WASHINGTON (AP) - Une étude américaine des régimes répressifs dans le
monde pointe du doigt 17 pays, dont la Libye et la Corée du Nord, comme
ceux ayant été "les pires" l'an dernier en matière de droits politiques
et de libertés civiles.
Selon l'analyse de l'organisation de défense des droits de l'Homme
Freedom House, les huit plus mauvais élèves sont la Birmanie, Cuba, la
Libye, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan, le Turkménistan et
l'Ouzbékistan. Deux territoires sont également évoqués en raison des
politiques particulièrement répressives qui y sont menées: la
Tchétchénie et le Tibet.
Au sein de ces pays et territoires, "le contrôle de l'Etat sur la
vie quotidienne est largement répandu et très étendu", souligne le
rapport de Freedom House, organisation privée basée à New York. En
outre, "les organisations indépendantes et l'opposition politique sont
interdites ou réprimées et la crainte de représailles pour des pensées
ou des actes indépendants fait partie de la vie quotidienne".
Les neuf autres pays pointés du doigt sont le Belarus, la Chine, la
Côte d'Ivoire, la Guinée équatoriale, l'Erythrée, le Laos, l'Arabie
Saoudite, la Syrie et le Zimbabwe. Un autre territoire est également
cité avec ce groupe: le Sahara occidental.
Des violations massives des droits de l'Homme sont perpétrées dans
presque toutes les régions du monde. "Nous publions ce rapport dans
l'espoir qu'il aidera le monde démocratique à faire avancer la cause de
la liberté aux Nations unies et dans d'autres forums", souligne
Jennifer Windsor, directrice de Freedom House.
Un rapport du Conseil de l'Europe juge la situation des Droits de
l'homme en Suisse "de très haut niveau" mais dénonce certaines
pratiques en matière d'asile, des actes racistes et la surpopulation
carcérale. La Suisse prend acte mais nuance. [sda] - Ce rapport de 52
pages tire les enseignements de la visite du Commissaire aux droits de
l'Homme du Conseil de l'Europe, Alvaro Gil-Robles, en décembre dernier
en Suisse. En matière de politique d'asile, M. Gil-Robles a estimé
contraire au droit international le refoulement immédiat de certains
personnes à leur sortie des avions.
Il recommande notamment qu'un témoin vérifie qu'une personne ait pu
demander l'asile avant d'être considérée comme "inadmissible" sur le
territoire. Le Conseil fédéral a "pris acte" du rapport et s'est engagé
à le transmettre au Parlement.
Mais, dans une annexe au texte, il a commenté les observations du
commissaire. Il a notamment précisé qu'une procédure était engagée pour
toute demande d'asile, même si la personne concernée n'était pas en
possession de papiers.
Le rapport appelle néanmoins à fournir une assistance juridique et
sociale aux étrangers dont la demande est frappée d'une non-entrée en
matière (NEM). Il souhaite aussi la prolongation du délai pour recourir
contre une décision de NEM. Berne a rétorqué que les cantons sont
obligés aux termes de la Constitution d'aider les personnes concernées
par une NEM en cas de situation d'indigence.
Outre l'asile, le rapport insiste aussi sur la surpopulation dans
certains prisons, dont celle de Champ-Dollon à Genève, où le taux
d'occupation a atteint jusqu'à 150 %. Il déplore également le manque de
gardiens compétents pour les détenus mineurs.
Sur ces deux questions, M. Gil-Roblès souhaite également la création
d'une institution nationale indépendante sur les droits de l'homme.
Berne a fait valoir que l'idée d'une Commission fédérale des droits de
l'homme était examinée par le Parlement.
M. Gil-Robles s'est par ailleurs déclaré "choqué" par certains
témoignages de bavures policières. Il insiste sur la formation des
forces de l'ordre pour éviter ces actes de racisme et de xénophobie.
Vers un renforcement des mécanismes de protection des droits de l’Homme :
des engagements à mettre en oeuvre
La FIDH se réjouit de l’adoption par
l’Assemblée Générale des Nations unies de la résolution créant le
Conseil des droits de l’Homme et appelle les Etats membres des Nations
unies à rendre opérationnel le nouvel organe dans les plus brefs délais.
« L’adoption de la résolution est un engagement à renforcer les mécanismes onusiens de droits de l’Homme », a déclaré le président de la FIDH, Sidiki Kaba, « mais,
le succès de la réforme initiée par le Secrétaire général des Nations
unies dépendra tout d’abord de la volonté politique des Etats de
démontrer leur attachement à réaliser le mandat qu’ils ont créé et à se
soumettre aux mécanismes de contrôle qu’ils auront développé. A cet
égard, le premier test se fera à l’occasion de la première élection ».
La FIDH appelle la Communauté internationale à réaliser dès la première
élection les engagements contenus dans les paragraphes opérationnels 8
et 9, et assurer, pour se faire, que les Etats candidats au futur
Conseil se déclarent comme tel au maximum trente jours avant l’élection
et annoncent publiquement des engagements mesurables en faveur d’une
meilleure protection des droits de l’Homme dans leur pays et au sein du
Conseil.
De telles déclarations de principe devraient indiquer, notamment :
•le
degré de ratification, par un Etat candidat au Conseil, des principaux
instruments en matière de droits de l’Homme et de leurs protocoles,
ainsi que les étapes prises pour la ratification des instruments
restant, comme pour la levée de toutes les réserves qui sont contraires
aux objectifs et principes fondant ces conventions,
• l’engagement
de coopérer pleinement et entièrement avec les procédures et mécanismes
du Conseil, en particulier à travers l’invitation permanente des
procédures spéciales sur la base de leurs termes de référence, des
réponses systématiques aux lettres d’allégation et enfin la mise en
oeuvre requise des recommandations des procédures spéciales,
• l’engagement
de se soumettre au mécanisme d’examen par les pairs, et d’y participer
au sein du Conseil, en fondant ses interventions sur les
recommandations des procédures et organes de droits de l’Homme,
• l’engagement
de répondre, au sein du Conseil, aux situations de violations graves
des droits de l’Homme, au moment où elles surviennent, en se fondant
sur les recommandations des organes et mécanismes de droits de l’Homme
onusiens, ainsi que celui de ne mettre aucun obstacle de procédure à ce
que ces situations soient examinées en bonne et due forme. L’engagement
en outre d’assurer une réaction permanente aux situations de violations
persistantes.
• l’engagement
de promouvoir, au sein du Conseil, le développement des normes de
protection des droits de l’Homme, lorsque cela est nécessaire, et
notamment lorsque recommandé par la Sous-commission des droits de
l’Homme.
Contexte :
Dans un communiqué publié le 24 février 2006,
la FIDH se félicitait des avancées contenues dans le texte : par
rapport à la Commission, le texte contient des garde-fous
supplémentaires qui, s’ils sont mis en oeuvre, pourraient bloquer les
possibles détournements du mandat de protection et prévenir tout
impotence à réagir aux crises en matière de droits de l’Homme, dont
était victime la Commission. Il prévoit un organe plus restreint doté
d’une procédure d’élection pouvant limiter la possibilité pour les
auteurs de violations massives des droits de l’Homme d’y siéger. Les
réunions s’étaleront dans l’année, avec une procédure de sessions
extraordinaires qui pourraient réduire l’impotence de la Commission. Le
texte prévoit également l’établissement d’un mécanisme universel de
contrôle, le « peer review » (examen par les pairs), et exige la
coopération totale des Etats siégeant au Conseil.
(Genève, 9 Mars 2005)—La Commission des droits de l’homme de l’ONU, qui compte parmi ses membres des gouvernements tenus responsables de crimes contre l’humanité, devra effectuer des réformes drastiques pour rétablir son image en mal de crédibilité, a annoncé aujourd’hui l’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch.
La Commission est devenue un lieu de refuge pour des gouvernements comme le Soudan, qui devraient être sur le banc des accusés plutôt qu’au cœur de l’organe principal de l’ONU pour les droits de l’homme.
Parmi les membres réélus à la Commission l’année dernière figure le Soudan, qu’une Commission d’Enquête sur le Darfour mandatée par le Conseil de Sécurité a tenu pour responsable de violations des normes internationales des droits de l’homme et du droit humanitaire, qui vraisemblablement « constitueraient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ».
Pour garder sa place pertinente en tant qu’organe principal des Nations Unies en matière des droits de l’homme, la Commission doit combattre avec vigueur les violations des droits de l’homme dans le monde, a dit Human Rights Watch. La Commission n’a pas été épargnée par le « Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces » des Nations Unies, qui remarque « l’érosion de sa crédibilité et de son professionnalisme ».
« La Commission doit se concentrer sur la protection des droits de l’homme, au lieu d’empêcher la critique à l’encontre des pays membres qui commettent de sérieux abus », a soutenu Kenneth Roth, le directeur général de Human Rights Watch. « La Commission est devenue un lieu de refuge pour des gouvernements comme le Soudan, qui devraient être sur le banc des accusés plutôt qu’au cœur de l’organe principal de l’ONU pour les droits de l’homme.»
C’est uniquement en retrouvant son rôle, qui consiste à dénoncer les gouvernements responsables d’abus des droits de l’homme, et à instaurer des mesures pour remédier à ces situations, que la Commission peut rétablir toute sa pertinence, souligne Human Rights Watch.
Bien que la liste des pays qui devraient faire l’objet d’un examen minutieux de la part de Commission soit longue, Human Rights Watch met le doigt sur plusieurs situations urgentes dont la Commission doit s’occuper sans délai. Ces recommandations mettent à l’épreuve la compétence de la Commission dans l’exercice de ses fonctions essentielles.
Népal:
Prenant en considération la situation des droits de l’homme au Népal qui s’est nettement dégradée, et aux vues des abus commis par le gouvernement y compris les nombreuses “disparitions”, la Commission devrait créer le poste de Rapporteur Spécial pour enquêter sur la situation dans ce pays.
Iran:
La Commission doit rétablir le poste, récemment abandonné, d’expert en charge de surveiller la situation des droits de l’homme en Iran. La condition des droits de l’homme dans le pays s’est sensiblement détériorée au cours de cette année. La liste des violations commises inclue la torture et les mauvais traitements des détenus, y compris le régime d’isolement cellulaire illimité, utilisé de manière régulière à l’encontre des dissidents.
Soudan:
La Commission doit restaurer le mandat du Rapporteur Spécial pour le Soudan, et condamner les abus massifs des droits de l’homme et les violations du droit humanitaire international commis par le gouvernement soudanais, ses milices alliées dont les Janjaweed, et les groupes rebelles au Darfour.
La région des grands lacs en Afrique:
Tenant compte du conflit actuel dans la République Démocratique du Congo, le Burundi, l’Uganda et le Rwanda, la Commission devrait créer le poste de Rapporteur Spécial pour la région des Grands Lacs Africains, afin de pouvoir enquêter sur les questions transfrontalières des droits de l’homme, y compris la montée des tensions interethniques et les conséquences néfastes de l’activité militaire transfrontalière sur les droits de l’homme.
L’ancienne Union Soviétique:
La Commission devrait adopter des résolutions déterminantes concernant la situation en Biélorussie, dans la région tchétchène de la Russie, au Turkménistan, ainsi qu’à l’encontre de la crise actuelle en Ouzbékistan.
Les Etats-Unis:
Human Rights Watch fait appel à la Commission pour condamner les “disparitions”, la torture et les autres mauvais traitements infligés aux personnes détenues par les Etats-Unis dans le cadre de la “lutte globale contre le terrorisme”, et pour demander que le gouvernement américain accorde aux différents mécanismes de surveillance de la Commission l’ accès aux terroristes présumés, conformément à leur demande qui date de plusieurs mois.
L’adoption de résolutions déterminantes sur les situations des droits de l’homme les plus graves démontrerait le retour de la Commission à son objectif principal : la protection des droits de l’homme à travers le monde. Pour rétablir sa crédibilité, la Commission pourrait également éliminer de son sein les pires violateurs de droits de l’homme. Human Rights Watch appelle les Etats Membres des Nations Unies à refuser aux pays qui ont une réputation désastreuse en matière des droits de l’homme de siéger à la Commission, et à insister pour que les Etats, qui aspirent à adhérer à la Commission, prennent des mesures en faveur du respect de droits de l’homme.
« La Commission n’a pas d’autre solution pour rétablir sa renommée et sa crédibilité », a affirmé Roth. « Elle doit accomplir sa tâche, en faisant connaître les gouvernements qui commettent des abus, et en oeuvrant de manière ferme en faveur de la protection des droits de l’homme. »
Extraits d'un texte s'adressant aux enfants, où leurs droits issus la Convention internationale des droits de l'enfant sont présentés. À faire lire à vos petits chéris sans faute !
DROIT A UN NOM, DROIT A UNE FAMILLE
Dès sa naissance, chaque enfant a le droit de recevoir un nom et un prénom.
- Si des parents sont divorcés, la mère n'a pas le droit d'interdire à l'enfant de voir son père, et vice-versa (sauf bien sûr si la justice le juge nécessaire, pour des raisons très particulières).
- Pour des raisons diverses (décès des parents, guerres, abandons), l'enfant peut se retrouver seul. Dans ce cas, la Convention prévoit que l'Etat doit veiller à lui trouver une nouvelle famille pour y grandir et s'épanouir.
DROIT A LA SANTE, DROIT A L'ALIMENTATION
- Chaque année, 7 millions d'enfants meurent de rougeole, de pneumonie ou de diarrhées. Pourtant, ce sont des maladies qu'on sait éviter et soigner. Il existe des vaccins, des médicaments.
- Aujourd'hui encore des milliers d'enfants sont victimes de la malnutrition : cela veut dire qu'ils n'ont pas assez à manger, souvent à cause de guerres ou de famines.
- Les Etats doivent tout faire pour lutter contre la maladie et la malnutrition, permettre l'accès de tous à la médecine, informer les parents et les aider à soigner et nourrir correctement leurs enfants. DROIT A L'EDUCATION
- La convention internationale des droits de l'enfant dit : " L'enseignement primaire est obligatoire et gratuit pour tous".
Pourtant, les organisations internationales constatent que, en l'an 2000, près de 200 millions d'enfants n'ont pas accès à l'école ! Les pays en voie de développement sont les plus touchés par ce phénomène.
- En plus de lui apprendre à lire, écrire et compter, l'école doit apprendre à l'enfant la vie en communauté, le respect des autres. Surtout, elle doit l'aider à développer sa personnalité DROIT AU RESPECT SANS DISTINCTION DE RACE, DE COULEUR, DE RELIGION
Des millions d'enfants n'ont pas les mêmes droits que les autres, parce que leur couleur de peau, leur religion, leur nationalité sont différentes.
- Dans les états où il existe des minorités, un enfant appartenant à une de ces minorités doit avoir le droit de pratiquer sa propre religion, d'employer sa propre langue etc.
- Ces droits ne sont malheureusement pas toujours respectés : En Espagne, seulement un quart des enfants gitans sont scolarisés. Aux Etats Unis, les livres et les dessins animés les présentent encore comme des voleurs et des vagabonds.
- Dans certains pays, ce n'est pas pareil de naître fille ou garçon : les fillettes sont parfois moins bien nourries, soignées ou habillées que les garçons. Et souvent, elles vont moins longtemps à l'école PROTECTION CONTRE LES MAUVAIS TRAITEMENTS ET LES VIOLENCES
De nombreux enfants, aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres, subissent de mauvais traitements qui ont des répercussions importantes sur leur état de santé et sur leur développement. Dans la plupart des cas, cette violence vient de leur famille, de leur proche entourage.
- La convention internationale des droits de l'enfant dit :
- " Les Etats protègent l'enfant contre toutes les formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation. (…)"
- Les formes de violences sont très différentes : la plupart du temps, les enfants maltraités sont privés de nourriture ou de soins, reçoivent fréquemment des coups de pied, des coups de ceinture… Il sont parfois même longuement enfermés dans des placards ou à la cave. PROTECTION CONTRE LE TRAVAIL FORCE
L'organisation des Nations unies estime que dans le monde, au moins 200 millions d'enfants travaillent.
- La pauvreté est la cause essentielle de ce phénomène, qu'on ne rencontre pas que dans les pays en voie de développement (même si ce sont les plus touchés). En Europe, par exemple en Italie, en Allemagne, au Portugal, il y a plus d'un million d'enfants qui travaillent.
Par exemple au Burkina Faso (Afrique), au Bhoutan (Asie), et au Mali, plus de 50% des enfants travaillent (chiffres du BIT - Bureau international du travail, situé à Genève). Au Bangladesh, ce chiffre est de plus de 30 %, comme au Sénégal, en Ouganda et au Timor (plus de 40%) et dans bien d'autres pays encore...
Dans les pays en voie de développement, la pauvreté y est telle que le maigre salaire de ces enfants est indispensable pour assurer sa survie et celle de sa famille.
DROIT A LA LIBERTE D'EXPRESSION ET D'ASSOCIATION
- La convention internationale des droits de l'enfant dit :
- " L'enfant a le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant."- " L'enfant a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées [...] sous une forme orale ou écrite, ou par tout autre moyen de son choix."- " L'enfant a droit à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique."LA PROTECTION DES ENFANTS HANDICAPES
Certains enfants souffrent de handicaps physiques ou mentaux, qui les rendent plus particulièrement fragiles...
- La convention internationale des droits de l'enfant dit : " Les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité."
LES ENFANTS FACE A LA GUERRE
Aujourd'hui, il y aurait dans le monde plus de 15 000 enfants soldats.
- La convention internationale des droits de l'enfant dit : "Les Etats ne doivent pas enrôler dans leurs forces armées toute personne n'ayant pas atteint l'âge de 15 ans."
- Enrôlés de forces ou massacrés avec leur famille, les enfants sont toujours les premières victimes, parce qu'ils sont plus faibles.
Au Cambodge, alors que la guerre est terminée depuis longtemps, les enfants continuent d'être quotidiennement victimes des mines antipersonnel. LA CONVENTION EN QUESTION
Bien que la grande majorité des Etats du monde se soit engagés à respecter et faire appliquer la Convention des droits de l'enfant (191 états sur 193 à ce jour), cela ne signifie malheureusement pas que la situation des enfants ait radicalement changé.
Elle s'est même détériorée, y compris dans de nombreux pays riches.
- La pauvreté augmentent dans les pays riches : 5 enfants sur 100 vivent dans une situation de pauvreté en Europe occidentale, 10 sur 100 en Australie, au Canada et en Grande Bretagne, 20 sur 100 aux Etats Unis.
.* Une femme meurt toutes les minutes des causes dues à une grossesse. 61% des décès maternels ont lieu surviennent après l'accouchement.
* Les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) atteignent 5 fois plus de femmes que d'hommes.
* Dans le monde entier, 130 000 000 de fillettes et de jeunes femmes ont subi la Mutilation Génitale Féminine (MGF).
* A l'échelle de la planète, au moins 1/3 des femmes ont été battues, contraintes à des rapports sexuels ou maltraitées de quelque autre manière, la plus souvent par une personne de sa connaissance (mari, membre masculin de la famille). Près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un certain moment de leur vie par leur partenaire. Une femme sur quatre est maltraitée durant la grossesse.
* On évalue à 4 000 000 par an, dans le monde entier, le nombre de femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète ou un marchand d'esclaves.
* Les 2/3 des 300 000 000 d'enfants qui n'ont pas accès à l'éducation sont des filles et les 2/3 des 880 000 000 d'analphabètes sont des femmes.
* 2 000 000 de fillettes âgées de 5 à 15 ans sont livrées chaque année à la prostitution.
* Aux États-Unis, une femme est battues toutes les 15 secondes par son partenaire.
* D'après la banque mondiale, dans les pays industrialisés, agressions et violences sexuelles privent les femmes de 15 à 44 ans de près d'une année de vie en bonne santé sur 5.
* Au Canada, les coûts sanitaires de la violence contre les femmes s'élèvent chaque année à 900 000 000 de dollars. Aux Etats-Unis, l'impact de la violence à l'égard des femmes sur l'économie s'élève à 4 Milliards de Dollars.
* Dans 22 pays africains, et neuf pays asiatiques, le taux de scolarisation des filles est de 80% inférieur à celui des garçons.
* Dans une douzaine de pays, aucune femme ne siège encore au parlement et, dans 8, au moins, elles n'ont pas le droit de vote.
* Plusieurs autres pays en développement ont vu la place des femmes au parlement augmenter très nettement au cours des 25 dernières années, à savoir l'Ouganda (de 1 % à 18 %), l'Équateur (de 1 % à 17 %), les Bahamas (de 4 % à 20 %) et la Barbade (de 4 % à 20 %).
* Les femmes occupent 30 % au moins des postes de niveau ministériel dans six pays seulement : Barbade, Érythrée, Finlande, Liechtenstein, Seychelles et Suède. Dans 10 autres pays d'Europe occidentale et des Caraïbes, cette proportion est comprise entre 20 % et 30 %.
* Une augmentation de 1% de la scolarisation secondaire des filles se traduirait par une augmentation de 0,3% de la croissance économique.
C'est en 1945 que l'égalité des
femmes et des hommes a été admise en tant que principe fondamental
de la personne à travers l'adoption générale de la charte des
Nations Unies. En 1979, la communauté internationale décidait
de remettre en question et d'éliminer la discrimination sexuelle
qui s'exerçait contre les femmes en adoptant la CEDEF (Convention
pour l'Elimination de toutes formes de Discrimination à l'Egard
des Femmes) ou CEDAW.
Derrière ces actions et ces avancées timides se cachent, à l'évidence
pour les femmes, des années de luttes et d'acharnement pour
faire valoir leurs droits et le respect de leur personne. Des
années où la communauté mondiale dirigeante, à grande majorité
masculine, a pris lentement conscience de la condition de la
femme dans le monde et a instauré des mesures, parfois volontaires,
souvent sous la pression des ONG et sans conviction, qui ont
permis, cependant, de dresser la liste des causes et des effets
qui ont conduit directement à une discrimination dont les femmes
sont les victimes génériques depuis des millénaires. La multiplication de ces actions a conduit certains
pays à réviser leur constitution. Ainsi, plus des deux tiers
des pays du monde, dont presque tous les pays d'Amérique Latine,
ont modifié leur législation de manière à améliorer l'accès
des femmes aux ressources, à favoriser leur accès à l'éducation,
aux services sanitaires et à accroître leur rôle dans la cellule
familiale. Certains pays ont adopté et autorisé l'utilisation
de contraceptifs avec suivi et soins médicaux spécifiques. Il
s'agit notamment du Pérou, du Brésil, de la Thaïlande, du Paraguay,
du Japon et du Cambodge…
L'amélioration de la condition de
la femme a touché d'autres pays comme l'Albanie, le Burkina
Faso, l'Équateur, Fidji, Madagascar, la Pologne et le Soudan
qui ont adopté ou révisé leur Constitution de manière à interdire
la discrimination fondée sur le sexe. La France, de son côté,
a amendé sa Constitution de manière à promouvoir l'accès égal
des femmes et des hommes aux charges électives. L'Afrique
du sud a prescrit l'égalité de statut des époux dans les mariages
coutumiers. Même le Pakistan, reconnu comme un des pays les
plus discriminatoires, voire meurtrier, à l'égard des femmes,
a décidé, par l'intermédiaire de la Haute Cour de Lahore que
le mariage ne pouvait être valide sans le consentement des deux
futurs époux et qu'un tuteur n'avait plus le droit de donner
son consentement au nom de la femme sans son approbation.
Chose étonnante,
malgré toutes ces démarches planétaires, il apparaît clairement
que les avancées efficaces en matière de droits des femmes ne
s'effectuent pas à l'échelle nationale ou même internationale
mais sont le résultat d'actions isolées menées à l'échelle locale
des régions, villes et villages. C'est le cas de plusieurs petits
villages d'Afrique qui ont vu, grâce à une initiative de la
Croix Rouge et d'autres ONG, leur vie changer à partir du moment
où les femmes ont commencé à être plus indépendantes, à la fois
intellectuellement et financièrement.
Par ailleurs, certaines
campagnes d'ONG ont eu un succès inespéré grâce à l'apport informatif
et communicatif de l'Internet. En effet, en Inde, lorsque des
membres d'un mouvement militant contre l'exploitation sexuelle,
le viol, les meurtres liés à la dot, ont été mis en prison,
une alerte lancée sur Internet a contribué à faire suspendre
leur procès. Plusieurs campagnes ont vu le jour sur Internet,
notamment en ce qui concerne la journée de la femme, mondialement
connue, et qui a déjà attiré l'attention du monde entier sur
les conditions de vie des femmes afghanes, pakistanaises et
africaines. L'Internet apparaît comme un moyen puissant pour
faire pression sur les gouvernements velléitaires en matière
de respect des droits fondamentaux des femmes.
Car, il faut
bien le dire, malgré les efforts incessants de milliers de personnes
investies dans cette action en faveur des femmes, les chiffres
qui reflètent la réalité de leur vie recèlent un caractère inquiétant
! Une évaluation des progrès réalisés due au Fonds de développement
des Nations-Unies pour la femme (UNIFEM) donne à réfléchir :
"Jusqu'à présent, six pays seulement réunissent les caractéristiques
suivantes : égalité à peu près complète entre les sexes dans
la scolarisation secondaire, occupation par les femmes de 30
% au moins des sièges de parlement ou législature, exercice
par les femmes de près de 50 % des emplois rétribués dans les
activités autres qu'agricoles".
Quelles que soient les lois adoptées, l'évolution des
droits des femmes est entièrement dépendante du comportement
privé et surtout de celui des hommes, en fonction du niveau
qu'atteint la culture patriarcale dans leur pays.
En fin de compte, c'est un travail de rééducation
au niveau des individus qu'il faut commencer, un par un s'il
le faut, car le préjudice psychique et physique causé aux femmes
est tellement grand qu'il demandera sans doute d'aller parler
au cœur de chaque être…
A l'heure actuelle, dans le monde
entier, des études ont montré que ce sont toujours les mêmes
types de situations qui sont à l'origine d'actes de violence
à leur égard : le fait de désobéir au mari, répondre à ses observations,
refuser les rapports sexuels, ne pas servir à manger au moment
où il le désire, négliger les soins portés aux enfants, négliger
les travaux domestiques, se déplacer sans sa permission, soupçons.
Cette attitude extrêmement discriminatoire est aussi conditionnée
par l'image attendue de ce que doit être un "vrai homme" qui
subsiste dans certaines sociétés : un être qui affirme ses désirs,
qui ne doit donner aucun signe de faiblesse, qui pourvoit aux besoins du ménage mais ne doit rendre aucun
compte de ses dépenses (contrairement aux femmes).
Pourtant,
force est de constater que, dans bon nombre de pays, ces stéréotypes
ne correspondent plus à la réalité. Voilà près de trois générations
que le rôle de l'homme, en tant que maître du foyer, a changé
et a évolué vers plus de partage des tâches et des responsabilités. La prise de conscience des hommes sur le rôle et la responsabilité
qu'ils ont sur la santé physique et psychique des femmes jettera
un faisceau de lumière sur cette ombre encore épaisse qui stagne
au-dessus de leur tête et de leur cœur.
Des
voix plus fortes pour les pauvres, une croissance et une stabilité
économiques favorables aux pauvres, des services sociaux de base pour
tous, des marchés ouverts pour le commerce et la technologie et un
volume suffisant de ressources pour le développement, bien utilisé
La
République de Corée, la Malaisie et le Maroc appartiennent à un petit
groupe de pays qui, en moins d'une génération, ont réussi à réduire de
moitié la proportion de leur population vivant dans la pauvreté. En
Inde, les États de l'Haryana, du Kerala et du Penjab ont obtenu le même
résultat. Une douzaine d'autres pays — dont le Botswana et la Maurice —
ont réussi à réduire la pauvreté de 25 % ou plus en une génération.
D'autres pays peuvent tirer d'importantes leçons de l'expérience de ces
pays, car ce qui a été fait par les uns peut être fait par d'autres.
Une voix et des choix pour les pauvres
Pour
commencer, il faut donner des moyens d'action aux pauvres — offrir des
possibilités aux femmes, ouvrir l'espace politique pour permettre aux
pauvres de s'organiser. La démocratisation doit aller au-delà du
gouvernement par la majorité et inclure les minorités dans tous les
aspects de la vie politique — au niveau du gouvernement, du pouvoir
législatif, de la fonction publique et des autorités locales. Ce type
de démocratie ouverte à la participation de tous favorise
l'indépendance du pouvoir judiciaire, l'ouverture de la société civile
et la liberté des médias — ce qui peut assurer le respect des droits de
l'homme et obliger les gouvernements à tenir leurs promesses et à
rendre compte de leurs actions.
Un
gouvernement juste et honnête favorise — et même incarne — des
institutions juridiques et économiques solides. Des juges corrompus,
des réglementations bancaires inadéquates, des services publics
désorganisés, une participation limitée de la communauté sont autant de
facteurs de gaspillage des ressources destinées au développement. Si la
capacité administrative est adéquate, une participation locale accrue à
la gestion des services sociaux peut augmenter considérablement
l'efficacité de ces services. Par ailleurs, en simplifiant les règles
commerciales, on peut réduire les possibilités de corruption et
promouvoir une accélération de la croissance et la réduction de la
pauvreté.
L'engagement
à respecter les droits fondamentaux de la personne humaine et la
primauté du droit est une condition préalable essentielle au
développement durable. La moitié des pays du monde ont ratifié les six
conventions relatives aux droits de l'homme — contre un dixième il y a
10 ans seulement. Ceci est important car les pays qui ont ratifié ces
instruments sont tenus de rendre compte de leurs actions.
Croissance favorable aux pauvres
La
croissance économique en soi ne garantit pas la réduction de la
pauvreté — c'est un facteur absolument essentiel pour la soutenir à
long terme. Il faut aussi que cette croissance soit favorable aux
pauvres. Comment? Il faut qu'elle crée davantage de possibilités
d'emploi productif et bien rémunéré pour les pauvres. Il faut qu'elle
donne aux pauvres un accès plus large aux ressources pour qu'ils
puissent exploiter leur potentiel productif et subvenir à leurs
besoins. Il faut aussi qu'elle soit équitable et crée de meilleures
possibilités pour les femmes pauvres. Des mesures devront donc être
prises pour renforcer les droits fonciers des femmes, accroître leur
pouvoir de négociation et élargir leur accès au crédit, à la formation
et aux technologies nouvelles.
Il
importe que la croissance favorable aux pauvres s'accélère sensiblement
dans de nombreux pays, en particulier dans les 30 pays en développement
dont le revenu réel par habitant est inférieur aujourd'hui à ce qu'il
était il y a 35 ans. Une croissance de ce type nécessite un
accroissement de la production chez les pauvres eux-mêmes : grâce à des
augmentations de la productivité des petits exploitants agricoles; aux
petites entreprises, en zone rurale comme en zone urbaine; aux
producteurs du secteur informel; et à de nombreux hommes et femmes qui
fournissent une multitude de petits services.
Les
politiques économiques doivent aussi être rationnelles, bien
équilibrées et viables à long terme. Il faudra à cette fin renforcer
les institutions nationales de manière à créer les capacités
nécessaires à la mise en oeuvre des politiques économiques et sociales
appropriées.
Tous
les efforts entrepris doivent être guidés par un souci d'équité, afin
que tous les groupes de la société progressent. Mais ce souci d'équité
s'étend aussi aux générations futures. Ceci signifie que la croissance
économique doit être viable — et que notre action sur l'environnement
aujourd'hui ne porte pas atteinte aux ressources naturelles nécessaires
à la vie des générations futures sur notre planète.
Prestation de services sociaux de base pour tous
Les
politiques doivent dépasser les considérations purement économiques
pour se concentrer sur les besoins des pauvres — afin de garantir des
normes sociales minimales et l'accès universel aux services sociaux de
base. Les pays doivent investir dans l'éducation — en particulier celle
des filles, secteur qui représente l'un des taux de rentabilité les
plus élevés en ce qui concerne le développement. Ils doivent également
fournir des services efficaces et de qualité aux groupes déshérités —
soins de santé, eau, assainissement et autres services de base. Des
mesures doivent être prises à cette fin pour réduire la malnutrition,
une attention particulière devant être accordée aux femmes en âge de
procréer et aux jeunes enfants. Les pays doivent aussi mettre en place
des filets de sécurité pour les groupes vulnérables en période de crise.
Un pays
qui investit dans les services de santé et d'éducation de base
manifeste sa volonté de promouvoir un développement à long terme. Au
Sommet mondial pour le | développement social tenu à Copenhague en
1995, les dirigeants du monde entier ont suggéré qu'environ 20 % des
budgets nationaux et 20 % de l'aide publique au développement soient
alloués aux services sociaux de base. L'objectif était de permettre aux
pays de se doter d'une main-d'oeuvre bien éduquée et en bonne santé qui
puisse soutenir la concurrence sur le marché mondial. Bien que la part
des dépenses budgétaires consacrées aux services sociaux de base ait
récemment augmenté dans de nombreux pays, comme la République
dominicaine, le Guatemala, le Malawi et la Namibie, rares sont les pays
en développement ou les donateurs qui ont atteint les objectifs
suggérés.
Ouverture des marchés aux échanges, à la technologie et aux idées
La
mondialisation offre d'immenses possibilités aux pays en développement
— de meilleurs moyens d'utiliser les connaissances mondiales, des
technologies plus perfectionnées pour fournir des biens et des
services, un accès plus large aux marchés mondiaux. Mais pour tirer
avantage de ces possibilités, des mesures doivent être prises. Les pays
doivent réduire leurs tarifs douaniers et autres barrières commerciales
et réorganiser les systèmes régissant les courants d'importation et
d'exportation et les mouvements de capitaux. Ils doivent également
contrôler leurs taux d'inflation et gérer les taux d'intérêt et les
taux de change, afin d'être perçus comme offrant un environnement
propice aux affaires. Ils doivent aussi poursuivre des politiques
cohérentes — pour être crédibles auprès des investisseurs, tant locaux
qu'étrangers. Les pays à revenu élevé ont eux aussi un rôle à jouer —
ils doivent réduire les droits de douane, éliminer les autres obstacles
entravant les importations en provenance des pays en développement et
fournir une assistance pour renforcer les capacités permettant de
commercer avec efficacité.
Toutefois,
tous les pays ne sont pas en mesure de tirer parti de ces avantages
potentiels. Subissant les conséquences de politiques inefficaces menées
dans le passé et de performances décevantes, un trop grand nombre sont
marginalisés dans le commerce, les finances, la technologie, les idées
— précisément les secteurs qui pourraient les aider à se développer et
à lutter contre la pauvreté.
Au
cours des 40 dernières années, le commerce s'est développé plus
rapidement que la production mondiale. Mais les pays dont l'économie
est fortement protégée et ceux qui sont tributaires des exportations de
produits de base n'ont pas progressé au même rythme ou ont souffert des
fluctuations des prix. Un plus grand nombre de pays reconnaissent
désormais les avantages de l'ouverture des marchés, qui favorise leurs
exportations et accroît leur capacité d'importation.
Le coût
des télécommunications a fortement baissé au cours des 20 dernières
années, offrant la possibilité, par exemple, à des personnes se livrant
au commerce du cacao au Ghana, qui doivent connaître les cours
mondiaux, d'utiliser des téléphones cellulaires. Et maintenant,
l'Internet offre le courrier électronique, la formation en ligne et
d'innombrables ressources sur le Web. Ces ressources sont devenues
réalité pour certains, mais il est évident qu'elles ne le sont pas pour
le plus grand nombre. Il est donc indispensable de connecter tous les
groupes de la société civile et toutes les entreprises des pays en
développement aux réseaux qui ont tant à offrir. Cela exigera
d'effectuer des investissements considérables dans le secteur des
télécommunications.
Utilisation efficace et équitable des ressources aux fins du développement
Le
développement exige des ressources financières. Une grande partie
provient de l'épargne privée et une autre partie de l'épargne publique.
Les facteurs qui ont accéléré la croissance de nombreux pays d'Asie de
l'Est sont leurs taux d'épargne élevés, souvent plus de 30 % du PNB.
Cela leur a permis d'investir dans les infrastructures et les services
sociaux. De nombreux pays africains, par contre, ont enregistré des
taux d'épargne de 10 à 15 % du revenu national seulement, trop faibles
pour soutenir suffisamment la croissance et sortir leurs populations de
la pauvreté.
Il est
essentiel que les pays dépensent avec prudence — pour financer la
prestation de services de base pour les pauvres et non pas pour des
services subventionnés à l'intention des riches, et effectuent des
investissements rationnels aux fins du développement. La manière dont
les gouvernements dépensent leur argent est aussi importante que
l'objet de leurs dépenses. L'instabilité et l'imprévisibilité des
dépenses publiques entravent les progrès dans la lutte contre la
pauvreté. La compétence des fonctionnaires recrutés par le gouvernement
joue également un rôle important. Les gouvernements qui recrutent et
accordent des promotions au mérite obtiennent de meilleurs résultats
que ceux qui offrent les meilleurs emplois à leurs amis et alliés
politiques.
L'aide
extérieure joue un rôle important dans la promotion du développement,
en particulier dans les pays pauvres. On reconnaît de plus en plus que,
pour obtenir des résultats satisfaisants, il est essentiel que les pays
exercent un contrôle sur leurs politiques de développement et jouent un
rôle décisif dans l'exécution de leurs programmes de développement, et
que les procédures appliquées et les rapports requis par les donateurs
doivent être coordonnés et harmonisés afin de réduire les charges
administratives. Les donateurs et les institutions internationales de
financement travaillent maintenant en collaboration plus étroite avec
les pays en développement sur les stratégies de lutte contre la
pauvreté élaborées dans le cadre d'un processus participatoire et
dirigées par les pays. Ils deviennent aussi plus sélectifs dans le type
d'aide qu'ils fournissent à un pays, veillant davantage à ce qu'elle
soit adaptée aux priorités du pays en question et aux besoins locaux.
Les
donateurs prennent conscience de la nécessité d'établir des
partenariats stratégiques capitalisant sur les points forts de chaque
partenaire, reflétant des buts et objectifs communs et tirant parti des
acquis. Travaillant en collaboration avec les pays en développement,
les pays à revenu élevé doivent accroître leur aide. Ils doivent aussi
procéder à des allégements de dette plus importants et plus rapides.
Ils doivent faciliter l'accès à leurs marchés, y compris un accès en
franchise de droits hors quota aux pays pauvres. Ils doivent également
financer des programmes intéressant de nombreux pays, comme la
recherche sur les vaccins contre les maladies tropicales. Ce sont des
conditions essentielles pour promouvoir la croissance et réduire la
pauvreté dans les pays les plus pauvres et les moins avancés. Ces
conditions sont également indispensables pour réduire la souffrance
humaine et le nombre des conflits violents, protéger l'environnement et
endiguer la propagation de menaces mondiales comme le VIH/sida.
Une
mesure que les pays peuvent prendre pour mobiliser davantage de
ressources aux fins du développement est de renforcer leurs capacités
en matière de recouvrement d'impôts, non pas auprès de sources faciles
comme les droits de douane et les licences, qui rendent la répartition
des ressources moins efficace, mais auprès d'une large base
d'imposition équitable. Le système fiscal devrait également être conçu
de manière à ne pas inciter à la corruption.
La
plupart des pays membres de l'OCDE se sont fixés comme objectif 0,7 %
de leur PNB pour l'aide extérieure mais seuls le Danemark, la Norvège,
les Pays-Bas et la Suède l'ont atteint. Pire : la disposition à aider
les pays en développement s'est affaiblie au cours des années 90. En
cinq ans seulement, de 1992 à 1997, l'aide fournie par les pays membres
de l'OCDE est tombée de 0,33 % à 0,22 % du PNB, réduction qui a pris
fin en 1998 et 1999. Les donateurs doivent accroître leur assistance
aux pays pauvres, en particulier à ceux qui l'utilisent de manière
efficace. L'accélération de l'allégement de la dette pour les pays
pauvres les plus fortement endettés aidera à appuyer la mise en oeuvre
de stratégies nationales de lutte contre la pauvreté.
Certaines
régions sont presque entièrement tributaires de l'aide pour leur
financement extérieur. Les apports de capitaux privés peuvent renforcer
considérablement les efforts déployés par les pays en matière de
développement mais ils sont concentrés sur moins de 20 pays en
développement et certains types de financement, comme les obligataires
et les prêts bancaires, peuvent être instables. Les pays doivent créer
les conditions permettant d'attirer les investissements à moyen terme
de l'étranger et au niveau local. Le Mozambique et l'Ouganda commencent
à s'y employer.
Malgré
le redressement économique de la région, un enfant de moins de 15 ans
sur quatre est encore dans l'extrême pauvreté. L'Unicef plaide pour un
meilleur soutien public aux familles.
Un
rapport de l’Unicef sur les pays d’Europe du sud-est et de la
Communauté des Etats indépendants (CEI) révèle de graves disparités
dans la condition des enfants, disparités que dissimulent les moyennes
nationales encourageantes.
En effet, malgré la reprise
économique de ces pays depuis la fin des années 90, un enfant de moins
de 15 ans sur quatre ne subsiste encore aujourd’hui que grâce à des
revenus d’une extrême pauvreté.
Lancé le 18 octobre 2006,
le "Rapport social Innocenti 2006 : comprendre la pauvreté dans les
pays d’Europe du sud-est et de la Communauté des Etats indépendants"
révèle que, bien que le nombre de moins de 15 ans vivant avec moins de
2,15 $ par jour a diminué de 32 à 18 millions entre 1998 et 2003, de
fortes disparités existent entre les enfants en matière de bien-être et
d’égalité des chances : la part des enfants vivant aujourd’hui dans
l’extrême pauvreté s’échelonne de 5% dans quelques pays d’Europe du
sud-est à 80% dans les pays les plus pauvres d’Asie centrale.
L’analyse
de données tirées d’observations rurales et urbaines, de ménages de
différentes tailles et structures, met en évidence des disparités entre
pays qui affectent particulièrement les mineurs dans les familles où il
y a plus de deux enfants.
Marta Santos Pais, directrice du
centre de recherche Innocenti, a déclaré lors du lancement du rapport à
Helsinki, en Finlande : « Un revenu pauvre et la privation ont un
impact très net sur les enfants. Ils affectent leur présent immédiat et
compromettent leur développement sur le long terme. Pour s’attaquer à
la pauvreté et aux inégalités parmi les enfants, les politiques et les
ressources doivent d’urgence être dirigées vers eux ».
Les
progrès pour améliorer d’autres aspects relatifs aux enfants – comme le
taux de mortalité infantile, la fréquentation de garderies et l’accès à
l’eau salubre – ont été faibles. Beaucoup de gouvernements dans la
région n’ont pas pleinement fait profiter les enfants des résultats
économiques. Les niveaux de dépenses publiques en matière de santé et
d’éducation restent dans l’ensemble bas dans de nombreux pays et n’ont
pas augmenté depuis 1998 en dépit du redressement économique.
Les
soutiens directs au revenu, sous la forme de transferts d’Etats pour
les ménages avec enfants, sont largement répandus dans la région,
souvent sous la forme de pensions. Mais ces soutiens ciblés sur les
enfants sont souvent trop modestes pour avoir un impact significatif
sur la réduction de la pauvreté.
Pour Maria Calivis,
directrice du bureau régional de l’Unicef pour l’Europe du centre et de
l’est et la Communauté des Etats indépendants, « La pauvreté des
enfants devrait être la préoccupation numéro un des gouvernements dans
la région. Les enfants continuent d’être placés en institutions : les
chiffrent ne diminuent pas, et ce malgré la baisse du taux de natalité.
L’avenir de la région est indissociablement lié au bien être des
enfants. Il doit y avoir un investissement approprié dans les services
pour enfants ».
Le rapport affirme que l’avenir de la
région dépendra d’une génération en bonne santé et ayant bénéficié d’un
enseignement convenable, ce qui requiert une meilleure utilisation des
ressources et un soutien plus généreux de la communauté internationale.
Pour faire face aux défis que pose la persistance de la
pauvreté des enfants dans la région, le rapport demande aux
gouvernements de travailler dans plusieurs directions :
• Mettre
la priorité sur les enfants dans les politiques et stratégies de réduction de la pauvreté, ce qui suppose rapidement la collecte, l’analyse et la diffusion de données sur la situation des enfants. • Avoir
une dépense publique plus importante et mieux adaptée en faveur des
services sociaux (santé, éducation, infrastructure sociale) ; réformer
les principes des allocations pour s’assurer qu’elles ciblent les
populations qui sont le plus dans le besoin. • Relever et
mieux cibler les transferts sociaux destinés aux familles ayant de
jeunes enfants de façon à leur fournir une protection efficace contre
la pauvreté tout en décourageant le placement en institutions. •Établir
une politique qui mette fin à la pratique largement répandue du placement des enfants, et manifester une volonté ferme de consacrer plus d’efforts politiques et de ressources au soutien social des
familles en crise.
L’Unicef travaille avec les familles
et les communautés de la région pour réduire les conséquences de la
pauvreté. Une politique et des réformes législatives pour protéger tous
les enfants et garantir chacun de leurs droits constituent la pierre
angulaire des programmes que mène l’Unicef avec les gouvernements. Il
s’agit, ici comme ailleurs, de soutenir l’application de la Convention
internationale des droits de l’enfant et de réaliser les Objectifs du
millénaire pour le développement.
L'effondrement du bloc soviétique dans les années 1990 a été marqué par la création de nouveaux États. L'accès à l'indépendance de ceux-ci a représenté un formidable défi, tant pour la population que pour les gouvernements. Afin d'évaluer leur progression, nous avons effectué une recherche comparative entre les pays suivants : l'Arménie, le Bélarus, le Kazakhstan, la Moldavie, l'Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan et l'Ukraine. L'étude de ces pays a été rendue possible par l'utilisation d'une échelle de mesure commune, soit l'Indice de développement humain des Nations unies (IDH).
L'IDH a été utilisé puisqu'il prend en considération le développement de façon générale et non pas uniquement des données économiques telles que le PIB. Le développement est défini selon trois facteurs: mener une vie longue et saine, accéder à la connaissance et à l'information et bénéficier de ressources assurant un niveau de vie décent (1).
Dans un premier temps, des comparaisons seront établies entre l'Arménie, le Bélarus, le Kazakhstan, la Moldavie, l'Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan et l'Ukraine. Puis, nous nous demanderons s'il existe une régression ou une amélioration de l'Indice de développement humain de ces pays selon l'échelle utilisée entre 1995 à 2004.
Comparaison entre les pays
Les trois pays les plus avancés selon l'Index du développement humain sont dans l'ordre : la Fédération de Russie (65e rang mondial), le Belarus (67e rang mondial) et l'Ukraine (77e rang mondial). Le Belarus et l'Ukraine possèdent tous les deux des avantages comparativement à d'autres pays, notamment par le dynamisme des échanges commerciaux entre l'Union Européenne et la Fédération de Russie. Leur situation géographique est un avantage, puisque leurs frontières touchent la Lituanie, la Pologne ainsi que la Lettonie pour le Belarus. De plus, ces pays sont bien intégrés dans l'Union Européenne, ceci favorise une stabilité et une transparence entre les échanges des pays (4).
Tandis que pour le Kazakhstan, les richesses en pétrole et en gaz naturel permettent de favoriser une meilleure économie. De plus, l'accord avec la Chine pour la construction d'un oléoduc passant par la mer Caspienne jusqu'en territoire chinois favorise l'indépendance pétrolière. Mais le gouvernement se distingue des autres pays ci-haut, notamment par sa volonté de restreindre la main-d'oeuvre étrangère sur son territoire en favorisant l'emploi de sa population (6).
L'Arménie occupe le 80e rang. Ce pays se distingue des autres puisqu'il a adopté en 2005 des mesures pour enrayer la corruption. Il vit principalement des ressources agricoles, mais ces dernières sont menacées par les nombreux tremblements de terre qui secouent la région (7).
Trente-trois pays séparent l'Arménie de l'Ouzbékistan qui arrive au 113e rang mondial. L'Ouzbékistan est le quatrième producteur mondial de coton. Avec l'aide de la Russie, il effectue des efforts pour rentabiliser ses richesses naturelles en partenariat avec Moscou et Beijing.
La Moldavie est la suivante dans le tableau. Petit pays coincé entre l'Ukraine et la Roumanie, son économie dépend de l'agriculture. Il possède peu d'énergie naturelle, ce qui freine son développement économique (8). La situation économique du Tajikistan (122e rang mondial) a été améliorée grâce notamment à la guerre en Afghanistan qui a favorisé la construction d'infrastructures sur son territoire. Ironiquement, le chaos dans le pays voisin a créé un afflux d'activité économique dans ce pays qui possède la quatrième réserve d'eau mondiale (9).
À la lumière de ces comparaisons, il apparaît évident que la Russie demeure, par son poids démographie et politique, le premier partenaire économique de ces nouveaux pays.
Un IDH en progression ou en régression?
Selon le rapport des Nations unies, les pays de cette région ont connu une amélioration de leur IDH. Il apparaît que l'IDH de ces pays sur la période étudiée présente une évolution sur le long terme pour les populations locales.
Plusieurs pays de l'ex-URSS font face à des problèmes de gouvernance démocratique importants. L'absence de transparence au sein des partis politiques, les entraves à la liberté de presse et l'instabilité de l'économie représentent des facteurs pouvant nuire au développement humain. Même si le bloc soviétique n'est plus, il ne faut pas nier la présence toujours importante de la Russie comme partenaire important de ces nouvelles républiques. Cependant, la Chine est de plus en plus présente dans la région, notamment auprès des pays possédant des ressources énergétiques importantes. On assiste ainsi à un déploiement de Beijing vers ces pays pour la création de projets favorisant son approvisionnement en pétrole ou en gaz naturel. Il sera fort intéressant de découvrir dans un avenir prochain si se sera la Russie ou la Chine qui influenceront le plus ces territoires.
Bibliographie
(1) Social info, dictionnaire de politique de sciences sociales (date de consultation 18 novembre 2006) http://www.socialinfo.ch/cgi-bin/dicoposso/show.cfm?id=418
(2) Ibid.
(3) Banque de Ressources interactives en Sciences Économiques et Sociales ( date de consultation 18 novembre 2006) http://www.brises.org/notion.php/Notion/index/notId24/notBranch/24#
(4) Belarus addressing imbalances in the economy and society ( date de consultation 20 novembre 2006) un.by/pdf/1321_eng.pdf
(5) information sur l'Ukraine :The World Factbook ( date de consultation 19 novembre 2006) https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/up.html
(6) information sur le Kazakhstan :The World Factbook ( date de consultation 18 novembre 2006) https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/kz.html
(7) information sur l'Arménie : The World Factbook )(date de consultation 18 nombre 2006) https://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/uz.html
(8) L'aménagement linguistique dans le monde http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/europe/moldavie.htm http://hdr.undp.org/reports/global/2005/pdf/HDR05_chapter_2.pdf
(9) Population database : http://www.un.org/esa/population/publications/WPP2004/2004FrenchES.pdf (date de consultation 18 décembre 2006)
Se transporter, se nourrir, consommer, interagir avec les autres ; autant de gestes que nous
posons au quotidien. Additionnés les uns aux autres, ils contribuent à embellir notre
monde… ou à le ternir.
À chacun de choisir.
Voici 12 gestes simples ayant un impact positif sur l’environnement et la société. Équiterre
vous invite à partager les gestes qui font déjà partie de votre quotidien ainsi
que ceux que vous aimeriez poser.
Joindre la campagne Un geste à la fois c’est affirmer que l’on veut
une planète écologique et une société solidaire; c’est montrer à celles
et ceux qui hésitent qu’ils ne seront pas seuls à agir; c’est poser un
geste pour soi, pour nous et pour la planète; c’est démontrer à tous que
oui, nous pouvons changer le monde!
TRANSPORT ÉCOLOGIQUE Contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air…
1-
En
marchant ou en prenant son vélo pour tous les
déplacements se trouvant dans le voisinage,
par exemple l’épicier, la boulangerie
ou le dépanneur.
2-
En optant pour la marche, le vélo, le taxi, l’autobus, le métro ou le covoiturage plutôt que sa voiture pour se rendre
au travail ou à son lieu d’études.
3- En
utilisant une combinaison de transports collectifs,
de vélo, de marche, de taxi et de location
de voiture qui permettront de se défaire
de sa voiture de façon définitive
ou d’en réduire significativement
son utilisation.
CONSOMMATION SOLIDAIRE ET ÉQUITABLE Ici comme ailleurs,
je participe à une répartition plus
juste des richesse... 4- En remplaçant ses achats de thé, de café, de chocolat, de cacao et de sucre par des produits équivalents certifiés équitables…
5-
En choisissant des entreprises d’économie
sociale comme des OBNL et des coopératives
pour certains de ses achats tels que vêtements,
artisanat et produits d’alimentation.
AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE Consommer des aliments qui ont été produits
dans le respect de l’environnement…
6- En achetant des
produits certifiés biologiques
7- En
préparant
un plat composé d’aliments produits par des fermiers ou
des producteurs locaux
8- En
remplaçant un repas de viande conventionnelle
par un autre composé de
viande certifiée biologique ou un repas végétarien.
EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE Économiser sur sa facture énergétique
et aider à la réduction des émissions de gaz à effets de serre… 9- En réduisant le thermostat de trois degrés Celsius au moment de quitter le domicile et durant la nuit.
10- En installant un pommeau de douche à débit réduit et en diminuant de trois minutes la durée de ses douches.
IMPLICATION SOCIALE ET CITOYENNE Je participe au développement
social et démocratique
de ma région ou de mon quartier...
11-
En soutenant la mission d'un organisme à
but non-lucratif, communautaire, ou encore, une
entreprise de réinsertion sociale par des
dons mensuels de temps et/ou d'argent.
12-
En faisant la promotion de choix écologiques
et socialement équitables auprès
de mes représentants élus et de
mes collègues de travail ou d'études.
C'est à trois stades essentiels du développement, à savoir,
la petite enfance, les années d'école primaire et l'adolescence,
que se présentent des occasions inégalées de changer la vie d'une
jeune personne.
En se renforçant mutuellement, les interventions effectués à chacun
de ces stade et le soutien apporté aux enfants permettent d'espérer
que cet engrenage de pauvreté et de sous-développement des enfants
et des femmes, qui se perpétue de génération en génération, sera
enfin brisé.
Cet espoir formidable pourrait même se réaliser en une génération.
Pour y parvenir, l'UNICEF a identifié trois objectifs prioritaires
:
Un bon départ dans la vie.
Tous les bébés doivent commencer leur vie en bonne santé et les
jeunes enfants doivent grandir entourés d'affection, dans un milieu
propice au développement de leurs aptitudes physiques, affectives
et intellectuelles.
Une éducation de base de qualité.
Une éducation de qualité, qui encourage la participation et la
réflexion critique tout en transmettant aux enfants les valeurs
de la paix et de la dignité humaine, peut transformer la société
en une génération. Lorsque leur droit à l'éducation est respecté,
les enfants sont protégés contre de multiples fléaux tels que la
pauvreté chronique, le travail en servitude, le travail domestique
forcé, l'exploitation sexuelle à des fins commerciales ou l'enrôlement
dans l'armée en période de conflit.
Quoique la majorité des enfants du monde soient scolarisés, 110
millions d'entre eux, dont près de 60 % de filles, restent privés
d'instruction. En effet, dans certaines sociétés, on considère que
celles qui sont destinées à être des mères et des épouses n'ont
pas besoin d'aller à l'école.
Tous les enfants doivent avoir accès à une éducation de base dispensée
dans un cadre propre, sans risque et intellectuellement stimulant
afin d'acquérir la confiance en soi et les aptitudes dont ils auront
besoin toute leur vie. Ils doivent également pouvoir achever cette
éducation.
Des adolescents qui sont des citoyens
attentifs, productifs et responsables.
L'adolescence est une période vulnérable, quoique remplie de promesses.
Il faut donc offrir aux jeunes gens un milieu favorable et sans
risque où ils auront fréquemment l'occasion de participer à la vie
de la collectivité et de développer pleinement leur potentiel.
Protéger les droits des adolescents est un moyen efficace de les
« vacciner » contre les maladies sexuellement transmissibles, notamment
le VIH /SIDA, et de faire reculer les taux d'abandon scolaire, de
toxicomanie et les comportements violents. Les jeunes sont souvent
les mieux placés pour convaincre et aider les enfants du même âge.
Les adolescents, comme tous les enfants, ont le droit d'être entendus
et d'être associés aux décisions qui pèsent sur leurs intérêts,
en fonction de leur âge et de leur maturité.
À chaque emploi de ce moteur de recherche, un montant est versé à l'oeuvre de charité de votre choix. Il s'agit d'un moteur de recherche classique, à la manière de Google, moins "user friendly" à mon goût, mais vraiment, ça vaut la peine de l'utiliser de temps en temps, ne serait-ce que pour aider une cause qui vous tient à coeur.
Globetrotter dans l'âme maintenant plus que dans l'action, parce que famille et études à plein temps obligent.
Ce blog présentera au fil de mes temps libres (!)
des articles sur des sujets aussi vastes que le vie.
Et puis, je passe tellement de temps sur Google, qu'autant faire bénéficier les résultats de mes recherches au plus grand nombre.
Je mettrai donc en ligne des tas de liens regroupés par thème.