibles, notamment le VIH /SIDA, et de faire reculer les taux d'abandon scolaire, de toxicomanie et les comportements violents. Les jeunes sont souvent les mieux placés pour convaincre et aider les enfants du même âge. Les adolescents, comme tous les enfants, ont le droit d'être entendus et d'être associés aux décisions qui pèsent sur leurs intérêts, en fonction de leur âge et de leur maturité.  

jeudi 19 avril 2007, a 04:02
LA PARITÉ DES SEXES DANS L'ÉDUCATION
 

 

Genève/Pékin, 26 novembre 2005 - Quarante-six pays n'auront pas réussi à atteindre l'objectif de scolariser autant que filles que de garçons avant la fin de 2005, déclare l'Unicef à l'occasion du lancement d'un rapport illustrant les réussites obtenues et les défis à surmonter pour obtenir la parité des sexes dans l'éducation.


La parité des sexes (en 2005 à l'école primaire et secondaire et en 2015 à tous les niveaux d'enseignement) est la cible qu'il faut absolument atteindre pour réaliser l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) visant à l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes (OMD 3), et aussi pour parvenir à l'éducation primaire universelle en 2015 (OMD 2).


Malgré cela, près de 115 millions d'enfants, dont une majorité de filles, ne fréquentent toujours pas l'école primaire, selon l'Unicef, organisme chef de file de l'Initiative des Nations unies pour l'éducation des filles.

Le rapport Parité des sexes dans l'éducation : résultats et perspectives, connu sous le nom de Rapport GAP, examine plus particulièrement les différences persistantes entre filles et garçons au niveau de la scolarisation dans le primaire.


Tout en soulignant que 46 pays n'ont pas atteint ce but, le rapport déplore que dans d'autres pays, le taux absolu de scolarisation reste encore beaucoup trop bas.


Le fait de les exclure de l'école n'affecte pas seulement les filles et leurs
familles, rappelle le rapport. Cela met également en péril les initiatives de développement, car l'on a prouvé que l'éducation des filles joue un rôle important dans le développement social et économique.


"L'éducation est un élément fondamental dans la vie d'un enfant, fait valoir la directrice générale de l'Unicef, Ann M. Veneman. Le progrès national repose sur l'instruction, des filles en particulier, car elle débouche sur une plus grande productivité économique, une baisse de la mortalité maternelle et infantile et une probabilité plus grande de voir les enfants de la génération suivante aller à l'école". "Il est tout à fait possible d'atteindre cet objectif, car nous savons que beaucoup de pays ont accompli de grands progrès dans cette direction", affirme Mme Rima Salah, directrice générale adjointe de l'Unicef.


Sur les 180 pays pour lesquels on dispose de données, 125 (91 pays en
développement et 34 pays industrialisés) parviendront à la parité des sexes en 2005, inscrivant ainsi le même nombre de filles que de garçons à l'école.

Les enfants se voient privés d'éducation pour des raisons diverses, la pauvreté par exemple, ou la discrimination sexuelle, une mauvaise gouvernance, la maladie (dont le VIH/SIDA) ou encore des catastrophes naturelles ou des crises humanitaires.


Evoquant l'impact du VIH/SIDA sur les enfants, les enseignants et les écoles, Mme Veneman rappelle que la campagne de l'Unicef : "Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA", lancée récemment, avait pour objectif de sensibiliser la communauté internationale au sort des millions d'enfants dont l'éducation a été affectée par cette pandémie mondiale. Les enfants, surtout les filles, dont les parents vivent avec le VIH, sont souvent obligés de quitter l'école et de travailler pour faire vivre le reste de la famille.


L'Unicef recommande plusieurs mesures spécifiques pour parvenir à
l'éducation primaire universelle d'ici à 2015 :


abolir les frais de scolarité et autres coûts au niveau national,


offrir des bourses d'études et autres incitations financières aux enfants désavantagés,


fixer un plafond aux frais tels que les uniformes, les manuels scolaires et autres dépenses qui compromettent l'éducation,


donner un statut "d'urgence" aux nations ayant des taux de scolarisation

et de fréquentation peu élevés et leur offrir le même type d'assistance financière immédiate et de soutien technique qu'aux pays en situation de crise,


utiliser le système scolaire pour proposer d'autres services essentiels aux enfants, tels qu'une bonne alimentation, des vaccins et des cours d'hygiène.

Pour garantir l'éducation primaire universelle d'ici à 2015, le taux de scolarisation mondial devra augmenter de 1,3 pour cent par an pendant les dix prochaines années. Certains pays devront progresser à un rythme beaucoup plus soutenu. Ainsi, le Bénin devra avancer au rythme de 2,88 pour cent par an, l'Erythrée doit progresser de plus de 4 pour cent annuellement, le Népal de 2,25 pour cent et l'Afghanistan de 3,9 pour cent.

Ce rapport représente une première étape dans l'évaluation des progrès accomplis vers la cible de parité des sexes, et il débouchera sur un examen technique d'ensemble. Il contient des enquêtes approfondies sur le terrain ainsi que des rapports nationaux présentés sous forme multimédia, provenant d'institutions des Nations unies, d'ONG, de pays donateurs et de bureaux de pays. Il se concentre particulièrement sur 25 pays clés qui ont le plus d'obstacles à franchir pour scolariser leurs enfants, les filles en particulier.


Sources
: Nations unies et Unicef. New York, novembre 2005.


mercredi 18 avril 2007, a 21:24
Extraits du rapport sur les droits de l'enfant - février 2007
 

 
OBSERVATIONS FINALES SUR LES RAPPORTS PRÉSENTÉS EN VERTU DE LA CONVENTION
 






KENYA.
Dans ses observations finales sur le deuxième rapport périodique du Kenya, le Comité note avec satisfaction l'adoption d'une législation visant à promouvoir et protéger les droits de l'enfant, dont témoignent notamment la loi de 2001 sur les enfants, la loi de 2006 sur les délits à caractère sexuel ainsi que la loi de 2006 sur les réfugiés. Il salue également la ratification par le Kenya d'un certain nombre d'instruments internationaux, au nombre desquels le Protocole facultatif à la Convention portant sur l'implication des enfants dans les conflits armés. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en œuvre de la Convention, le Comité cite notamment la forte incidence du VIH/sida dans les zones urbaines comme rurales. Le Comité prie instamment le Kenya de poursuivre l'harmonisation de sa législation nationale avec les dispositions de la Convention, notamment en achevant la révision de la législation relative aux enfants orphelins et vulnérables, et d'œuvrer à l'adoption et à la mise en œuvre, sans délai, des diverses lois et politiques proposées qui bénéficient aux enfants et les protègent, ne ménageant à cette fin aucun effort pour mettre effectivement en œuvre, à titre prioritaire, la loi sur les enfants.

Le Comité se dit préoccupé par la persistance, tant dans la politique que dans la pratique, de la discrimination à l'égard de certains groupes d'enfants, en particulier pour ce qui est des fillettes, des enfants appartenant à certaines minorités, des enfants handicapés, des enfants réfugiés et des enfants requérants d'asile. Le Comité se dit également préoccupé par la discrimination de facto à laquelle sont exposés les enfants nés hors mariage, les enfants affectés ou infectés par le VIH/sida, les orphelins, les enfants des rues et les enfants nés de mère kényane et de père non kényan. Le Kenya est instamment prié de poursuivre la révision de l'ensemble de sa législation afin de la rendre pleinement conforme aux dispositions de l'article 2 de la Convention et de s'assurer de la pleine mise en œuvre, dans la pratique, de toutes les dispositions législatives. Le pays est instamment prié de combattre la discrimination en assurant l'égalité d'accès à l'éducation, aux soins et aux établissements de santé ainsi qu'aux programmes de réduction de la pauvreté.

Le Comité se dit par ailleurs profondément préoccupé par le fort pourcentage d’enfants non enregistrés à la naissance, en particulier dans les zones rurales, ainsi que par la discrimination existant en la matière à l’encontre des enfants nés hors mariage et des enfants nés de père non kényans. Il note en outre qu’en dépit d’une interdiction clairement énoncée dans la législation, les informations indiquent qu’elle existe encore dans la pratique. Le Comité se dit préoccupé par l’usage excessif de la force et par les enfants tués par balle à Kisumu en octobre 2005, ainsi que par les informations indiquant que des viols de fillettes par des agents responsables de l’application des lois n’ont pas fait l’objet d’enquêtes. Le Kenya est instamment prié de revoir sa législation et de s’assurer de sa mise en oeuvre effective afin d’accorder aux enfants une meilleure protection contre la torture et les mauvais traitements. Tout en se réjouissant de l’interdiction, en vertu de la loi sur les enfants de 2001, des châtiments corporels à l’école et dans les institutions, le Comité continue d’être préoccupé par le fait que les châtiments corporels restent pratiqués à la maison, ainsi que dans le contexte du système pénal, dans celui des soins de substitution et dans le contexte de l’emploi. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé par les informations indiquant que les adoptions internationales irrégulières et l’éventuel trafic d’enfants à cette fin existent encore.

 Le Comité fait en outre part de sa préoccupation face au nombre croissant d’enfants faisant l’objet de trafic interne et engagés dans la prostitution dans le cadre du tourisme sexuel, en particulier dans les régions côtières du pays. À cet égard, est jugé particulièrement préoccupant le fait qu’aucun âge minimum ne soit fixé pour le consentement sexuel des garçons. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé par les informations indiquant que bien que la peine capitale soit illégale pour les enfants, des informations font état d’enfants ayant été condamnés à mort. Il est recommandé au Kenya d’élever l’âge de la responsabilité pénale (8 ans actuellement) au moins à 12 ans. Il est également recommandé au Kenya de garantir qu’aucun enfant ne soit condamné à mort.

MALI.
En ce qui concerne le deuxième rapport périodique du Mali, le Comité note avec satisfaction l’adoption de la loi de 2006 rendant gratuit l’enregistrement des naissances; du décret créant la Commission nationale des droits de l'homme; du décret garantissant la gratuité du traitement antirétroviral; de la loi de 2001 sur la responsabilité pénale des mineurs et la création des tribunaux juvéniles. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en œuvre de la Convention, le Comité reconnaît les défis auxquels est confronté le Mali, à savoir le taux élevé de pauvreté, les sérieux problèmes d’accessibilité, en particulier dans les vastes zones désertiques du pays, ainsi que la prévalence de traditions et de coutumes susceptibles d’entraver les progrès vers la pleine réalisation de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales des enfants. Il est recommandé au pays d’adopter et d’appliquer pleinement le Code de protection de l’enfance, notamment en mettant en place les délégués à la protection de l’enfance et les délégués à la liberté surveillée. Il est en outre recommandé au Mali de renforcer de toute urgence ses efforts afin d’accroître les budgets consacrés à la mise en œuvre de la Convention.

Le Comité se dit préoccupé par le fait que, dans la pratique, la discrimination persiste à l’encontre des fillettes et de certains groupes d’enfants, en particulier les enfants handicapés, les enfants nés hors mariage, les enfants des familles défavorisées et les enfants des rues, y compris les garibou. Le Comité se dit en outre préoccupé par les dispositions légales empêchant les enfants d’acquérir la nationalité malienne par leurs mères.

L’enregistrement des naissances est un processus compliqué, poursuit le Comité; un grand nombre d’enfants ne sont pas enregistrés, ni à la naissance ni plus tard et de grandes disparités existent en la matière entre zones urbaines et zones rurales et reculées. Le Comité reste par ailleurs préoccupé par le fait que les châtiments corporels soient légaux à la maison et qu’ils soient utilisés au sein des familles, dans les écoles coraniques et dans les cadres de soins alternatifs, sans être explicitement interdits dans les institutions pénales. Il est recommandé au Mali d’élaborer et de mettre en œuvre une politique nationale globale pour les soins et la protection des orphelins et autres enfants vulnérables. Le Comité reste préoccupé par le fait que les adoptions internationales n’aient pas encore été suffisamment réglementées et que des enfants continuent de quitter le pays sans approbation des autorités en charge des questions d’adoption.


Le Comité se dit profondément préoccupé qu’aucune interdiction légale ne vise spécifiquement la pratique des mutilations génitales féminines. Est également jugée préoccupante la persistance de mariages précoces et forcés. Le Comité reste en outre préoccupé par le nombre élevé d’enfants infectés et/ou affectés par le VIH/sida et par le manque de mesures préventives prises ainsi que par l’assistance inadéquate apportée aux orphelins du sida. D’autre part, le Comité reste profondément préoccupé par la persistance de faibles taux de scolarisation et par les taux élevés d’illettrisme parmi les enfants. Il reste également profondément préoccupé par le nombre élevé et croissant d’enfants des rues et d’enfants mendiants. Le Comité note à cet égard que ces enfants mendiants – ou garibou - sont des élèves placés sous la garde des enseignants des écoles coraniques appelés marabouts. Ces enfants sont vulnérables à toutes les formes de violence, d’abus sexuels et d’exploitation, notamment économique. Est par ailleurs jugé préoccupant le nombre élevé d’enfants travaillant au Mali. Restant préoccupé par le trafic transfrontalier d’enfants vers d’autres pays de la région, en particulier du Mali vers la Côte d’Ivoire, le Comité recommande au Mali de prendre des mesures, y compris législatives, afin de prévenir le trafic d’enfants et de protéger les enfants contre ce trafic.

HONDURAS.
Dans ses observations finales sur le troisième rapport périodique du Honduras, le Comité se réjouit de l’adoption, en 2005, du plan national concernant les opportunités en faveur des enfants et des adolescents. Il note avec satisfaction l’accord conclu par le pays avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance, pour la période 2002-2006, afin d’appuyer la mise en œuvre de la Convention. Il se réjouit en outre de la mise en place, en 2002, d’une commission interinstitutionnelle contre l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents à des fins commerciales. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en oeuvre de la Convention, le Comité reconnaît que, si près de neuf années se sont écoulées depuis, le Honduras continue de panser les plaies liées aux effets de l’ouragan Mitch qui a dévasté le pays en 1998, causant des milliers de morts et détruisant la plupart des infrastructures alors que plus de 20% de la population étaient laissés sans abri suite au passage de cet ouragan.

Le Comité se dit extrêmement préoccupé par le nombre très élevé de disparitions et de meurtres extrajudiciaires d’enfants, y compris entre les mains de membres des forces de police, ainsi que par le fait que ces meurtres ne donnent pas lieu à une ferme condamnation ni à une action adéquate de la part des autorités et du public dans son ensemble. Nombre de ces crimes sont restés jusqu’ici impunis, insiste le Comité. Il est notamment recommandé au Honduras de réduire la disponibilité des armes et d’assurer que leur vente ne se fasse que sous strict contrôle gouvernemental. Il lui est également recommandé de traiter les causes profondes de ces actes violents, notamment la pauvreté et la marginalisation, étant donné que ces actes semblent se produire dans les zones métropolitaines les plus pauvres de Tegucigalpa et San Pedro Sula.


Le Comité fait en outre part de sa préoccupation face à la violence domestique et à la violence contre les enfants, y compris les abus sexuels, qui constituent un problème sérieux et croissant au Honduras – 4’000 cas de violence, d’abus et de mauvais traitements à l’encontre d’enfants étant rapportés chaque année. Le Comité se dit en outre préoccupé par la situation générale des enfants handicapés dans le pays, un très fort pourcentage d’entre eux ne suivant pas l’école primaire et n’achevant aucun niveau d’éducation. D’autre part, la malnutrition, en dépit de quelques progrès, reste une des causes principales de mortalité infantile et se situe à un niveau très élevé, en particulier dans les zones rurales. En outre, l’incidence du VIH/sida croît de manière inquiétante au Honduras et se situe à un niveau substantiellement plus élevé que la moyenne de la région. Le Comité reste également préoccupé par la faible qualité de l’éducation dans le pays et par le taux d’illettrisme élevé qui y prévaut. Est également jugé préoccupant le nombre encore élevé d’enfants, en particulier dans les zones rurales et parmi la population autochtone, qui travaillent dans des conditions hautement dangereuses et dans des conditions d’exploitation.

Le Comité se dit également préoccupé que l’exploitation sexuelle des enfants, en particulier des fillettes, et le trafic à cette fin sont de sérieux problèmes au Honduras. En outre, la prostitution des enfants et le tourisme sexuel visant les enfants sont communs et orientés à la hausse. S’agissant de l’administration de la justice pour mineurs, le Comité se dit préoccupé par le fait que la privation de liberté est régulièrement utilisée en raison du manque de mesures alternatives. Le Comité est également préoccupé par les mauvaises conditions de détention, en dépit de progrès récents, dans les centres pour enfants. De plus, les décisions de privation de liberté ne sont pas révisées périodiquement. 




MALAISIE.
En ce qui concerne le rapport initial de la Malaisie, le Comité félicite le pays pour les améliorations notables qu’il a apportées dans les domaines économique et social, notamment du fait de ses investissements continus dans les services de santé, dans la protection des infrastructures et dans le système éducatif. Il note en outre avec satisfaction la mise en place en 2005 de la Division spéciale des enfants au sein du Ministère du bien-être social. Il se réjouit également de l’adoption de la loi de 2001 sur les enfants, qui est guidée par les principes de la Convention. Le Comité recommande néanmoins au pays de mener une étude comparative internationale sur les implications du système juridique dualiste associant droit civil et loi de la charia et, sur la base des résultats de cette évaluation, de prendre les mesures nécessaires pour réformer le système dualiste en vue de retirer les incompatibilités entre ces deux sources de droit afin de créer un cadre juridique harmonieux susceptible, par exemple, de fournir des solutions aux différends pouvant opposer, en matière de droit familial, les musulmans et les non-musulmans.

Le Comité se dit alarmé par le nombre élevé de travailleurs migrants domestiques dans le pays, y compris des enfants domestiques qui travaillent dans des conditions qui sont dangereuses et interfèrent avec leur éducation. S’agissant des enfants des rues, le Comité note avec préoccupation que des "opérations de nettoyage" se sont traduites par la détention d’enfants des rues et que les attitudes publiques négatives et les préjugés à l’encontre de ces enfants ne font qu’exacerber leur situation déjà difficile. Etant donné que la Malaisie est un pays de destination, mais aussi un pays d’origine et de transit pour le trafic des enfants à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé, le Comité note avec une grande préoccupation l’absence de loi et de politique spécifique visant à combattre le trafic entre pays. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé par l’usage croissant de drogues illégales, en particulier les amphétamines et l’ecstasy, parmi les adolescents. Enfin, le Comité recommande à la Malaisie d’accroître de toute urgence l’âge de la responsabilité pénale en le portant à au moins 12 ans et d’élaborer et mettre en œuvre un système complet de mesures alternatives à la privation de liberté.

CHILI.
S'agissant du troisième rapport périodique du Chili, le Comité note avec satisfaction les nombreuses mesures législatives et programmatiques prises par le pays pour mettre en œuvre la Convention, au nombre desquelles figurent la réforme constitutionnelle de 2003 qui étend à un minimum de 12 ans l'obligation scolaire; la mise en place du plan de santé baptisé AUGE; la création des tribunaux de la famille; ou encore la création des bureaux de protection des droits de l'enfant. Le Comité tient également à saluer la ratification par le Chili des deux protocoles facultatifs se rapportant à la Convention. Il est toutefois recommandé au Chili d'achever rapidement le processus de réforme de la loi juvénile de 1967 afin d'assurer une protection globale à tous les enfants et d'établir une distinction claire entre les enfants ayant besoin de protection et ceux qui sont en conflit avec la loi.

Le Comité regrette en outre que la coopération avec la société civile reste limitée. Tout en se réjouissant que l'âge minimum du mariage ait été élevé à 16 ans pour les garçons et les filles, le Comité recommande au Chili de revoir encore la législation afin de porter cet âge à 18 ans. Le Comité reste en outre préoccupé que certains groupes vulnérables - notamment les enfants autochtones, migrants et réfugiés, ainsi que les enfants handicapés, les enfants issus de milieux socioéconomiques défavorisés et les enfants vivant dans les zones rurales - continuent d'être victimes de discrimination, en particulier du fait de leur accès réduit à l'éducation. Le Comité note par ailleurs que les grossesses continuent de se traduire par l'expulsion des filles du système scolaire en dépit d'une interdiction explicite de toute discrimination sur cette base. Le Comité se dit également préoccupé par le fait que les relations homosexuelles en dessous de 18 ans continuent d'être pénalisées, ce qui témoigne d'une discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.

Le Comité se dit en outre préoccupé que les enfants continuent d'être soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants de la part d'agents responsables de l'application des lois, notamment dans les lieux de détention. Sont également jugées préoccupantes les informations faisant état d'un usage excessif de la force et de détentions arbitraires par la police durant les manifestations étudiantes de 2006. De l'avis du Comité, il est regrettable que le Code civil semble autoriser les châtiments corporels au foyer. Le Comité reste préoccupé par le fait que les cas de violence et d'abus sexuels contre les enfants sont en augmentation. Est aussi jugé préoccupant le caractère inadéquat des ressources disponibles pour les enfants handicapés, en particulier pour ce qui est de garantir leur droit à l'éducation. Se disant préoccupé par le taux élevé de grossesses d'adolescentes, le Comité prie instamment le Chili de revoir sa politique consistant à pénaliser l'avortement en toutes circonstances, y compris en cas de viol, d'inceste ou lorsque la vie de la mère est en danger.

Le Comité exprime par ailleurs sa préoccupation face au grand nombre d'enfants qui sont victimes d'exploitation économique et se dit en particulier alarmé par le grand nombre de ceux qui sont exposés à des travaux dangereux et/ou dégradants. Est aussi jugé préoccupant le nombre élevé d'enfants des rues et la stigmatisation dont ils continuent de souffrir. Le Comité regrette par ailleurs le caractère inadéquat des mesures de prévention en ce qui concerne l'exploitation sexuelle et la vente d'enfants. Le tourisme sexuel est jugé préoccupant. Le Comité se dit préoccupé par la nouvelle législation en matière de responsabilité pénale des adolescents, qui autorise la privation de liberté pour une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans à l'encontre des adolescents âgés de 14 à 16 ans ainsi que l'application, dans certaines circonstances, d'une réponse pénale pour les enfants de moins de 14 ans. Enfin, le Comité regrette que la Constitution chilienne ne contienne toujours pas de dispositions spécifiques reconnaissant les peuples autochtones et leurs droits. Le Comité se dit préoccupé par le haut niveau de corrélation existant entre pauvreté et origine autochtone, ainsi que par la discrimination de facto que continuent de subir les enfants autochtones, en particulier dans les domaines de l'éducation et de la santé.


mercredi 18 avril 2007, a 03:30
La déclaration universelle des droits de l'homme
 

 Ce que j'étudie par les temps qui courent... Un document fondamental en version intégrale !

Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhrente à  tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à  des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.


Considérant
qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à  la révolte contre la tyrannie et l'oppression.


Considérant
qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.


Considérant
que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à  nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à  favoriser le progrès social et à  instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.


Considérant
que les Etats Membres se sont engagés à  assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


Considérant
qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.


L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme
comme l'idéal commun à  atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à  l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.


Article premier  Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3 Tout individu a droit à  la vie, à  la liberté et à  la sûreté de sa personne.

Article 4 Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5 Nul ne sera soumis à  la torture, ni à  des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6 Chacun a le droit à  la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7 Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à  une égale protection de la loi. Tous ont droit à  une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à  une telle discrimination.

Article 8 Toute personne a droit à  un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9 Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. 

Article 10 Toute personne a droit, en pleine égalité, à  ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à  ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à  sa défense lui auront été assurées.

2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.


Article 12 Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à  son honneur et à  sa réputation. Toute personne a droit à  la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13 

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.


Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.


Article 15 

1. Tout individu a droit à  une nationalité.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.


Article 16 

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à  la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à  la protection de la société et de l'Etat.


Article 17 

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à  la propriété.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.


Article 18 Toute personne a droit à  la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19 Tout individu a droit à  la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20 

1. Toute personne a droit à  la liberté de réunion et d'association pacifiques.

2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.


Article 21 

1. Toute personne a le droit de prendre part à  la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à  accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.


Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à  la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à  sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à  la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.


Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conformeà  la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.


Article 24 Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25 

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

 
Article 26 

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.


Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.


Article 28 

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.


Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.


Article 30 Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

lundi 16 avril 2007, a 16:30
Jeux pour les tout-petits
 

  Ici, vous trouverez des idées de bricolage,
des recettes, des histoires,
des chansons, de jeux à la maison,
et des jeux en ligne pour les 3 ans et plus.


Tête-à-modeler

Chez Lorry

ze-best 3000





lundi 16 avril 2007, a 01:15
Le partage du savoir
 




Un peu de pub personnelle au passage, mes travaux en vente pour quelques euros =)


Première Guerre mondiale: de sa mise en place aux répercussions mondiales post-guerre (histoire)
Parallèle entre la Russie et le Canada (géographie)
La Révolution russe : du tsarisme au communisme (histoire)

Les nouveaux visages de la peur en Occident (questions sociales)

Histoire de l'émancipation féminine (histoire)

Émergence du nationalisme en Inde, au Japon et en Chine (géopolitique)


lundi 16 avril 2007, a 01:05
La prostitution n'est pas cool
 



Réseaux de trafic sexuel et prostitution dans l’Union Européenne
par Lorena Galliot   


  Conséquence peu connue de l’ouverture des frontières de l’Union Européenne à de nouveaux pays membres, l’accroissement des flux migratoires de femmes à des fins de prostitution posent un véritable défi aux autorités européennes en matière de lutte contre la criminalité organisée et de respect des droits de la femme.  

A l'Est, les causes:  La précarisation de la population féminine dans les anciens pays de l'Est   Dans les anciens pays socialistes, la libéralisation des marchés après la chute du régime soviétique n’est pas allée de paire avec une évolution des mœurs, et les femmes doivent souvent payer au prix fort le passage à une société et une économie de marché : dans les années 90, la transition a entrainé un accroissement spectaculaire du chômage des femmes, une fin soudaine de la prise en charge étatique de la santé, des soins aux enfants, du logement, etc. Dans ces pays, la représentation des femmes dans les institutions est en recul, et non le contraire, bien qu'il reste plus élevé que dans certains Etats de l'Ouest.
 
Le rapport de l’UNICEF de juin 2002 sur la traites des femmes et des enfants en Europe de l’Est et du Sud relève que : « dans les pays d’Europe Centrale et Orientale avec des économies en transition entre l’ère socialiste et l’ère mondialisée, on constate une dégradation du statut politique et social des femmes. Les violences sexistes, la contradiction entre la position inférieure des femmes dans les hiérarchies familiales et sociales et leur importante part de responsabilité pour assurer le bien-être de leurs familles, le manque d’influence des femmes dans la vie publique et leur exclusion des processus décisionnels sont des courants croissants.

»   De l’Est vers l’Ouest : un trafic sexuel en plein essor 

Conséquence directe de la précarisation grandissante d’importants segments de la population féminine dans les anciens pays socialistes : les pays d’Europe de l’Est et du Sud sont devenus des pourvoyeurs majeurs de prostitution, notamment vers l’Europe Occidentale. En 2005, Europol a estimé le nombre de femmes et des enfants trafiqués à des fins de prostitution en provenance d’Etats indépendants de l’ex-URSS, de l’Europe de l’Est et de l’Europe du Sud à plus de 175 000 personnes par an.   Quand aux migrations légales entre pays membres de l’Union Européenne, également à des fins prostitutionnelles, sont impossible à quantifier. Un exemple frappant illustrant l’augmentation des migrations légales ou illégales a eu lieu en Allemagne (où la prostitution est considérée comme légale dans certains Länder) lors de la Coupe du monde de football en 2006. A côté du stade principal de Berlin, la municipalité a financé la construction d’un complexe "de charme" de 3000 mètres, avec 100 femmes en continu pour servir jusqu’à 650 clients par jour dans des « cabines de prestation » individuelles et amovibles, assez semblables à ces toilettes temporaires installés tout autour des grandes foires ou parcs d’exposition. Plus de 40 000 femmes sont estimées avoir été « importées » dans le pays pour offrir des services sexuels aux millions de supporters. Sous prétexte que « football et sexe sont indissociables » (sic), les autorités ont vanté « l’hygiène » et la « sécurité sanitaire » de ce genre d’établissement. En réalité, les contrôles sanitaires imposés sont une humiliation de plus pour les femmes prostituées, vu qu’elles seules, et non les clients, sont obligés d’effectuer des dépistages réguliers.

Combien coûte une « fille de l’Est » ?

Le marché du sexe est une source de revenus très lucrative, pour des intermédiaires bien plus que pour les femmes elles mêmes. En Europe de l’Ouest, à la fin de la chaîne de transactions, le prix d’une Européenne en provenance des anciens pays « socialistes » se situe entre 15 000 et 30 000 euros. Au début de la chaîne, à titre d’exemple, les ressortissantes de la République de Moldavie sont vendues à de proxénètes albanais pour des sommes variant entre 1000 et 5000 euros, puis brisées psychologiquement et vendues de nouveau en Europe de l’Ouest avec un profit important (de l’ordre de 150%). Pour les proxénètes et autres figures clefs des réseaux de trafic humain, la rétention des gains de chaque passe est un moyen de garder les personne prostituées dans une situation de vulnérabilité et de dépendance extrême.

Des réseaux structurés par la violence


La violence est constitutive de la marchandisation des êtres humains et de leur corps. Les méthodes de recrutement des proxénètes ne sont pas la simple addition de conduites privées « abusives », mais s’insèrent dans un système structuré qui nécessite la violence. Tout d’abord, les sociologues insistent sur le fait que la précarité économique seule ne suffit pas à pousser une femme vers la prostitution : il faut au préalable un traumatisme provoquant une perception des rapports entre femmes et hommes ayant intégré la violence. Une étude menée en France a montré qu’entre 80 et 95% des femmes prostituées ont été victimes d’une ou plusieurs agressions sexuelles dans leur jeunesse. La grande majorité des femmes interrogées disent penser « qu’elles ne méritent pas mieux » que de se prostituer.

Dans les cas où les femmes ne se prostituent pas pour leur compte mais « sont » prostituées par un souteneur ou une organisation criminelle (70% des cas en France), elles disposent d’aucune liberté dans l’activité qu’elles exercent : elles ne sont pas libres de refuser un client qui est saoul, brutal ou refuse de mettre un préservatif ; elles ne sont pas libres de choisir le nombre de passes par soir, parfois obligées de servir jusqu’à une vingtaine de clients par nuit ; elles ne sont pas libre d’aller et venir ni encore moins de disposer de l’argent payé pour leurs services.

Selon le professeur Richard Poulin, la violence exercée par les réseaux de crime organisé dédié à la prostitution est décisive dans la production des « marchandises sexuelles » que sont les personnes prostituées. « En vingt jours, on peut briser n’importe quelle femme et la transformer en prostituée », raconte un responsable bulgare d’un foyer de réinsertion.  Il existe des camps d’abattage ou de soumission non seulement dans les pays du Sud, mais également dans les Balkans, en Europe centrale et en Italie, où l’abattage est nommé « écolage ». Dans ces camps, les femmes sont enfermées durant des semaines dans des conditions d’insalubrité et d’isolement effroyables, battues, violées à répétition et droguées, parfois durant des mois, avant d’être mises sur le marché. Les camps sont fondamentaux non seulement pour le développement des marchés, mais également pour la « fabrication » même des « marchandises », car ils contribuent à rendre les personnes prostituées « fonctionnelles » - cette industrie exigeant une disponibilité totale des corps. Dans de telles conditions, peut-on réalistement soutenir qu’il existe vraiment une prostitution « libre », volontairement choisie ?

A l'Ouest: la disparité des politiques nationales - le cas Allemand, le cas Français et l'exception Suèdoise


Les politiques en matière prostitution, et les résultats obtenus,  varient énormément entre pays de l’Union Européenne. Quelques exemples :

- En Allemagne et aux Pays-Bas la prostitution est légale et réglementée, considérée comme une profession comme une autre. Résultat : depuis la légalisation de la prostitution et du proxénétisme en Allemagne, l’industrie du sexe a connu une croissance exponentielle. En 1998, on estimait à 20 000 le nombre de personnes prostituées ; en mars 2006, les autorités en dénombrent 400 000, dont 75% au moins d’origine étrangère. Les études dans ces pays montrent que l’existence de bordels légaux ne diminue pas le taux de migrantes illégales exploitées travaillant dans des conditions de précarité extrêmes ; bien au contraire, les maisons closes illicites prolifèrent aux côtés des établissements réglementés, et les moyens de contrôle des autorités sont dérisoires.

En février 2005, l’opinion Allemande a été révoltée par le cas relaté dans la presse d’une serveuse de 25 ans qui, ayant refusé une offre d’emploi constituant à vendre des « services sexuels » dans un bordel de Berlin, s’est vu menacée du retrait de ses allocations chômage par son agence pour l’emploi. En effet, depuis les réformes sociales en Allemagne, une femme de moins de 55 ans qui a été sans emploi depuis plus d’un an peut être forcée à prendre un poste vacant - y compris dans l’industrie du sexe - sous peine de perdre ses allocations de chômage. Le taux de chômage dans ce pays est en augmentation depuis onze mois et a atteint la barre des 4,5 millions de personnes sans emploi. Le gouvernement avait envisagé de placer les bordels en dehors des employeurs potentiels sur la base de considérations morales, mais il a finalement décidé qu’il serait trop difficile de les distinguer des bars. En conséquence, les agences pour l’emploi doivent traiter les employeurs à la recherche d’une prostituée de la même manière que ceux cherchant une secrétaire ou femme de ménage. Quand la serveuse a entamé une procédure judiciaire à l’encontre de l’agence pour l’emploi, elle s’est rendue compte que celle-ci n’avait pas enfreint la loi ! « Il n’y a rien dans la loi qui empêche les femmes d’être envoyées dans l’industrie du sexe », a déclaré Merhthchild Garweg, avocate à Hamboug, au quotidien The Telegraph. - La France mène une politique ambiguë de criminalisation du « racolage » et des migrations à des fins prostitutionnels, mais de tolérance de la prostitution en soi. Pour le mouvement du NID, association de défense du droit des personnes prostituées, la loi Sarkozy votée le 13 février 2003 est incompatible avec la convention de Palerme contre la criminalité transnationale organisée, dont le protocole sur la traite souligne que les personnes prostituées ne seront plus perçues comme des délinquantes mais comme des victimes et que toutes devront être protégées. Dans un communiqué en mars 2003, le mouvement a affirmé que « l’on ne résout pas un problème d’exploitation en sanctionnant les exploitées », et déploré que la prostitution ne soit traité que comme un trouble à l’ordre public. « Aucune politique de fond n’est engagée. Les autorités policières et judiciaires ne sont pas formées pour interroger les prostituées arrêtées en tentant compte de leur passé traumatique, et les réponses sociales d’encadrement et de protection des personnes victimes de la traite sont quasi inexistantes. Les seuls buts de la politique actuelle semblent être en réalité la répression de l’immigration clandestine et le « nettoyage » des trottoirs, partie visible de la prostitution. » Le ministère de l’Intérieur affirme que l’arrestation de personnes prostituées permet de remonter à leurs souteneurs et les organisations criminelles qui les emploient, mais le Préfet de Paris Jean-Paul Proust a avoué que remonter ces filières s’avère très difficile, et fait état de seulement 275 proxénètes interpellés pour 1732 prostituées arrêtées, la plupart d’origine étrangère. L’écart saute aux yeux. Pour le mouvement du Nid, une éventuelle régularisation des prostituées étrangères ne doit pas être liée à des conditions de délation qui risquent de mettre leur vie en danger, les forces de l’ordre n’ayant aucun moyen d’assurer leur protection à long terme contre des réseaux criminels très puissants. L’état actuel de la loi prévoit uniquement une expulsion du territoire sans aucun suivi social.


- En contraste, la Suède a adopté en 1999 une démarche très innovante et totalement inverse à ce qui existe dans le reste de l’Europe : a) criminaliser l’achat des faveurs sexuelles et b) décriminaliser la vente de ces faveurs. La Suède a été le premier pays a officiellement désigner les prostituées comme des victimes d’exploitation, et les clients comme les exploitants, comme le souligne la documentation accompagnant le texte législatif présenté par le gouvernement : « La Suède considère la prostitution comme une dimension de la violence masculine faite aux femmes et aux enfants. La prostitution y est officiellement reconnue comme une forme d’exploitation des femmes et des enfants, donc comme un problème social grave. L’égalité des sexes sera impossible tant que des hommes achèteront, vendront et exploiteront des femmes et des enfants par la voie de la prostitution ».


À cette stratégie juridique à deux volets s’ajoute un troisième élément essentiel : La loi suédoise sur la prostitution prévoit des sommes importantes destinées à des services sociaux complets pour toute personne prostituée qui veut de l’aide afin de quitter la prostitution. La loi prévoit également des budgets pour sensibiliser la population et l’ensemble de l’appareil judiciaire. Résultat : Dans la capitale, Stockholm, le nombre de femmes prostituées de rue a diminué des deux tiers et le nombre de clients a baissé de 80%. Dans d’autres grandes villes suédoises, la prostitution de rue a pratiquement disparu. Ont également disparus les célèbres bordels et salons de massages qui ont pourtant proliféré pendant les 30 dernières années du 20e siècle quand la prostitution était légale. De plus, le trafic de femmes étrangères destinées à devenir des « travailleuses du sexe » a été pratiquement éliminé en Suède. Selon le gouvernement suédois, le trafic sexuel n’a amené que 200 à 400 femmes et filles dans ce pays au cours des dernières années, un nombre négligeable comparativement aux 15 000 à 17 000 femmes que le trafic d’esclaves sexuels amène chaque année en Finlande, le pays voisin.

 
Conclusion: la nécessité d'une politique Européenne commune

Aucun pays Européen n’a obtenu des résultats aussi prometteurs en matière d’endiguement de la prostitution et des trafics sexuels que la Suède. C’est dans cette optique que Gunila Ekberg, conseillière au ministère des affaires étrangères en Suède, a coordonné une campagne commune contre la traite des femmes entre huit pays du Nord de l'Europe, malgré des différences idéologiques. Les premiers succès de cette campagne, placés sous le signe de l'égalité homme-femme et non sous celui de l'ordre public, laisse augurer une nouvelle direction des politiques Européenes en mantière de lutte contre le trafic sexuel. Face à l'ampleur de ces trafics, leur imbrication étroite dans nos sociétés et l'intertie de l'opinion publique dans la majorité des pays Européens, une harmonisation des politiques et une coopération à échelle européenne est indispensable.

 
 http://www.nouvelle-europe.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=130&Itemid=64

-------------------

 Pour en savoir plus :


Sur le Net  4NID : site de l'association de lutte pour les droits des personnes prostituées 9Sisyphe.org : site dédié au droit des femmes; la rubrique "prositution" présente un très riche séléction d'articles dédié à la traite des femmes et des enfants, témoignages de personnes prostituées, d'experts, etc. 4site en anglais d'une association américaine de lutte contre la prostitution et les trafics sexuels  

 

  

dimanche 15 avril 2007, a 19:53
complément d'information sur le travail des enfants
 

 

Pour ceux qui désirent approfondir le sujet, ces liens (il en manque, et des très importants, je reviendrai plus tard en ajouter) :

http://www.droitsenfant.com/travail.htm

http://www.droitshumains.org/DE/proteg-travail.htm

http://www.unicef.org/french/protection/index_childlabour.html

http://72.14.203.104/search?q=cache:tldyACGm9R4J:www.ilo.ch/public/french/bureau/inf/download/child/childday06.pdf+%C3%A9conomie+travail+des+enfants&hl=en&gl=ca&ct=clnk&cd=15&client=firefox-a

http://usinfo.state.gov/journals/ites/0505/ijef/ijef0505.htm

http://www-wds.worldbank.org/external/default/main?pagePK=64193027&piPK=64187937&theSitePK=523679&menuPK=64187510&searchMenuPK=64187283&siteName=WDS&entityID=000012009_20041012104522


Népal

http://www.unicef.org/infobycountry/nepal_nepal_statistics.html

http://www.ilo.org/public/english/region/asro/newdelhi/ipec/responses/nepal/index.htm

http://www.cwin.org.np/press_room/factsheet/child_labour_in_nepal.htm

http://www.nepalvista.com/realnepal/child.html


dimanche 15 avril 2007, a 18:25
AIDEZ LES DÉMUNIS SANS DÉBOURSER de votre poche UN CENT !
 

 
Gé-ni-al !

À chaque emploi de ce moteur de recherche, un montant est versé à l'oeuvre de charité de votre choix. Il s'agit d'un moteur de recherche classique, à la manière de Google,  moins "user friendly" à mon goût, mais vraiment, ça vaut la peine de l'utiliser de temps en temps, ne serait-ce que pour aider une cause qui vous tient à coeur.

Ici : http://www.everyclick.com/

Sur la page d'accueil, vous sélectionez «Select the charity you would like to support» pour effectuer votre choix d'organisme.

Avec mes seules recherches habituelles sur le net, environ 5-10$ sont versés mensuellement.

samedi 14 avril 2007, a 19:22
Photos-témoins
 

  Deux images tirées du quotidien népalais.  J'ai vécu quatre mois dans ce petit pays enclavé entre les géants que sont la Chine et l'Inde.


Un village de la minorité newari au sud de Katmandou.







La rentrée scolaire dans école privée.

vendredi 13 avril 2007, a 21:02
PARTEZ !!!!!!!!!!!!
 

  Les premiers liens que je vous propose ont pour but de vous inciter à oser VOYAGER !

Des sites en anglais d'excellente qualité, où vous trouverez une  mine d'informations :

travelpunk.com

la communauté la plus sympa, réponse garantie (à moins que vous n'envisagiez un séjour sur la lune!) et une énergie qui mettra un terme à vos hésitations «partira, partira pas?». En plus des renseignements sur les pays, il s'y trouve une foule d'infos sur l'équipement requis, le budget pour les fauchés rêveurs, des conseils aux timides, aux voyageurs solo et pour les tour du monde également.

travellerspoint.com

site fantastique qui offre également des conseils très personnalisés via les experts par pays.



En français, je recommande abm.fr et tourdumonde.be (forum forum.tourdumonde.be).

Présentation
Globetrotter dans l'âme maintenant plus que dans l'action, parce que famille et études à plein temps obligent.

Ce blog présentera au fil de mes temps libres (!)
des articles sur des sujets aussi vastes que le vie.

Et puis, je passe tellement de temps sur Google, qu'autant faire bénéficier les résultats de mes recherches au plus grand nombre.
Je mettrai donc en ligne des tas de liens regroupés par thème.

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commentaire(s)
Pour les enfants : quels sont vos droits ? Sugus96 (19/02/2012 22:00)

Bonjour je m appelle...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? melouka (25/01/2012 19:25)

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Pour les enfants : quels sont vos droits ? rachel (12/01/2012 20:13)

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