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Quand les hommes d'amour vivront
dimanche 13 mai 2007, a 03:09
La Femme au Népal
 


(extraits)

De part sa situation géographique singulière, véritable bout de terre perdu entre les deux pays qui comptent le nombre le plus élevé d'habitants au monde, le royaume du Népal est une enclave charnière reliant les deux gigantesques portes des empires chinois et indiens. Pays de l'extrême, sa condition d'équilibriste frontalier reflète parfaitement l'instabilité politique dans laquelle il évolue depuis plusieurs décennies.

Lorsque l'on se penche sur l'importance accordée par les autorités dirigeantes à la condition de vie des femmes népalaises, le constat est qu'il ne donne pas l'image d'un pays démocratique soucieux des droits humains!  Pourtant, en 1990, le royaume du Népal était le seul pays de l'Asie du Sud-est à ratifier sans réserve certaines conventions majeures sur le respect des droits humains et notamment la CEDEF concernant particulièrement les droits des femmes.

Dans ce contexte politique défavorable, les femmes ne concentrent, sur elles et leurs droits, que peu d'intérêt. D'autant que la puissance des coutumes discriminatoires, pour la plupart empruntées à l'Inde et à la Chine, font des filles et des femmes une classe inférieure, des individus de moindre importance, et ce, avant même leur naissance. Les règles de ces traditions patriarcales expriment déjà que la venue au monde d'un garçon sera grandement plus appréciée que celle d'une fille. Ensuite, comme il est coutume de ne pas savoir ce que l'on va bien pouvoir faire d'une fille au sein des familles, jugée inutile et non porteuse d'avenir, il paraît plus simple de la vendre, avant qu'elle ne devienne "femme", à des trafiquants pour alimenter le marché de la prostitution en Inde, ou bien de les donner en offrande à un temple où elles serviront d'esclaves sexuelles aux prêtres - c'est ce que l'on appelle le système des "deuki" - avant d'être parfois rejetées et livrées à elles-mêmes sur les trottoirs népalais ou d'ailleurs.

Ainsi, le fossé qui sépare la signature de certains traités internationaux, relatifs au respect de la personne humaine, de la réalité des citoyennes népalaises est large et profond. Un abîme qui s'accentue dans l'application permanente de toutes formes de discriminations à l'encontre de leur intégrité, notamment par le manque de scolarisation des filles et le poids délibéré qu'elles constituent pour sa communauté familiale ; par le système de la dot qui incombe à la future mariée, courant le risque d'être battue, parfois à mort, si celle-ci est estimée insuffisante par le futur mari et la belle-famille ; par la quantité, encore trop importante, de mariages qui se révèlent donc précoces et qui sont bien souvent la raison de mauvais traitements perpétrés à l'égard des jeunes mariées à cause de la différence d'âge en vigueur entre les deux époux ; mais, aussi, par le nombre encore considérable de lois qui leurs sont discriminatoires et qui favorisent sans détour les hommes au détriment des femmes, notamment sur les biens de propriété ou les témoignages en cas de procès de femmes violées ou battues ; et, enfin, par cette loi qui interdit la pratique de l'avortement, même en cas de viol, et qui rend passibles, celles qui en feraient l'usage, de plusieurs années d'emprisonnement.
 
Si aujourd'hui le Népal est toujours le royaume qui porte le toit du monde, il est loin d'être celui qui le représente : entre la cave et le grenier, il y a l'endroit où l'on vit ! 

http://www.fraternet.com/femmes/art76.htm

dimanche 13 mai 2007, a 02:51
LA SITUATION DE LA FEMME EN INDE
 

(extraits)
Par Léa Capuano et Mia Angelo

 

En Inde, les droits des femmes restent malheureusement limités. Durant sa vie, la femme doit faire face à de nombreux obstacles. Voici les difficultés qu’une femme peut rencontrer durant son évolution, de sa naissance jusqu’à sa vie conjugale et maternelle.

 

Dès la naissance, les bébés de sexe féminin ont moins de chances de vivre que les bébés de sexe masculin. En effet, l’amniocentèse, davantage pratiquée pour déterminer le sexe du fœtus que pour déceler des pathologies du bébé, favoriserait les avortements sélectifs : les estimations portent à 10 millions le nombre de filles qui ne sont pas nées dans ce pays. La raison de ces avortements est que les Indiens préfèrent avoir un garçon, car ce sont eux qui perpétuent le patronyme, s'occupent des parents lorsqu'ils sont vieux et, surtout, héritent des terres. En revanche, pour les Indiens, les filles n'apportent rien, bien au contraire, car il faut même payer leur dot à la famille de leur mari. Un vieux proverbe résume même cette situation : "Élever une fille, c'est comme arroser le jardin d'un voisin".

 

Dès leur plus jeune âge, les petites Indiennes se doivent au travail ou à la tenue de la maison familiale, l’éducation scolaire n’étant pas considérée comme une priorité. 28 millions de fillettes sont malheureusement privées de scolarité. La pauvreté et la discrimination sont les principales causes de ce phénomène. En étant privées d’école, ces fillettes ne pourront pas se cultiver, apprendre à raisonner par elles-mêmes, se former à un métier d’avenir pour pouvoir devenir autonomes et enfin ne plus dépendre ni du père ni du mari.

 

En Inde, 46% des femmes de 20 à 24 ans se sont mariées ou vivaient en concubinage avant l’âge de 18 ans. L’une des principales raisons est d’ordre économique. En Inde, où les ménages pauvres s’endettent pour verser une dot à la famille du mari, la somme est d’autant moins élevée que la fille est jeune. Une autre raison tient à l’espoir d’écarter les filles de possibles agressions sexuelles. Cette pratique devient un obstacle à quasiment tous les objectifs : éliminer la pauvreté et la faim, parvenir à l’éducation primaire universelle, promouvoir l’égalité des sexes, protéger la vie des enfants, améliorer la santé maternelle, combattre les épidémies et les maladies.

Enfin, en terme de santé, si le mariage précoce n’est pas une cause directe de mortalité, il reste l’un des facteurs aggravant les risques de mortalité maternelle et infantile, essentiellement à cause des grossesses prématurées, et les risques d'infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/Sida. Alors qu'en Inde les mariages arrangés sont la norme, ce manque de femmes a poussé de nombreuses familles à rechercher une épouse pour leur fils dans certains États montagneux et même à l'étranger (comme au Népal ou au Bangladesh), où un commerce matrimonial, parfois criminel (enlèvements), est apparu.

Il faut savoir que les jeunes filles une fois mariées peuvent subir des menaces, des violences… Elles sont parfois victimes du chantage de la belle famille qui souhaite recevoir plus d’argent. Sous prétexte que la dot n’est pas suffisante, les assassinats de femmes ne cesse d’augmenter depuis les années 1980. On estime que le nombre de femmes assassinées s’élève à 6 000 par an alors que la dot a été abrogée en 1955 ! C’est la raison pour laquelle le parlement indien a promulgué en août 2005 la Loi de Protection de la Femme contre la Violence Domestique qui protège non seulement la femme de la violence de son mari ou de ses fils, mais également de la belle famille avec laquelle elle cohabite.

De plus, la justice ne considérant pas les viols domestiques de la même manière que les viols extraconjugaux, les époux n'encourent aucune peine véritable. La traite des femmes et des jeunes filles est extrêmement prolifique vers les pays voisins, le Moyen-Orient, l'Europe de l'Est et de l'Ouest. Ainsi, le tourisme sexuel peut se développer et atteindre des proportions toujours plus inhumaines.


Enfin, les femmes indiennes n'ont, en tant qu'adulte, aucune garantie de jouir de leurs droits et de leur liberté au même titre que les hommes. Elles sont soumises à des lois sur le statut personnel fondées sur des règles religieuses qui renforcent l'inégalité par rapport aux hommes en matière de divorce, de droits sociaux de base et de droits successoraux.

 

On peut cependant signaler qu’au parlement indien, il y a plus de femmes qui siègent qu’en France. On peut alors se poser la question : les femmes pourraient-elles enfin sortir de leur soumission et s’exprimer librement et sans contrainte pour se défendre contre ces injustices ?

http://213.41.195.108:8080/ecjs/coes3/femmeinde.htm

 

vendredi 11 mai 2007, a 16:43
Privation de liberté: 17 pays présentés comme "les pires" par une étude
 

jeudi 10 mai, 14 h 44


WASHINGTON (AP) - Une étude américaine des régimes répressifs dans le monde pointe du doigt 17 pays, dont la Libye et la Corée du Nord, comme ceux ayant été "les pires" l'an dernier en matière de droits politiques et de libertés civiles.


Selon l'analyse de l'organisation de défense des droits de l'Homme Freedom House, les huit plus mauvais élèves sont la Birmanie, Cuba, la Libye, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan. Deux territoires sont également évoqués en raison des politiques particulièrement répressives qui y sont menées: la Tchétchénie et le Tibet.


Au sein de ces pays et territoires, "le contrôle de l'Etat sur la vie quotidienne est largement répandu et très étendu", souligne le rapport de Freedom House, organisation privée basée à New York. En outre, "les organisations indépendantes et l'opposition politique sont interdites ou réprimées et la crainte de représailles pour des pensées ou des actes indépendants fait partie de la vie quotidienne".


Les neuf autres pays pointés du doigt sont le Belarus, la Chine, la Côte d'Ivoire, la Guinée équatoriale, l'Erythrée, le Laos, l'Arabie Saoudite, la Syrie et le Zimbabwe. Un autre territoire est également cité avec ce groupe: le Sahara occidental.


Des violations massives des droits de l'Homme sont perpétrées dans presque toutes les régions du monde. "Nous publions ce rapport dans l'espoir qu'il aidera le monde démocratique à faire avancer la cause de la liberté aux Nations unies et dans d'autres forums", souligne Jennifer Windsor, directrice de Freedom House.

 

mercredi 09 mai 2007, a 05:51
Les droits de l'homme dans les «grands pays» - partie III : SUISSE
 



Un rapport du Conseil de l'Europe juge la situation des Droits de l'homme en Suisse "de très haut niveau" mais dénonce certaines pratiques en matière d'asile, des actes racistes et la surpopulation carcérale. La Suisse prend acte mais nuance. [sda] - Ce rapport de 52 pages tire les enseignements de la visite du Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Alvaro Gil-Robles, en décembre dernier en Suisse. En matière de politique d'asile, M. Gil-Robles a estimé contraire au droit international le refoulement immédiat de certains personnes à leur sortie des avions.

Il recommande notamment qu'un témoin vérifie qu'une personne ait pu demander l'asile avant d'être considérée comme "inadmissible" sur le territoire. Le Conseil fédéral a "pris acte" du rapport et s'est engagé à le transmettre au Parlement.

Mais, dans une annexe au texte, il a commenté les observations du commissaire. Il a notamment précisé qu'une procédure était engagée pour toute demande d'asile, même si la personne concernée n'était pas en possession de papiers.

Le rapport appelle néanmoins à fournir une assistance juridique et sociale aux étrangers dont la demande est frappée d'une non-entrée en matière (NEM). Il souhaite aussi la prolongation du délai pour recourir contre une décision de NEM. Berne a rétorqué que les cantons sont obligés aux termes de la Constitution d'aider les personnes concernées par une NEM en cas de situation d'indigence.

Outre l'asile, le rapport insiste aussi sur la surpopulation dans certains prisons, dont celle de Champ-Dollon à Genève, où le taux d'occupation a atteint jusqu'à 150 %. Il déplore également le manque de gardiens compétents pour les détenus mineurs.

Sur ces deux questions, M. Gil-Roblès souhaite également la création d'une institution nationale indépendante sur les droits de l'homme. Berne a fait valoir que l'idée d'une Commission fédérale des droits de l'homme était examinée par le Parlement.

M. Gil-Robles s'est par ailleurs déclaré "choqué" par certains témoignages de bavures policières. Il insiste sur la formation des forces de l'ordre pour éviter ces actes de racisme et de xénophobie.

Source : www.bluewin.ch  

mercredi 02 mai 2007, a 17:34
Création du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies
 

16/03/2006

Vers un renforcement des mécanismes de protection des droits de l’Homme : des engagements à mettre en oeuvre

La FIDH se réjouit de l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations unies de la résolution créant le Conseil des droits de l’Homme et appelle les Etats membres des Nations unies à rendre opérationnel le nouvel organe dans les plus brefs délais.


« L’adoption de la résolution est un engagement à renforcer les mécanismes onusiens de droits de l’Homme », a déclaré le président de la FIDH, Sidiki Kaba, « mais, le succès de la réforme initiée par le Secrétaire général des Nations unies dépendra tout d’abord de la volonté politique des Etats de démontrer leur attachement à réaliser le mandat qu’ils ont créé et à se soumettre aux mécanismes de contrôle qu’ils auront développé. A cet égard, le premier test se fera à l’occasion de la première élection ». La FIDH appelle la Communauté internationale à réaliser dès la première élection les engagements contenus dans les paragraphes opérationnels 8 et 9, et assurer, pour se faire, que les Etats candidats au futur Conseil se déclarent comme tel au maximum trente jours avant l’élection et annoncent publiquement des engagements mesurables en faveur d’une meilleure protection des droits de l’Homme dans leur pays et au sein du Conseil.


De telles déclarations de principe devraient indiquer, notamment :


•le degré de ratification, par un Etat candidat au Conseil, des principaux instruments en matière de droits de l’Homme et de leurs protocoles, ainsi que les étapes prises pour la ratification des instruments restant, comme pour la levée de toutes les réserves qui sont contraires aux objectifs et principes fondant ces conventions,


• l’engagement de coopérer pleinement et entièrement avec les procédures et mécanismes du Conseil, en particulier à travers l’invitation permanente des procédures spéciales sur la base de leurs termes de référence, des réponses systématiques aux lettres d’allégation et enfin la mise en oeuvre requise des recommandations des procédures spéciales,


• l’engagement de se soumettre au mécanisme d’examen par les pairs, et d’y participer au sein du Conseil, en fondant ses interventions sur les recommandations des procédures et organes de droits de l’Homme,


• l’engagement de répondre, au sein du Conseil, aux situations de violations graves des droits de l’Homme, au moment où elles surviennent, en se fondant sur les recommandations des organes et mécanismes de droits de l’Homme onusiens, ainsi que celui de ne mettre aucun obstacle de procédure à ce que ces situations soient examinées en bonne et due forme. L’engagement en outre d’assurer une réaction permanente aux situations de violations persistantes.


•  l’engagement de promouvoir, au sein du Conseil, le développement des normes de protection des droits de l’Homme, lorsque cela est nécessaire, et notamment lorsque recommandé par la Sous-commission des droits de l’Homme.



Contexte :


Dans un communiqué publié le 24 février 2006, la FIDH se félicitait des avancées contenues dans le texte : par rapport à la Commission, le texte contient des garde-fous supplémentaires qui, s’ils sont mis en oeuvre, pourraient bloquer les possibles détournements du mandat de protection et prévenir tout impotence à réagir aux crises en matière de droits de l’Homme, dont était victime la Commission. Il prévoit un organe plus restreint doté d’une procédure d’élection pouvant limiter la possibilité pour les auteurs de violations massives des droits de l’Homme d’y siéger. Les réunions s’étaleront dans l’année, avec une procédure de sessions extraordinaires qui pourraient réduire l’impotence de la Commission. Le texte prévoit également l’établissement d’un mécanisme universel de contrôle, le « peer review » (examen par les pairs), et exige la coopération totale des Etats siégeant au Conseil.



2http://www.fidh.org/article.php3?id_article=3149

 

mardi 01 mai 2007, a 05:07
L’organisme des droits de l’homme de l’ONU doit lutter pour rétablir sa crédibilité
 

   

(Genève, 9 Mars 2005)—La Commission des droits de l’homme de l’ONU, qui compte parmi ses membres des gouvernements tenus responsables de crimes contre l’humanité, devra effectuer des réformes drastiques pour rétablir son image en mal de crédibilité, a annoncé aujourd’hui l’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch.  

 

La Commission est devenue un lieu de refuge pour des gouvernements comme le Soudan, qui devraient être sur le banc des accusés plutôt qu’au cœur de l’organe principal de l’ONU pour les droits de l’homme.  

Parmi les membres réélus à la Commission l’année dernière figure le Soudan, qu’une Commission d’Enquête sur le Darfour mandatée par le Conseil de Sécurité a tenu pour responsable de violations des normes internationales des droits de l’homme et du droit humanitaire, qui vraisemblablement « constitueraient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ».  
 
Pour garder sa place pertinente en tant qu’organe principal des Nations Unies en matière des droits de l’homme, la Commission doit combattre avec vigueur les violations des droits de l’homme dans le monde, a dit Human Rights Watch. La Commission n’a pas été épargnée par le « Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces » des Nations Unies, qui remarque « l’érosion de sa crédibilité et de son professionnalisme ».  
 
« La Commission doit se concentrer sur la protection des droits de l’homme, au lieu d’empêcher la critique à l’encontre des pays membres qui commettent de sérieux abus », a soutenu Kenneth Roth, le directeur général de Human Rights Watch. « La Commission est devenue un lieu de refuge pour des gouvernements comme le Soudan, qui devraient être sur le banc des accusés plutôt qu’au cœur de l’organe principal de l’ONU pour les droits de l’homme.»  
 
C’est uniquement en retrouvant son rôle, qui consiste à dénoncer les gouvernements responsables d’abus des droits de l’homme, et à instaurer des mesures pour remédier à ces situations, que la Commission peut rétablir toute sa pertinence, souligne Human Rights Watch.  
 
Bien que la liste des pays qui devraient faire l’objet d’un examen minutieux de la part de Commission soit longue, Human Rights Watch met le doigt sur plusieurs situations urgentes dont la Commission doit s’occuper sans délai. Ces recommandations mettent à l’épreuve la compétence de la Commission dans l’exercice de ses fonctions essentielles.  
 
Népal:

Prenant en considération la situation des droits de l’homme au Népal qui s’est nettement dégradée, et aux vues des abus commis par le gouvernement y compris les nombreuses “disparitions”, la Commission devrait créer le poste de Rapporteur Spécial pour enquêter sur la situation dans ce pays.  
 
Iran:

La Commission doit rétablir le poste, récemment abandonné, d’expert en charge de surveiller la situation des droits de l’homme en Iran. La condition des droits de l’homme dans le pays s’est sensiblement détériorée au cours de cette année. La liste des violations commises inclue la torture et les mauvais traitements des détenus, y compris le régime d’isolement cellulaire illimité, utilisé de manière régulière à l’encontre des dissidents.  
 
Soudan:

La Commission doit restaurer le mandat du Rapporteur Spécial pour le Soudan, et condamner les abus massifs des droits de l’homme et les violations du droit humanitaire international commis par le gouvernement soudanais, ses milices alliées dont les Janjaweed, et les groupes rebelles au Darfour.  
 
La région des grands lacs en Afrique:

Tenant compte du conflit actuel dans la République Démocratique du Congo, le Burundi, l’Uganda et le Rwanda, la Commission devrait créer le poste de Rapporteur Spécial pour la région des Grands Lacs Africains, afin de pouvoir enquêter sur les questions transfrontalières des droits de l’homme, y compris la montée des tensions interethniques et les conséquences néfastes de l’activité militaire transfrontalière sur les droits de l’homme.  
 
L’ancienne Union Soviétique:

La Commission devrait adopter des résolutions déterminantes concernant la situation en Biélorussie, dans la région tchétchène de la Russie, au Turkménistan, ainsi qu’à l’encontre de la crise actuelle en Ouzbékistan.  
 
Les Etats-Unis:

Human Rights Watch fait appel à la Commission pour condamner les “disparitions”, la torture et les autres mauvais traitements infligés aux personnes détenues par les Etats-Unis dans le cadre de la “lutte globale contre le terrorisme”, et pour demander que le gouvernement américain accorde aux différents mécanismes de surveillance de la Commission l’ accès aux terroristes présumés, conformément à leur demande qui date de plusieurs mois.  
 
L’adoption de résolutions déterminantes sur les situations des droits de l’homme les plus graves démontrerait le retour de la Commission à son objectif principal : la protection des droits de l’homme à travers le monde. Pour rétablir sa crédibilité, la Commission pourrait également éliminer de son sein les pires violateurs de droits de l’homme. Human Rights Watch appelle les Etats Membres des Nations Unies à refuser aux pays qui ont une réputation désastreuse en matière des droits de l’homme de siéger à la Commission, et à insister pour que les Etats, qui aspirent à adhérer à la Commission, prennent des mesures en faveur du respect de droits de l’homme.  
 
« La Commission n’a pas d’autre solution pour rétablir sa renommée et sa crédibilité », a affirmé Roth. « Elle doit accomplir sa tâche, en faisant connaître les gouvernements qui commettent des abus, et en oeuvrant de manière ferme en faveur de la protection des droits de l’homme. »

 

http://hrw.org/french/docs/2005/03/08/switze10281.htm

mercredi 25 avril 2007, a 16:46
Données sur la situation des femmes
 


.* Une femme meurt toutes les minutes des causes dues à une grossesse. 61% des décès maternels ont lieu surviennent après l'accouchement.

* Les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) atteignent 5 fois plus de femmes que d'hommes.

* Dans le monde entier, 130 000 000 de fillettes et de jeunes femmes ont subi la Mutilation Génitale Féminine (MGF).

* A l'échelle de la planète, au moins 1/3 des femmes ont été battues, contraintes à des rapports sexuels ou maltraitées de quelque autre manière, la plus souvent par une personne de sa connaissance (mari, membre masculin de la famille). Près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un certain moment de leur vie par leur partenaire. Une femme sur quatre est maltraitée durant la grossesse.

* On évalue à 4 000 000 par an, dans le monde entier, le nombre de femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète ou un marchand d'esclaves.

* Les 2/3 des 300 000 000 d'enfants qui n'ont pas accès à l'éducation sont des filles et les 2/3 des 880 000 000 d'analphabètes sont des femmes.

* 2 000 000 de fillettes âgées de 5 à 15 ans sont livrées chaque année à la prostitution.

* Aux États-Unis, une femme est battues toutes les 15 secondes par son partenaire.

* D'après la banque mondiale, dans les pays industrialisés, agressions et violences sexuelles privent les femmes de 15 à 44 ans de près d'une année de vie en bonne santé sur 5.

* Au Canada, les coûts sanitaires de la violence contre les femmes s'élèvent chaque année à 900 000 000 de dollars. Aux Etats-Unis, l'impact de la violence à l'égard des femmes sur l'économie s'élève à 4 Milliards de Dollars.

* Dans 22 pays africains, et neuf pays asiatiques, le taux de scolarisation des filles est de 80% inférieur à celui des garçons.

* Dans une douzaine de pays, aucune femme ne siège encore au parlement et, dans 8, au moins, elles n'ont pas le droit de vote.

* Plusieurs autres pays en développement ont vu la place des femmes au parlement augmenter très nettement au cours des 25 dernières années, à savoir l'Ouganda (de 1 % à 18 %), l'Équateur (de 1 % à 17 %), les Bahamas (de 4 % à 20 %) et la Barbade (de 4 % à 20 %).

* Les femmes occupent 30 % au moins des postes de niveau ministériel dans six pays seulement : Barbade, Érythrée, Finlande, Liechtenstein, Seychelles et Suède. Dans 10 autres pays d'Europe occidentale et des Caraïbes, cette proportion est comprise entre 20 % et 30 %.

* Une augmentation de 1% de la scolarisation secondaire des filles se traduirait par une augmentation de 0,3% de la croissance économique.

Sources : UNIFEM, ONU, US dept, Widnet 

http://www.fraternet.com/femmes/chiffres.htm

mardi 24 avril 2007, a 16:19
Les droits de l'homme dans les «grands pays» - partie I : CANADA
 


Le Comité des droits de l’homme de l’ONU blâme sévèrement le Canada pour le traitement infligé aux femmes autochtones et aux détenues (extraits)


par l’AFAI

Ottawa, le 3 novembre 2005 - La discrimination envers les femmes autochtones et les détenues, et les répercussions négatives sur les femmes des coupures à l’aide sociale et aux programmes sociaux, ont inspiré de sévères critiques au Comité des droits de l’homme des Nations Unies qui vient de compléter son cinquième examen de l’observation par le Canada du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.


« Le Comité blâme sévèrement le Canada pour le traitement infligé aux femmes autochtones », déclare Beverley Jacobs, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada. « Ces mots décrivent bien la situation, étant donné l’ampleur de l’analyse du comité. »

« Le Comité reconnaît l’omission du Canada de protéger les femmes autochtones de la violence, de remédier à la pauvreté des femmes autochtones et de corriger la discrimination patente inscrite dans les lois », dit Sharon McIvor, de l’Alliance féministe pour l’action internationale. « La discrimination inhérente aux lois, qui perdure depuis des décennies, affecte la capacité des femmes indiennes à transmettre leur statut et leurs privilèges de membres vivant dans les réserves à leurs enfants et petits-enfants et les prive d’accès à leurs droits relatifs au foyer conjugal et de la protection de leurs droits humains fondamentaux. »


« Le Comité est également gravement préoccupé par le traitement que le Canada inflige aux détenues », déclare Kim Pate de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry. « Il exhorte le Canada à pleinement mettre en oeuvre les recommandations de la Commission canadienne des droits de la personne et d’en faire rapport au Comité dans un an. Il insiste sur la nécessité d’empêcher tout contact direct entre le personnel masculin et les détenues, de limiter le recours à l’isolement et de mettre immédiatement sur pied un organisme externe indépendant de réparation et de règlement judiciaire des différends pour les femmes purgeant une peine de ressort fédéral. La mise en application de ces recommandations est essentielle pour remédier au traitement discriminatoire que subissent actuellement les détenues. Le Canada doit agir sans délai. »


« Le Comité a également réitéré ses préoccupations en regard des répercussions négatives sur les femmes, les enfants et les autres groupes vulnérables, y compris les afro-canadiens, des coupures à l’aide sociale et aux programmes sociaux », a fait remarquer Margaret Parsons de la African-Canadian Legal Clinic. « Le Comité demande au Canada de s’assurer que les coupures ne nuisent pas aux femmes, aux peuples autochtones et aux Afro-Canadiens. »


« Le Comité a également exprimé des préoccupations particulières quant aux coupures drastiques imposées à la Colombie-Britannique », dit Shelagh Day, de l’Alliance féministe pour l’action internationale. « Ses recommandations arrivent à un moment où les prestations d’aide sociale n’ont jamais été aussi faibles dans l’ensemble du pays et où sont affectées la sécurité et l’égalité des personnes les plus pauvres - qui sont disproportionnellement des femmes et des personnes racisées ou vivant avec des incapacités. Les droits de la personne que le Canada a ratifiés ne sont tout simplement pas compatibles avec l’érosion des protections sociales. Cela doit cesser. »


Shelagh Day déclare : « Le Comité s’inquiète beaucoup du fait que le Canada ne dispose d’aucune procédure destinée à superviser la mise en application des droits inscrits dans le Pacte et à corriger les irrégularités identifiées par les organes de suivi des traités. Nous voulons voir le Canada instaurer de nouvelles procédures transparentes rendant les gouvernements entièrement responsables envers la population canadienne de la mise en application des droits de la personne. »


Mis en ligne sur Sisyphe, le 3 novembre 2005.

http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2069

 

dimanche 22 avril 2007, a 19:18
Changer le monde - partie II
 


Des voix plus fortes pour les pauvres, une croissance et une stabilité économiques favorables aux pauvres, des services sociaux de base pour tous, des marchés ouverts pour le commerce et la technologie et un volume suffisant de ressources pour le développement, bien utilisé


La République de Corée, la Malaisie et le Maroc appartiennent à un petit groupe de pays qui, en moins d'une génération, ont réussi à réduire de moitié la proportion de leur population vivant dans la pauvreté. En Inde, les États de l'Haryana, du Kerala et du Penjab ont obtenu le même résultat. Une douzaine d'autres pays — dont le Botswana et la Maurice — ont réussi à réduire la pauvreté de 25 % ou plus en une génération. D'autres pays peuvent tirer d'importantes leçons de l'expérience de ces pays, car ce qui a été fait par les uns peut être fait par d'autres.


Une voix et des choix pour les pauvres

Pour commencer, il faut donner des moyens d'action aux pauvres — offrir des possibilités aux femmes, ouvrir l'espace politique pour permettre aux pauvres de s'organiser. La démocratisation doit aller au-delà du gouvernement par la majorité et inclure les minorités dans tous les aspects de la vie politique — au niveau du gouvernement, du pouvoir législatif, de la fonction publique et des autorités locales. Ce type de démocratie ouverte à la participation de tous favorise l'indépendance du pouvoir judiciaire, l'ouverture de la société civile et la liberté des médias — ce qui peut assurer le respect des droits de l'homme et obliger les gouvernements à tenir leurs promesses et à rendre compte de leurs actions.


Un gouvernement juste et honnête favorise — et même incarne — des institutions juridiques et économiques solides. Des juges corrompus, des réglementations bancaires inadéquates, des services publics désorganisés, une participation limitée de la communauté sont autant de facteurs de gaspillage des ressources destinées au développement. Si la capacité administrative est adéquate, une participation locale accrue à la gestion des services sociaux peut augmenter considérablement l'efficacité de ces services. Par ailleurs, en simplifiant les règles commerciales, on peut réduire les possibilités de corruption et promouvoir une accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté.


L'engagement à respecter les droits fondamentaux de la personne humaine et la primauté du droit est une condition préalable essentielle au développement durable. La moitié des pays du monde ont ratifié les six conventions relatives aux droits de l'homme — contre un dixième il y a 10 ans seulement. Ceci est important car les pays qui ont ratifié ces instruments sont tenus de rendre compte de leurs actions.


Croissance favorable aux pauvres

La croissance économique en soi ne garantit pas la réduction de la pauvreté — c'est un facteur absolument essentiel pour la soutenir à long terme. Il faut aussi que cette croissance soit favorable aux pauvres. Comment? Il faut qu'elle crée davantage de possibilités d'emploi productif et bien rémunéré pour les pauvres. Il faut qu'elle donne aux pauvres un accès plus large aux ressources pour qu'ils puissent exploiter leur potentiel productif et subvenir à leurs besoins. Il faut aussi qu'elle soit équitable et crée de meilleures possibilités pour les femmes pauvres. Des mesures devront donc être prises pour renforcer les droits fonciers des femmes, accroître leur pouvoir de négociation et élargir leur accès au crédit, à la formation et aux technologies nouvelles.


Il importe que la croissance favorable aux pauvres s'accélère sensiblement dans de nombreux pays, en particulier dans les 30 pays en développement dont le revenu réel par habitant est inférieur aujourd'hui à ce qu'il était il y a 35 ans. Une croissance de ce type nécessite un accroissement de la production chez les pauvres eux-mêmes : grâce à des augmentations de la productivité des petits exploitants agricoles; aux petites entreprises, en zone rurale comme en zone urbaine; aux producteurs du secteur informel; et à de nombreux hommes et femmes qui fournissent une multitude de petits services.


Les politiques économiques doivent aussi être rationnelles, bien équilibrées et viables à long terme. Il faudra à cette fin renforcer les institutions nationales de manière à créer les capacités nécessaires à la mise en oeuvre des politiques économiques et sociales appropriées.


Tous les efforts entrepris doivent être guidés par un souci d'équité, afin que tous les groupes de la société progressent. Mais ce souci d'équité s'étend aussi aux générations futures. Ceci signifie que la croissance économique doit être viable — et que notre action sur l'environnement aujourd'hui ne porte pas atteinte aux ressources naturelles nécessaires à la vie des générations futures sur notre planète.


Prestation de services sociaux de base pour tous

Les politiques doivent dépasser les considérations purement économiques pour se concentrer sur les besoins des pauvres — afin de garantir des normes sociales minimales et l'accès universel aux services sociaux de base. Les pays doivent investir dans l'éducation — en particulier celle des filles, secteur qui représente l'un des taux de rentabilité les plus élevés en ce qui concerne le développement. Ils doivent également fournir des services efficaces et de qualité aux groupes déshérités — soins de santé, eau, assainissement et autres services de base. Des mesures doivent être prises à cette fin pour réduire la malnutrition, une attention particulière devant être accordée aux femmes en âge de procréer et aux jeunes enfants. Les pays doivent aussi mettre en place des filets de sécurité pour les groupes vulnérables en période de crise.


Un pays qui investit dans les services de santé et d'éducation de base manifeste sa volonté de promouvoir un développement à long terme. Au Sommet mondial pour le | développement social tenu à Copenhague en 1995, les dirigeants du monde entier ont suggéré qu'environ 20 % des budgets nationaux et 20 % de l'aide publique au développement soient alloués aux services sociaux de base. L'objectif était de permettre aux pays de se doter d'une main-d'oeuvre bien éduquée et en bonne santé qui puisse soutenir la concurrence sur le marché mondial. Bien que la part des dépenses budgétaires consacrées aux services sociaux de base ait récemment augmenté dans de nombreux pays, comme la République dominicaine, le Guatemala, le Malawi et la Namibie, rares sont les pays en développement ou les donateurs qui ont atteint les objectifs suggérés.


Ouverture des marchés aux échanges, à la technologie et aux idées

La mondialisation offre d'immenses possibilités aux pays en développement — de meilleurs moyens d'utiliser les connaissances mondiales, des technologies plus perfectionnées pour fournir des biens et des services, un accès plus large aux marchés mondiaux. Mais pour tirer avantage de ces possibilités, des mesures doivent être prises. Les pays doivent réduire leurs tarifs douaniers et autres barrières commerciales et réorganiser les systèmes régissant les courants d'importation et d'exportation et les mouvements de capitaux. Ils doivent également contrôler leurs taux d'inflation et gérer les taux d'intérêt et les taux de change, afin d'être perçus comme offrant un environnement propice aux affaires. Ils doivent aussi poursuivre des politiques cohérentes — pour être crédibles auprès des investisseurs, tant locaux qu'étrangers. Les pays à revenu élevé ont eux aussi un rôle à jouer — ils doivent réduire les droits de douane, éliminer les autres obstacles entravant les importations en provenance des pays en développement et fournir une assistance pour renforcer les capacités permettant de commercer avec efficacité.


Toutefois, tous les pays ne sont pas en mesure de tirer parti de ces avantages potentiels. Subissant les conséquences de politiques inefficaces menées dans le passé et de performances décevantes, un trop grand nombre sont marginalisés dans le commerce, les finances, la technologie, les idées — précisément les secteurs qui pourraient les aider à se développer et à lutter contre la pauvreté.


Au cours des 40 dernières années, le commerce s'est développé plus rapidement que la production mondiale. Mais les pays dont l'économie est fortement protégée et ceux qui sont tributaires des exportations de produits de base n'ont pas progressé au même rythme ou ont souffert des fluctuations des prix. Un plus grand nombre de pays reconnaissent désormais les avantages de l'ouverture des marchés, qui favorise leurs exportations et accroît leur capacité d'importation.


Le coût des télécommunications a fortement baissé au cours des 20 dernières années, offrant la possibilité, par exemple, à des personnes se livrant au commerce du cacao au Ghana, qui doivent connaître les cours mondiaux, d'utiliser des téléphones cellulaires. Et maintenant, l'Internet offre le courrier électronique, la formation en ligne et d'innombrables ressources sur le Web. Ces ressources sont devenues réalité pour certains, mais il est évident qu'elles ne le sont pas pour le plus grand nombre. Il est donc indispensable de connecter tous les groupes de la société civile et toutes les entreprises des pays en développement aux réseaux qui ont tant à offrir. Cela exigera d'effectuer des investissements considérables dans le secteur des télécommunications.


Utilisation efficace et équitable des ressources aux fins du développement

Le développement exige des ressources financières. Une grande partie provient de l'épargne privée et une autre partie de l'épargne publique. Les facteurs qui ont accéléré la croissance de nombreux pays d'Asie de l'Est sont leurs taux d'épargne élevés, souvent plus de 30 % du PNB. Cela leur a permis d'investir dans les infrastructures et les services sociaux. De nombreux pays africains, par contre, ont enregistré des taux d'épargne de 10 à 15 % du revenu national seulement, trop faibles pour soutenir suffisamment la croissance et sortir leurs populations de la pauvreté.

Il est essentiel que les pays dépensent avec prudence — pour financer la prestation de services de base pour les pauvres et non pas pour des services subventionnés à l'intention des riches, et effectuent des investissements rationnels aux fins du développement. La manière dont les gouvernements dépensent leur argent est aussi importante que l'objet de leurs dépenses. L'instabilité et l'imprévisibilité des dépenses publiques entravent les progrès dans la lutte contre la pauvreté. La compétence des fonctionnaires recrutés par le gouvernement joue également un rôle important. Les gouvernements qui recrutent et accordent des promotions au mérite obtiennent de meilleurs résultats que ceux qui offrent les meilleurs emplois à leurs amis et alliés politiques.


L'aide extérieure joue un rôle important dans la promotion du développement, en particulier dans les pays pauvres. On reconnaît de plus en plus que, pour obtenir des résultats satisfaisants, il est essentiel que les pays exercent un contrôle sur leurs politiques de développement et jouent un rôle décisif dans l'exécution de leurs programmes de développement, et que les procédures appliquées et les rapports requis par les donateurs doivent être coordonnés et harmonisés afin de réduire les charges administratives. Les donateurs et les institutions internationales de financement travaillent maintenant en collaboration plus étroite avec les pays en développement sur les stratégies de lutte contre la pauvreté élaborées dans le cadre d'un processus participatoire et dirigées par les pays. Ils deviennent aussi plus sélectifs dans le type d'aide qu'ils fournissent à un pays, veillant davantage à ce qu'elle soit adaptée aux priorités du pays en question et aux besoins locaux.


Les donateurs prennent conscience de la nécessité d'établir des partenariats stratégiques capitalisant sur les points forts de chaque partenaire, reflétant des buts et objectifs communs et tirant parti des acquis. Travaillant en collaboration avec les pays en développement, les pays à revenu élevé doivent accroître leur aide. Ils doivent aussi procéder à des allégements de dette plus importants et plus rapides. Ils doivent faciliter l'accès à leurs marchés, y compris un accès en franchise de droits hors quota aux pays pauvres. Ils doivent également financer des programmes intéressant de nombreux pays, comme la recherche sur les vaccins contre les maladies tropicales. Ce sont des conditions essentielles pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté dans les pays les plus pauvres et les moins avancés. Ces conditions sont également indispensables pour réduire la souffrance humaine et le nombre des conflits violents, protéger l'environnement et endiguer la propagation de menaces mondiales comme le VIH/sida.


Une mesure que les pays peuvent prendre pour mobiliser davantage de ressources aux fins du développement est de renforcer leurs capacités en matière de recouvrement d'impôts, non pas auprès de sources faciles comme les droits de douane et les licences, qui rendent la répartition des ressources moins efficace, mais auprès d'une large base d'imposition équitable. Le système fiscal devrait également être conçu de manière à ne pas inciter à la corruption.


La plupart des pays membres de l'OCDE se sont fixés comme objectif 0,7 % de leur PNB pour l'aide extérieure mais seuls le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède l'ont atteint. Pire : la disposition à aider les pays en développement s'est affaiblie au cours des années 90. En cinq ans seulement, de 1992 à 1997, l'aide fournie par les pays membres de l'OCDE est tombée de 0,33 % à 0,22 % du PNB, réduction qui a pris fin en 1998 et 1999. Les donateurs doivent accroître leur assistance aux pays pauvres, en particulier à ceux qui l'utilisent de manière efficace. L'accélération de l'allégement de la dette pour les pays pauvres les plus fortement endettés aidera à appuyer la mise en oeuvre de stratégies nationales de lutte contre la pauvreté.


Certaines régions sont presque entièrement tributaires de l'aide pour leur financement extérieur. Les apports de capitaux privés peuvent renforcer considérablement les efforts déployés par les pays en matière de développement mais ils sont concentrés sur moins de 20 pays en développement et certains types de financement, comme les obligataires et les prêts bancaires, peuvent être instables. Les pays doivent créer les conditions permettant d'attirer les investissements à moyen terme de l'étranger et au niveau local. Le Mozambique et l'Ouganda commencent à s'y employer.


http://www.paris21.org/betterworld/french/what.htm 

jeudi 19 avril 2007, a 04:02
LA PARITÉ DES SEXES DANS L'ÉDUCATION
 

 

Genève/Pékin, 26 novembre 2005 - Quarante-six pays n'auront pas réussi à atteindre l'objectif de scolariser autant que filles que de garçons avant la fin de 2005, déclare l'Unicef à l'occasion du lancement d'un rapport illustrant les réussites obtenues et les défis à surmonter pour obtenir la parité des sexes dans l'éducation.


La parité des sexes (en 2005 à l'école primaire et secondaire et en 2015 à tous les niveaux d'enseignement) est la cible qu'il faut absolument atteindre pour réaliser l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) visant à l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes (OMD 3), et aussi pour parvenir à l'éducation primaire universelle en 2015 (OMD 2).


Malgré cela, près de 115 millions d'enfants, dont une majorité de filles, ne fréquentent toujours pas l'école primaire, selon l'Unicef, organisme chef de file de l'Initiative des Nations unies pour l'éducation des filles.

Le rapport Parité des sexes dans l'éducation : résultats et perspectives, connu sous le nom de Rapport GAP, examine plus particulièrement les différences persistantes entre filles et garçons au niveau de la scolarisation dans le primaire.


Tout en soulignant que 46 pays n'ont pas atteint ce but, le rapport déplore que dans d'autres pays, le taux absolu de scolarisation reste encore beaucoup trop bas.


Le fait de les exclure de l'école n'affecte pas seulement les filles et leurs
familles, rappelle le rapport. Cela met également en péril les initiatives de développement, car l'on a prouvé que l'éducation des filles joue un rôle important dans le développement social et économique.


"L'éducation est un élément fondamental dans la vie d'un enfant, fait valoir la directrice générale de l'Unicef, Ann M. Veneman. Le progrès national repose sur l'instruction, des filles en particulier, car elle débouche sur une plus grande productivité économique, une baisse de la mortalité maternelle et infantile et une probabilité plus grande de voir les enfants de la génération suivante aller à l'école". "Il est tout à fait possible d'atteindre cet objectif, car nous savons que beaucoup de pays ont accompli de grands progrès dans cette direction", affirme Mme Rima Salah, directrice générale adjointe de l'Unicef.


Sur les 180 pays pour lesquels on dispose de données, 125 (91 pays en
développement et 34 pays industrialisés) parviendront à la parité des sexes en 2005, inscrivant ainsi le même nombre de filles que de garçons à l'école.

Les enfants se voient privés d'éducation pour des raisons diverses, la pauvreté par exemple, ou la discrimination sexuelle, une mauvaise gouvernance, la maladie (dont le VIH/SIDA) ou encore des catastrophes naturelles ou des crises humanitaires.


Evoquant l'impact du VIH/SIDA sur les enfants, les enseignants et les écoles, Mme Veneman rappelle que la campagne de l'Unicef : "Unissons-nous pour les enfants, contre le SIDA", lancée récemment, avait pour objectif de sensibiliser la communauté internationale au sort des millions d'enfants dont l'éducation a été affectée par cette pandémie mondiale. Les enfants, surtout les filles, dont les parents vivent avec le VIH, sont souvent obligés de quitter l'école et de travailler pour faire vivre le reste de la famille.


L'Unicef recommande plusieurs mesures spécifiques pour parvenir à
l'éducation primaire universelle d'ici à 2015 :


abolir les frais de scolarité et autres coûts au niveau national,


offrir des bourses d'études et autres incitations financières aux enfants désavantagés,


fixer un plafond aux frais tels que les uniformes, les manuels scolaires et autres dépenses qui compromettent l'éducation,


donner un statut "d'urgence" aux nations ayant des taux de scolarisation

et de fréquentation peu élevés et leur offrir le même type d'assistance financière immédiate et de soutien technique qu'aux pays en situation de crise,


utiliser le système scolaire pour proposer d'autres services essentiels aux enfants, tels qu'une bonne alimentation, des vaccins et des cours d'hygiène.

Pour garantir l'éducation primaire universelle d'ici à 2015, le taux de scolarisation mondial devra augmenter de 1,3 pour cent par an pendant les dix prochaines années. Certains pays devront progresser à un rythme beaucoup plus soutenu. Ainsi, le Bénin devra avancer au rythme de 2,88 pour cent par an, l'Erythrée doit progresser de plus de 4 pour cent annuellement, le Népal de 2,25 pour cent et l'Afghanistan de 3,9 pour cent.

Ce rapport représente une première étape dans l'évaluation des progrès accomplis vers la cible de parité des sexes, et il débouchera sur un examen technique d'ensemble. Il contient des enquêtes approfondies sur le terrain ainsi que des rapports nationaux présentés sous forme multimédia, provenant d'institutions des Nations unies, d'ONG, de pays donateurs et de bureaux de pays. Il se concentre particulièrement sur 25 pays clés qui ont le plus d'obstacles à franchir pour scolariser leurs enfants, les filles en particulier.


Sources
: Nations unies et Unicef. New York, novembre 2005.


mercredi 18 avril 2007, a 21:24
Extraits du rapport sur les droits de l'enfant - février 2007
 

 
OBSERVATIONS FINALES SUR LES RAPPORTS PRÉSENTÉS EN VERTU DE LA CONVENTION
 






KENYA.
Dans ses observations finales sur le deuxième rapport périodique du Kenya, le Comité note avec satisfaction l'adoption d'une législation visant à promouvoir et protéger les droits de l'enfant, dont témoignent notamment la loi de 2001 sur les enfants, la loi de 2006 sur les délits à caractère sexuel ainsi que la loi de 2006 sur les réfugiés. Il salue également la ratification par le Kenya d'un certain nombre d'instruments internationaux, au nombre desquels le Protocole facultatif à la Convention portant sur l'implication des enfants dans les conflits armés. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en œuvre de la Convention, le Comité cite notamment la forte incidence du VIH/sida dans les zones urbaines comme rurales. Le Comité prie instamment le Kenya de poursuivre l'harmonisation de sa législation nationale avec les dispositions de la Convention, notamment en achevant la révision de la législation relative aux enfants orphelins et vulnérables, et d'œuvrer à l'adoption et à la mise en œuvre, sans délai, des diverses lois et politiques proposées qui bénéficient aux enfants et les protègent, ne ménageant à cette fin aucun effort pour mettre effectivement en œuvre, à titre prioritaire, la loi sur les enfants.

Le Comité se dit préoccupé par la persistance, tant dans la politique que dans la pratique, de la discrimination à l'égard de certains groupes d'enfants, en particulier pour ce qui est des fillettes, des enfants appartenant à certaines minorités, des enfants handicapés, des enfants réfugiés et des enfants requérants d'asile. Le Comité se dit également préoccupé par la discrimination de facto à laquelle sont exposés les enfants nés hors mariage, les enfants affectés ou infectés par le VIH/sida, les orphelins, les enfants des rues et les enfants nés de mère kényane et de père non kényan. Le Kenya est instamment prié de poursuivre la révision de l'ensemble de sa législation afin de la rendre pleinement conforme aux dispositions de l'article 2 de la Convention et de s'assurer de la pleine mise en œuvre, dans la pratique, de toutes les dispositions législatives. Le pays est instamment prié de combattre la discrimination en assurant l'égalité d'accès à l'éducation, aux soins et aux établissements de santé ainsi qu'aux programmes de réduction de la pauvreté.

Le Comité se dit par ailleurs profondément préoccupé par le fort pourcentage d’enfants non enregistrés à la naissance, en particulier dans les zones rurales, ainsi que par la discrimination existant en la matière à l’encontre des enfants nés hors mariage et des enfants nés de père non kényans. Il note en outre qu’en dépit d’une interdiction clairement énoncée dans la législation, les informations indiquent qu’elle existe encore dans la pratique. Le Comité se dit préoccupé par l’usage excessif de la force et par les enfants tués par balle à Kisumu en octobre 2005, ainsi que par les informations indiquant que des viols de fillettes par des agents responsables de l’application des lois n’ont pas fait l’objet d’enquêtes. Le Kenya est instamment prié de revoir sa législation et de s’assurer de sa mise en oeuvre effective afin d’accorder aux enfants une meilleure protection contre la torture et les mauvais traitements. Tout en se réjouissant de l’interdiction, en vertu de la loi sur les enfants de 2001, des châtiments corporels à l’école et dans les institutions, le Comité continue d’être préoccupé par le fait que les châtiments corporels restent pratiqués à la maison, ainsi que dans le contexte du système pénal, dans celui des soins de substitution et dans le contexte de l’emploi. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé par les informations indiquant que les adoptions internationales irrégulières et l’éventuel trafic d’enfants à cette fin existent encore.

 Le Comité fait en outre part de sa préoccupation face au nombre croissant d’enfants faisant l’objet de trafic interne et engagés dans la prostitution dans le cadre du tourisme sexuel, en particulier dans les régions côtières du pays. À cet égard, est jugé particulièrement préoccupant le fait qu’aucun âge minimum ne soit fixé pour le consentement sexuel des garçons. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé par les informations indiquant que bien que la peine capitale soit illégale pour les enfants, des informations font état d’enfants ayant été condamnés à mort. Il est recommandé au Kenya d’élever l’âge de la responsabilité pénale (8 ans actuellement) au moins à 12 ans. Il est également recommandé au Kenya de garantir qu’aucun enfant ne soit condamné à mort.

MALI.
En ce qui concerne le deuxième rapport périodique du Mali, le Comité note avec satisfaction l’adoption de la loi de 2006 rendant gratuit l’enregistrement des naissances; du décret créant la Commission nationale des droits de l'homme; du décret garantissant la gratuité du traitement antirétroviral; de la loi de 2001 sur la responsabilité pénale des mineurs et la création des tribunaux juvéniles. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en œuvre de la Convention, le Comité reconnaît les défis auxquels est confronté le Mali, à savoir le taux élevé de pauvreté, les sérieux problèmes d’accessibilité, en particulier dans les vastes zones désertiques du pays, ainsi que la prévalence de traditions et de coutumes susceptibles d’entraver les progrès vers la pleine réalisation de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales des enfants. Il est recommandé au pays d’adopter et d’appliquer pleinement le Code de protection de l’enfance, notamment en mettant en place les délégués à la protection de l’enfance et les délégués à la liberté surveillée. Il est en outre recommandé au Mali de renforcer de toute urgence ses efforts afin d’accroître les budgets consacrés à la mise en œuvre de la Convention.

Le Comité se dit préoccupé par le fait que, dans la pratique, la discrimination persiste à l’encontre des fillettes et de certains groupes d’enfants, en particulier les enfants handicapés, les enfants nés hors mariage, les enfants des familles défavorisées et les enfants des rues, y compris les garibou. Le Comité se dit en outre préoccupé par les dispositions légales empêchant les enfants d’acquérir la nationalité malienne par leurs mères.

L’enregistrement des naissances est un processus compliqué, poursuit le Comité; un grand nombre d’enfants ne sont pas enregistrés, ni à la naissance ni plus tard et de grandes disparités existent en la matière entre zones urbaines et zones rurales et reculées. Le Comité reste par ailleurs préoccupé par le fait que les châtiments corporels soient légaux à la maison et qu’ils soient utilisés au sein des familles, dans les écoles coraniques et dans les cadres de soins alternatifs, sans être explicitement interdits dans les institutions pénales. Il est recommandé au Mali d’élaborer et de mettre en œuvre une politique nationale globale pour les soins et la protection des orphelins et autres enfants vulnérables. Le Comité reste préoccupé par le fait que les adoptions internationales n’aient pas encore été suffisamment réglementées et que des enfants continuent de quitter le pays sans approbation des autorités en charge des questions d’adoption.


Le Comité se dit profondément préoccupé qu’aucune interdiction légale ne vise spécifiquement la pratique des mutilations génitales féminines. Est également jugée préoccupante la persistance de mariages précoces et forcés. Le Comité reste en outre préoccupé par le nombre élevé d’enfants infectés et/ou affectés par le VIH/sida et par le manque de mesures préventives prises ainsi que par l’assistance inadéquate apportée aux orphelins du sida. D’autre part, le Comité reste profondément préoccupé par la persistance de faibles taux de scolarisation et par les taux élevés d’illettrisme parmi les enfants. Il reste également profondément préoccupé par le nombre élevé et croissant d’enfants des rues et d’enfants mendiants. Le Comité note à cet égard que ces enfants mendiants – ou garibou - sont des élèves placés sous la garde des enseignants des écoles coraniques appelés marabouts. Ces enfants sont vulnérables à toutes les formes de violence, d’abus sexuels et d’exploitation, notamment économique. Est par ailleurs jugé préoccupant le nombre élevé d’enfants travaillant au Mali. Restant préoccupé par le trafic transfrontalier d’enfants vers d’autres pays de la région, en particulier du Mali vers la Côte d’Ivoire, le Comité recommande au Mali de prendre des mesures, y compris législatives, afin de prévenir le trafic d’enfants et de protéger les enfants contre ce trafic.

HONDURAS.
Dans ses observations finales sur le troisième rapport périodique du Honduras, le Comité se réjouit de l’adoption, en 2005, du plan national concernant les opportunités en faveur des enfants et des adolescents. Il note avec satisfaction l’accord conclu par le pays avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance, pour la période 2002-2006, afin d’appuyer la mise en œuvre de la Convention. Il se réjouit en outre de la mise en place, en 2002, d’une commission interinstitutionnelle contre l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents à des fins commerciales. Au titre des facteurs et difficultés entravant la mise en oeuvre de la Convention, le Comité reconnaît que, si près de neuf années se sont écoulées depuis, le Honduras continue de panser les plaies liées aux effets de l’ouragan Mitch qui a dévasté le pays en 1998, causant des milliers de morts et détruisant la plupart des infrastructures alors que plus de 20% de la population étaient laissés sans abri suite au passage de cet ouragan.

Le Comité se dit extrêmement préoccupé par le nombre très élevé de disparitions et de meurtres extrajudiciaires d’enfants, y compris entre les mains de membres des forces de police, ainsi que par le fait que ces meurtres ne donnent pas lieu à une ferme condamnation ni à une action adéquate de la part des autorités et du public dans son ensemble. Nombre de ces crimes sont restés jusqu’ici impunis, insiste le Comité. Il est notamment recommandé au Honduras de réduire la disponibilité des armes et d’assurer que leur vente ne se fasse que sous strict contrôle gouvernemental. Il lui est également recommandé de traiter les causes profondes de ces actes violents, notamment la pauvreté et la marginalisation, étant donné que ces actes semblent se produire dans les zones métropolitaines les plus pauvres de Tegucigalpa et San Pedro Sula.


Le Comité fait en outre part de sa préoccupation face à la violence domestique et à la violence contre les enfants, y compris les abus sexuels, qui constituent un problème sérieux et croissant au Honduras – 4’000 cas de violence, d’abus et de mauvais traitements à l’encontre d’enfants étant rapportés chaque année. Le Comité se dit en outre préoccupé par la situation générale des enfants handicapés dans le pays, un très fort pourcentage d’entre eux ne suivant pas l’école primaire et n’achevant aucun niveau d’éducation. D’autre part, la malnutrition, en dépit de quelques progrès, reste une des causes principales de mortalité infantile et se situe à un niveau très élevé, en particulier dans les zones rurales. En outre, l’incidence du VIH/sida croît de manière inquiétante au Honduras et se situe à un niveau substantiellement plus élevé que la moyenne de la région. Le Comité reste également préoccupé par la faible qualité de l’éducation dans le pays et par le taux d’illettrisme élevé qui y prévaut. Est également jugé préoccupant le nombre encore élevé d’enfants, en particulier dans les zones rurales et parmi la population autochtone, qui travaillent dans des conditions hautement dangereuses et dans des conditions d’exploitation.

Le Comité se dit également préoccupé que l’exploitation sexuelle des enfants, en particulier des fillettes, et le trafic à cette fin sont de sérieux problèmes au Honduras. En outre, la prostitution des enfants et le tourisme sexuel visant les enfants sont communs et orientés à la hausse. S’agissant de l’administration de la justice pour mineurs, le Comité se dit préoccupé par le fait que la privation de liberté est régulièrement utilisée en raison du manque de mesures alternatives. Le Comité est également préoccupé par les mauvaises conditions de détention, en dépit de progrès récents, dans les centres pour enfants. De plus, les décisions de privation de liberté ne sont pas révisées périodiquement. 




MALAISIE.
En ce qui concerne le rapport initial de la Malaisie, le Comité félicite le pays pour les améliorations notables qu’il a apportées dans les domaines économique et social, notamment du fait de ses investissements continus dans les services de santé, dans la protection des infrastructures et dans le système éducatif. Il note en outre avec satisfaction la mise en place en 2005 de la Division spéciale des enfants au sein du Ministère du bien-être social. Il se réjouit également de l’adoption de la loi de 2001 sur les enfants, qui est guidée par les principes de la Convention. Le Comité recommande néanmoins au pays de mener une étude comparative internationale sur les implications du système juridique dualiste associant droit civil et loi de la charia et, sur la base des résultats de cette évaluation, de prendre les mesures nécessaires pour réformer le système dualiste en vue de retirer les incompatibilités entre ces deux sources de droit afin de créer un cadre juridique harmonieux susceptible, par exemple, de fournir des solutions aux différends pouvant opposer, en matière de droit familial, les musulmans et les non-musulmans.

Le Comité se dit alarmé par le nombre élevé de travailleurs migrants domestiques dans le pays, y compris des enfants domestiques qui travaillent dans des conditions qui sont dangereuses et interfèrent avec leur éducation. S’agissant des enfants des rues, le Comité note avec préoccupation que des "opérations de nettoyage" se sont traduites par la détention d’enfants des rues et que les attitudes publiques négatives et les préjugés à l’encontre de ces enfants ne font qu’exacerber leur situation déjà difficile. Etant donné que la Malaisie est un pays de destination, mais aussi un pays d’origine et de transit pour le trafic des enfants à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé, le Comité note avec une grande préoccupation l’absence de loi et de politique spécifique visant à combattre le trafic entre pays. Le Comité se dit par ailleurs préoccupé par l’usage croissant de drogues illégales, en particulier les amphétamines et l’ecstasy, parmi les adolescents. Enfin, le Comité recommande à la Malaisie d’accroître de toute urgence l’âge de la responsabilité pénale en le portant à au moins 12 ans et d’élaborer et mettre en œuvre un système complet de mesures alternatives à la privation de liberté.

CHILI.
S'agissant du troisième rapport périodique du Chili, le Comité note avec satisfaction les nombreuses mesures législatives et programmatiques prises par le pays pour mettre en œuvre la Convention, au nombre desquelles figurent la réforme constitutionnelle de 2003 qui étend à un minimum de 12 ans l'obligation scolaire; la mise en place du plan de santé baptisé AUGE; la création des tribunaux de la famille; ou encore la création des bureaux de protection des droits de l'enfant. Le Comité tient également à saluer la ratification par le Chili des deux protocoles facultatifs se rapportant à la Convention. Il est toutefois recommandé au Chili d'achever rapidement le processus de réforme de la loi juvénile de 1967 afin d'assurer une protection globale à tous les enfants et d'établir une distinction claire entre les enfants ayant besoin de protection et ceux qui sont en conflit avec la loi.

Le Comité regrette en outre que la coopération avec la société civile reste limitée. Tout en se réjouissant que l'âge minimum du mariage ait été élevé à 16 ans pour les garçons et les filles, le Comité recommande au Chili de revoir encore la législation afin de porter cet âge à 18 ans. Le Comité reste en outre préoccupé que certains groupes vulnérables - notamment les enfants autochtones, migrants et réfugiés, ainsi que les enfants handicapés, les enfants issus de milieux socioéconomiques défavorisés et les enfants vivant dans les zones rurales - continuent d'être victimes de discrimination, en particulier du fait de leur accès réduit à l'éducation. Le Comité note par ailleurs que les grossesses continuent de se traduire par l'expulsion des filles du système scolaire en dépit d'une interdiction explicite de toute discrimination sur cette base. Le Comité se dit également préoccupé par le fait que les relations homosexuelles en dessous de 18 ans continuent d'être pénalisées, ce qui témoigne d'une discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.

Le Comité se dit en outre préoccupé que les enfants continuent d'être soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants de la part d'agents responsables de l'application des lois, notamment dans les lieux de détention. Sont également jugées préoccupantes les informations faisant état d'un usage excessif de la force et de détentions arbitraires par la police durant les manifestations étudiantes de 2006. De l'avis du Comité, il est regrettable que le Code civil semble autoriser les châtiments corporels au foyer. Le Comité reste préoccupé par le fait que les cas de violence et d'abus sexuels contre les enfants sont en augmentation. Est aussi jugé préoccupant le caractère inadéquat des ressources disponibles pour les enfants handicapés, en particulier pour ce qui est de garantir leur droit à l'éducation. Se disant préoccupé par le taux élevé de grossesses d'adolescentes, le Comité prie instamment le Chili de revoir sa politique consistant à pénaliser l'avortement en toutes circonstances, y compris en cas de viol, d'inceste ou lorsque la vie de la mère est en danger.

Le Comité exprime par ailleurs sa préoccupation face au grand nombre d'enfants qui sont victimes d'exploitation économique et se dit en particulier alarmé par le grand nombre de ceux qui sont exposés à des travaux dangereux et/ou dégradants. Est aussi jugé préoccupant le nombre élevé d'enfants des rues et la stigmatisation dont ils continuent de souffrir. Le Comité regrette par ailleurs le caractère inadéquat des mesures de prévention en ce qui concerne l'exploitation sexuelle et la vente d'enfants. Le tourisme sexuel est jugé préoccupant. Le Comité se dit préoccupé par la nouvelle législation en matière de responsabilité pénale des adolescents, qui autorise la privation de liberté pour une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans à l'encontre des adolescents âgés de 14 à 16 ans ainsi que l'application, dans certaines circonstances, d'une réponse pénale pour les enfants de moins de 14 ans. Enfin, le Comité regrette que la Constitution chilienne ne contienne toujours pas de dispositions spécifiques reconnaissant les peuples autochtones et leurs droits. Le Comité se dit préoccupé par le haut niveau de corrélation existant entre pauvreté et origine autochtone, ainsi que par la discrimination de facto que continuent de subir les enfants autochtones, en particulier dans les domaines de l'éducation et de la santé.


mercredi 18 avril 2007, a 03:30
La déclaration universelle des droits de l'homme
 

 Ce que j'étudie par les temps qui courent... Un document fondamental en version intégrale !

Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhrente à  tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à  des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.


Considérant
qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à  la révolte contre la tyrannie et l'oppression.


Considérant
qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.


Considérant
que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à  nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à  favoriser le progrès social et à  instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.


Considérant
que les Etats Membres se sont engagés à  assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.


Considérant
qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.


L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme
comme l'idéal commun à  atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à  l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.


Article premier  Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3 Tout individu a droit à  la vie, à  la liberté et à  la sûreté de sa personne.

Article 4 Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5 Nul ne sera soumis à  la torture, ni à  des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6 Chacun a le droit à  la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7 Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à  une égale protection de la loi. Tous ont droit à  une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à  une telle discrimination.

Article 8 Toute personne a droit à  un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9 Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. 

Article 10 Toute personne a droit, en pleine égalité, à  ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à  ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à  sa défense lui auront été assurées.

2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.


Article 12 Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à  son honneur et à  sa réputation. Toute personne a droit à  la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13 

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.


Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.


Article 15 

1. Tout individu a droit à  une nationalité.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.


Article 16 

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à  la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à  la protection de la société et de l'Etat.


Article 17 

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à  la propriété.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.


Article 18 Toute personne a droit à  la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19 Tout individu a droit à  la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20 

1. Toute personne a droit à  la liberté de réunion et d'association pacifiques.

2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.


Article 21 

1. Toute personne a le droit de prendre part à  la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à  accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.


Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à  la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à  sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à  la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.


Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conformeà  la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.


Article 24 Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25 

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

 
Article 26 

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.


Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.


Article 28 

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.


Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.


Article 30 Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Présentation
Globetrotter dans l'âme maintenant plus que dans l'action, parce que famille et études à plein temps obligent.

Ce blog présentera au fil de mes temps libres (!)
des articles sur des sujets aussi vastes que le vie.

Et puis, je passe tellement de temps sur Google, qu'autant faire bénéficier les résultats de mes recherches au plus grand nombre.
Je mettrai donc en ligne des tas de liens regroupés par thème.

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commentaire(s)
Pour les enfants : quels sont vos droits ? Sugus96 (19/02/2012 22:00)

Bonjour je m appelle...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? melouka (25/01/2012 19:25)

tous les enfant aime...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? Lala (22/01/2012 10:03)

Salut j ' ai 11...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? nguena steeve (21/01/2012 08:49)

salut moi g suis au...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? *2222* (20/01/2012 12:35)

merci pour le sujet ...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? rachel (12/01/2012 20:13)

chére alice je pense...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? smart (12/12/2011 18:41)

es ce que vous pouve...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? maury (07/12/2011 21:00)

moi je penses que le...

Pour les enfants : quels sont vos droits ? A L'AIDE (03/12/2011 15:16)

Que doige faire si m...

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